Au MR, Jean-Luc Crucke invite Georges-Louis Bouchez à changer de ton

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Jean-Luc Crucke invite Georges-Louis Bouchez à de la retenue.
Jean-Luc Crucke invite Georges-Louis Bouchez à de la retenue. - Photo News.

Alors que les bleus fêtent leurs 175 ans, dans une interview au « Standaard » ce mardi, le ministre libéral wallon du Budget, Jean-Luc Crucke, invite son président Georges-Louis Bouchez à de la retenue afin de « ne pas mettre des bâtons dans les roues » de la Vivaldi. « Alexander De Croo fait très bien son job, comme Sophie Wilmès, je suis leur plus grand supporter en Wallonie », déclare-t-il. « De telles figures de proue sont un énorme cadeau pour la famille libérale. Il faut être totalement derrière eux au lieu de les contrer. Par les disputes on ne résout rien. Il est temps que cela s’arrête. »

La « twittomanie » de Bouchez

Et il reconnaît que ce message s’adresse à son président de parti, auquel il reproche « son ton et son style » – le patron du MR avait notamment mis le Premier ministre en difficulté au Parlement, voici dix jours, après la désignation par Ecolo d’une femme voilée comme commissaire du gouvernement. Pas de divergence de fond entre les deux ténors bleus, donc, mais bien de forme.

Car il faut relever d’importants défis, sanitaires, socio-économiques, environnementaux, dit encore Crucke, « c’est de cela dont il faut s’occuper plutôt que des tweets méchants » – il évoque d’ailleurs la « twittomanie » de Bouchez. Se perdre en querelles ne servira que les extrêmes, argumente-t-il encore. « On a besoin d’énergie positive, pas destructive », conclut le ministre wallon, qui ne veut pas de dissension avec l’OpenVLD.

Les libéraux fêtent leurs 175 ans et les libertés

Par Ma.D. (avec Belga)

Les présidents de l’Open VLD, Egbert Lachaert, et du MR, Georges-Louis Bouchez.
Les présidents de l’Open VLD, Egbert Lachaert, et du MR, Georges-Louis Bouchez. - Photo News.

Ce 14 juin, à l’Hôtel de ville de Bruxelles, les libéraux du nord et du sud fêtaient ensemble la création du parti libéral voici 175 ans. L’occasion pour le président du MR, Georges-Louis Bouchez, de pointer « la première des valeurs : la liberté ». Les libertés, plutôt : d’expression, de religion, d’entreprendre, qu’il place toutes sur le même pied, avec l’égalité. Pour lui, le premier défi aujourd’hui est de « préserver la démocratie libérale des populistes et des extrémistes », tant à gauche qu’à droite.

Président de l’Open VLD, Egbert Lachaert a aussi insisté sur les libertés, non sans reconnaître certains accents différents entre francophones et Flamands (notamment sur le port du voile), et sur le caractère social du libéralisme : « La liberté est importante, mais de quelle liberté jouit celui qui est malade et n’a rien, qui perd son emploi et ne peut s’appuyer sur rien ? ». Et de rappeler que les premières caisses de chômage ont vu le jour à l’initiative des libéraux.

Les deux présidents l’affirment ensemble : « Les valeurs [du libéralisme] sont plus actuelles que jamais ». Et ils espèrent bien en convaincre les jeunes. C’est pourquoi ils en rencontraient 150 en début de soirée, afin de répondre à leurs questions sur « les défis et l’avenir du libéralisme ».

En marge de ces célébrations, revenant à l’actualité sur le port du voile, Georges-Louis Bouchez a déclaré que, si le MR est prêt à débattre au Parlement des signes convictionnels et de la neutralité de l’Etat (il a lui-même déposé des propositions à la Chambre), il n’acceptera pas de majorité de rechange sur le sujet (comme le CD&V sur l’avortement).

 
 
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