Concours d’entrée en médecine: face à la pénurie de médecins, le Cium met son veto

Concours d’entrée en médecine: face à la pénurie de médecins, le Cium met son veto
Dominique Duchesnes

Le Comité inter-universitaire des étudiants en Médecine (Cium) marque son opposition ferme à la mise en place d’une sélection à l’entrée des études de médecine. Après quinze mois de services hospitalier à flux tendu, la proposition d’arrêté voté par le Conseil des ministres fin de semaine dernière passe mal auprès des médecins en devenir. Très mal même.

Depuis 2017, l’accès aux études est déjà conditionné à la réussite d’un examen d’entrée. Le gouvernement fédéral estimait, à l’époque, que les Francophones n’en faisaient pas suffisamment pour respecter le quota de numéros Inami. Ces précieux sésames indispensables pour prodiguer des prestations remboursées par la Sécurité sociale. Sauf que ce simple concours est jugé trop peu efficace, tandis qu’en Flandres l’instauration d’un concours – et non plus d’un examen – limite le nombre de candidats surnuméraires.

Sur proposition du ministre de la Santé Franck Vandenbroucke (Vooruit), les ministres fédéraux ont marqué leur accord pour la mise en place d’un concours côté francohpone « sous couvert d’une augmentation du nombre d’INAMI de 505 à 555, estime l’organisation étudiante. Cette proposition montre que les leçons à tirer des dernières années n’ont malheureusement pas encore été intégrées. »

Pour le Comité inter-universitaires, les chiffres sur lesquelles se base la commission de planification pour déterminer les quotas Inami – à savoir, le nombre de médecins sur le territoire – ne permettent en rien d’objectiver correctement le besoin. « La pandémie actuelle a mis en lumière la pénurie de soignants. Par ailleurs, les conditions de travail difficiles des médecins assistants vont encore se détériorer avec la diminution du nombre de diplômés en médecine et l’augmentation de la charge de travail… »

A l’instar de la Fédération des étudiants francophones (FEF), le Cium appelle le gouvernement à revoir sa copie en prenant en compte la réalité de terrain. « La pénurie actuelle n’est pas un problème communautaire, mais bien un problème national. Il est important que cette pénurie soit reconnue et que tout soit mis en œuvre pour en sortir, et pour cela il est plus que temps de former plus de médecins. »

 
 
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