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Pfizer et BioNTech vont tester leur vaccin sur les moins de 12 ans

Il s’agit de la phase finale des essais, ont indiqué les deux entreprises ce mardi.

Temps de lecture: 2 min

L’étude portera sur 4 500 enfants dans plus de 90 villes des États-Unis, de Finlande, de Pologne et d’Espagne.

Sur la base des résultats d’une étude antérieure qui a évalué la sécurité, la tolérance et la réponse immunitaire au vaccin, les sociétés ont fixé de nouvelles doses pour les enfants. Les enfants de 5 à 11 ans recevront une dose de 10 microgrammes, soit un tiers de la dose administrée aux enfants de 12 ans et plus. Les enfants de 6 mois à 5 ans recevront 3 microgrammes, soit un dixième de la quantité administrée aux adolescents et aux adultes.

« Les enfants ne sont pas de petits adultes », explique Michael Joseph Smith, spécialiste des maladies infectieuses pédiatriques à l’université Duke. « Plus vous êtes jeune, plus votre système immunitaire est robuste et plus votre corps est réactif. Ainsi, avec moins d’antigène, la même réponse immunitaire peut se produire, sans fièvre élevée ni bras gonflé. »

Selon M. Smith, les parents n’ont pas à s’inquiéter, même si les études sur un vaccin anti-Covid progressent très rapidement. « Le déploiement de ces essais vaccinaux se déroule comme celui des autres vaccins », assure-t-il.

Les États-Unis ont déjà approuvé en mai le vaccin de BioNTech-Pfizer pour les jeunes de 12 à 15 ans. Une étude portant sur 2.000 jeunes adolescents a montré que le vaccin était efficace à 100 % contre les symptômes de la maladie.

Selon le département de santé américain CDC, 22 % des enfants américains âgés de 12 à 15 ans ont déjà reçu une première dose du vaccin de BioNTech-Pfizer.

Le but de l’étude chez les enfants de moins de 12 ans n’est pas de déterminer l’efficacité du vaccin, a déclaré William Gruber, vice-président de la recherche et du développement cliniques chez Pfizer, lors d’une interview en mai. Cela s’explique par le fait qu’il sera difficile de recueillir suffisamment de cas symptomatiques de Covid-19 alors que la pandémie s’estompe aux États-Unis, et parce que de nombreux jeunes enfants ne présentent pas de symptômes d’infection.

Pfizer et BioNTech chercheront plutôt à savoir si le vaccin suscite une réponse immunitaire, a précisé M. Gruber. Cette approche sera utilisée pour valider d’autres vaccins pédiatriques.

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21 Commentaires

  • Posté par GUALANCOL Stéphane, mercredi 9 juin 2021, 21:23

    Y-a-t-il des essais randomisés avec groupe contrôle non sponsorisés par les labos ? le réponse est non. Cela pose question ? non. Y-a-t-il une étude qui a étudié la présence d'anticorps post-vaccination ? Quel pourcentage 100 % 80 % 60 % des infos existent-elles ? merci d'avance. pas vu de mon côté.

  • Posté par MAESEN Jean-Luc, mercredi 9 juin 2021, 22:18

    GUALANCOL, mais vous êtes dans le délire total et complet là... Les tests de phase I et II sont justement ceux qui permettent de déterminer l'innocuité, et ensuite l'efficacité des vaccins (et à quelles doses elle est optimale) à induire une réponse immunitaire efficace. Evidemment que l'on étudie à ce stade la quantité et la qualité des anticorps produits grâce au vaccin. c'est la finalité première de ces tests ! Ceux de phase III permettant enfin de comparer la protection apportée par le vaccin vis à vis de l'absence de celui-ci. Vous perdez complètement les pédales mon brave...

  • Posté par Rambeaux Paul, mercredi 9 juin 2021, 10:40

    Je trouve très drôle de voir tous les partisans de la "liberté vaccinale" qui s'affirment haut et fort pour le maintien de son interdiction pour les plus jeunes. Car bien sûr, les parents qui ont des jeunes enfants, et les 16-17 ans, ne sont pas en mesure de décider par eux-mêmes, ils ne sont pas capables de faire leur propre balance risque-bénéfice, donc il faut continuer à leur interdire ce choix ! Amusants, ces "partisans de la liberté" qui sont pour le maintien de l'interdiction... Qu'on me comprenne bien : je ne suis pas un chaud partisan de la vaccination des enfants (mais je suis résolument pour son autorisation); je trouve qu'on ferait bien mieux de s'occuper sérieusement de la vaccination en masse de toute la planète. Mais il y a des parents qui souhaitent vacciner leur enfant, et des 16-17 ans qui souhaitent être vaccinés, et je vois que les partisans de la liberté veulent leur interdire... Instructif, non ?

  • Posté par Rambeaux Paul, mercredi 9 juin 2021, 11:57

    C'est votre objection qui est hors de propos : les enfants de moins de 12 ans jusqu'aux nourrissons de 6 mois ont des parents, et c'est à eux de décider, pas à vous. Et que je sache, les parents de ces enfants sont adultes : c'est donc sur eux que pèsera cette "obligation morale" que vous dénoncez (alors qu'il ne s'agit simplement que de la contrepartie naturelle, appelée "devoir", attachée à la liberté vaccinale).

  • Posté par Ask Just, mercredi 9 juin 2021, 11:07

    On parle des moins de 12 ans et de nourrissons de 6 mois ici. Votre commentaire est un peu hors de propos. Je suis pour la liberté vaccinale pour tous, mais contre la manipulation qui consisterait à la rendre "moralement" ou fonctionnellement obligatoire (accès à l'école, à la crèche) pour les mineurs. Si obligation "morale" ou fonctionnelle il doit y avoir, elle doit se limiter aux adultes

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