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Malaise de Christian Eriksen: en Belgique, Michel D’Hooghe avait «ressuscité» Nico Rijnders en 1972

En 1972, le docteur Michel D’Hooghe avait « ressuscité » Nico Rijnders, l’ex-star de l’Ajax

Temps de lecture: 2 min

A l’été 1971, le FC Bruges avait réussi un coup énorme en transférant le médian international hollandais de l’Ajax Nico Rijnders, titulaire lors de la finale de C1 remportée en mai de cette année-là par l’équipe de Johan Cruyff face à Panathinaïkos (2-0). Mais le 22 novembre 1972, à la 10e minute du match de championnat FC Bruges-FC Liégeois, Rijnders s’écroulait, terrassé par une crise cardiaque. Les soigneurs le ramenaient au vestiaire et le déclaraient mort mais, à une époque où les défibrillateurs n’existaient pas, Michel D’Hooghe, alors médecin du Club (dont il deviendrait plus tard président, avant d’être aussi président de l’Union belge), tentait l’impossible et, au prix d’un dernier et vigoureux massage cardiaque, il le ramenait à la vie !

Rijnders était contraint d’arrêter le foot et devenait T2 du FC Bruges, puis T1 de Harelbeke, en promotion. Mais après un nouveau malaise, la 24 décembre 1974, les médecins lui interdisaient même d’entraîner. Le Néerlandais ouvrait alors un magasin d’articles de sport à Bruges mais il faisait rapidement faillite et sa femme le quittait…

Décès en 1976

A l’été 1975, le FC Bruges organisait un match en sa faveur à Courtrai, Cruyff et Neeskens, ses ex-équipiers de l’Ajax passés au Barça, jouant avec le Club, dans un stade plein à craquer. Mais le 2 mars 1976, au carnaval de Deventer, il faisait un nouveau malaise. Hospitalisé quelques jours, il rentrait dans l’appartement qu’il occupait à Bruges au-dessus de son ancien magasin et il mourait là, seul, le 16 mars 1976, à l’âge de 28 ans…

En 2009, un cardiologue réexaminant son dossier avec des moyens modernes affirmait qu’il souffrait en fait d’arythmie congénitale, ce qui était très difficile à déceler, et à soigner, dans les années 70. Mais aux Pays-Bas, il se dit que son remplacement à la mi-temps de la finale de C1 1971 n’était pas dû à une blessure comme prétendu, mais bien à une première alerte cardiaque, ce qui expliquerait que le président amstellodamois ait cédé sans grande résistance l’un de ses joyaux au FC Bruges…

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