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Avion détourné par la Biélorussie: l’opposant Roman Protassevitch présenté à la presse

L’opposant de 26 ans est l’ex-rédacteur en chef du média Nexta qui avait joué un rôle clé dans la contestation historique contre la réélection du président bélarusse Alexandre Loukachenko en 2020.

Temps de lecture: 2 min

Les autorités du Bélarus ont présenté lundi le journaliste emprisonné Roman Protassevitch lors d’une conférence de presse qualifiée par l’opposition de « scène kafkaïenne » réalisée sous la contrainte.

Le 23 mai, Roman Protassevitch et sa compagne russe Sofia Sapega ont été arrêtés à Minsk après le détournement de leur avion de ligne qui volait au-dessus du Bélarus, suscitant un tollé occidental et l’interdiction aux compagnies européennes de survoler le pays.

L’opposant de 26 ans est l’ex-rédacteur en chef du média Nexta qui avait joué un rôle clé dans la contestation historique contre la réélection du président bélarusse Alexandre Loukachenko en 2020.

Depuis son arrestation, Roman Protassevitch est déjà apparu dans deux vidéos où il reconnaissait des crimes, notamment une interview sur une chaîne publique. A chaque fois, l’opposition a dénoncé des mises en scène sous la contrainte, une pratique utilisée de longue date par le régime de Loukachenko.

« Une scène de Kafka »

Lundi, le militant était cette fois présent lors d’une conférence de presse du ministère bélarusse des Affaires étrangères lors de laquelle il a affirmé être en excellente santé et soutenu que personne ne le violentait.

« Peu importe ce qu’il dit, n’oublions pas, c’est un otage. Et le régime se sert de lui comme d’un trophée », a réagi sur Twitter Franak Viacorka, un conseiller de la cheffe de l’opposition en exil, Svetlana Tikhanovskaïa

« Ce n’est pas une conférence de presse mais une scène tirée de Kafka ou d’Orwell », a ajouté M. Viacorka.

Lors de la conférence, deux hauts responsables bélarusses ont réaffirmé la version de Minsk sur le déroutage du vol, assurant avoir reçu une menace erronée signée du groupe palestinien Hamas disant qu’une bombe était à bord.

Plusieurs responsables occidentaux, notamment la chancelière allemande Angela Merkel, ont jugé ces explications non crédibles et estiment qu’il s’agissait d’un subterfuge pour arrêter l’opposant.

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4 Commentaires

  • Posté par Albin S. Carré, lundi 14 juin 2021, 22:24

    Il faut mettre toutes les dictatures sous pression maximale. La meilleure arme à cet égard, c'est la finance et le commerce qu'il convient de réduire au minimum en empêchant les multinationales et le sports professionnel qui n'est qu'un business comme les autres de traiter avec ces régimes mafieux. Tant que les bénéfices faciles passeront avant la démocratie, les régimes totalitaires exerceront leurs méfaits toxiques au niveau national et saperont les démocraties.

  • Posté par Bauduin Dominique, lundi 14 juin 2021, 21:37

    Il faut garder ce régime sous pression, c'est une dangereuse dictature.

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