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Coronavirus - Le consommateur confronté à des risques plus nombreux que jamais de produits contrefaits

La pandémie de coronavirus n'a fait qu'exacerber l'ampleur de la contrefaçon et du piratage au sein de l'UE avec l'essor de l'e-commerce. Une prolifération des médicaments contrefaits, tels que les antibiotiques et les antidouleurs, a notamment été observée, selon une étude, parue mardi, de l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO). En Belgique, 8% des consommateurs ont déjà été conduits abusivement à acheter un produit de contrefaçon.
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D'après les chiffres de l'EUIPO et de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), la part des contrefaçons dans les importations de l'UE s'élève à 6,8%, ce qui représente pas moins de 121 milliards d'euros. Près d'un Européen sur dix a déclaré avoir déjà été conduit abusivement à acheter des produits de contrefaçon.

Les pays connaissant une proportion plus élevée de consommateurs dupés sont la Bulgarie (19%), la Roumanie (16%) et la Hongrie (15%). En revanche, la Suède (2%) et le Danemark (3%) occupent le bas de ce classement. Avec un taux de 8%, la Belgique se situe légèrement en dessous de la moyenne européenne.

Aucun secteur, des cosmétiques aux jouets, en passant par le vin et les boissons, l'électronique, les vêtements et même des pesticides, n'est épargné par l'impact des contrefaçons, constate encore l'EUIPO. Les produits de contrefaçon peuvent présenter des problèmes graves pour la santé et la sécurité des consommateurs, notamment en raison de l'exposition à des substances chimiques dangereuses et à d'autres risques, rappelle l'Office.

A ce titre, l'année 2020 a été marquée par la prolifération des médicaments contrefaits, tels que les antibiotiques et les antidouleurs, et, plus récemment, d'autres produits médicaux comme les équipements de protection individuelle et les masques chirurgicaux.

Outre les risques pour la santé et la sécurité, les contrefaçons entraînent souvent d'autres conséquences néfastes, comme des infractions à la sécurité et des pertes financières.

Le piratage numérique est également un marché lucratif pour les contrefacteurs, ajoute l'EUOIP, pointant particulièrement la télévision sur l'internet (TVIP). Au sein de l'UE, les fournisseurs de contenus télévisés illicites en ligne engrangent ainsi des recettes de près d'un milliard d'euros par an, ce qui porte préjudice aux créateurs de contenu et aux entreprises licites.

Et l'Office de rappeler qu'une PME sur quatre en Europe affirme avoir été victime d'atteintes à la propriété intellectuelle et que 25,8% de ces atteintes concernent les seules PME belges.

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