Athlétisme: Eliott Crestan et Ismaël Debjani se qualifient pour les Jeux sur 800 m et 1.500 m

Athlétisme: Eliott Crestan et Ismaël Debjani se qualifient pour les Jeux sur 800 m et 1.500 m

Les athlètes belges n’en finissent plus de briller ces derniers temps. Après Paulien Couckuyt sur 400 m haies (qui a par ailleurs égalé le record de Belgique d’Ann Mercken en 54.95, ce samedi, à Genève), Thomas Van der Plaetsen au décathlon, Cynthia Bolingo sur 400 m et Elise Vanderelst sur 1.500 m, Eliott Crestan, sur 800 m, et Ismaël Debjani, sur 1.500 m, ont, à leur tour réussi le minimum olympique.

Crestan, engagé au Brussels GP, au stade Roi-Baudouin, a bénéficié de l’aide d’un lièvre, Laurens Schockaert, pendant 450 m, avant de se battre tout seul contre chrono et de terminer en 1.45.19, soit un centième de mieux que le minimum exigé pour les JO de Tokyo (1.45.20) mais aussi un gros record personnel puisque son meilleur temps, réussi l’an dernier, était jusqu’ici de 1.46.16 ! Il s’est, du même coup, hissé au 4e rang de la hiérarchie belge derrière Ivo Van Damme, Joeri Jansen, Nathan Kahan et devant Roger Moens.

« Les conditions étaient idéales avec une température de 21º et un vent très léger », a-t-il dit. « Je voulais descendre sous 1.46, mais je ne m’attendais à réussir 1.45.20 (1.45.19 en fait). Je suis donc très surpris… et très content ! »

Crestan, qui avait déjà brillé durant la saison en salle, où il avait amélioré le record de Belgique de Joeri Jansen en 1.46.40 et loupé de très peu la finale à l’Euro en salle de Torun, avait entamé son été de manière plutôt moyenne. La semaine dernière, à Hengelo, il n’avait fini que 8e en 1.48.15 après des chronos de 1.46.97 à Lierre (8 mai) et 1.47.10 à Rehlingen (23 mai).

« C’est pour cette raison que je n’avais pas été sélectionné pour la Coupe d’Europe la semaine prochaine. C’est ce qui m’a permis de venir courir à Bruxelles ce samedi. C’est le destin ! »

Cette qualification via les minimums olympiques et non plus via le ranking va aussi soulager mentalement l’athlète du Smac et son entraîneur, André Mahy. Comme il le reconnaît, « le classement bouge tout le temps et cela me procurait une pression de dingue… Récemment, j’étais passé de la 36e à la 39e place (pour 48 qualifiés, NDLR). Je regardais le classement tous les jours ! Etre qualifié pour les Jeux, c’est un rêve ! »

Avant de partir à Tokyo, Crestan aura une autre ambition, celle de briller, début juillet, à l’Euro espoir réservé aux moins de 23 ans, lui qui, en 2018, avait décroché le bronze aux Mondiaux juniors. « C’est la dernière année que je peux y participer. J’y viserai une médaille. »

Avec un nouveau chrono de référence comme le sien, il aurait tort de se priver !

Debjani : « Je ne pouvais pas abandonner Eliott et Elise ! »

De son côté, Ismaël Debjani, engagé au meeting EAP de Genève, a enfin eu des conditions idéales pour réussir le chrono après lequel il courait depuis le début de la saison. Lors de ses deux dernières sorties, à Huelva et à Hengelo, l’athlète du CABW avait à chaque fois été victime d’un train trop lent et avait dû se résigner à courir respectivement en 3.36.71 et 3.36.01 alors qu’il estimait être dans la forme de sa vie, « meilleure même que lors de mon record de Belgique ». Un record de 3.33.70 qui datait de 2017.

Sur les bords du lac Léman, le Carolo a enfin réussi à descendre sous les 3.35.00 exigés pour Tokyo. Mieux, il a, à 30 ans, amélioré son fameux record pour le porter à 3.33.06 et se qualifier pour ses premiers Jeux, lui qui, il y a cinq ans, avait réussi le minimum une semaine trop tard…

« J’ai bénéficié d’un excellent lièvre, un coureur polonais sur lequel j’ai tout misé, en lui promettant un gros bonus s’il m’aidait. Il a fait un travail remarquable en m’emmenant aux 1.000 m en 2 min 23. J’ai fini le travail tout seul, avec un dernier tour en 54 secondes. Je suis très fier de moi ! »

Debjani avoue qu’il commençait à paniquer en voyant qu’il n’arrivait pas à trouver « la » bonne course, d’autant que, « à l’entraînement, je sentais que j’étais sur la pente descendante après une bonne période. Et puis, quand j’ai vu qu’Eliott avait réussi le minimum en début d’après-midi, deux jours après Elise Vanderelst, je me suis dit que je devais tout faire pour les accompagner. Je les considère un peu comme mon petit frère et ma petite sœur, je ne pouvais pas les abandonner ! »

Le « grand frère » va pouvoir continuer à l’être dans un bon mois au Japon !

 
 
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