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Au MR, Jean-Luc Crucke invite Georges-Louis Bouchez à changer de ton

Le ministre libéral wallon du Budget, Jean-Luc Crucke, invite son président de parti Georges-Louis Bouchez à de la retenue.

Temps de lecture: 2 min

Alors que les bleus fêtent leurs 175 ans, dans une interview au « Standaard » ce mardi, le ministre libéral wallon du Budget, Jean-Luc Crucke, invite son président Georges-Louis Bouchez à de la retenue afin de « ne pas mettre des bâtons dans les roues » de la Vivaldi. « Alexander De Croo fait très bien son job, comme Sophie Wilmès, je suis leur plus grand supporter en Wallonie », déclare-t-il. « De telles figures de proue sont un énorme cadeau pour la famille libérale. Il faut être totalement derrière eux au lieu de les contrer. Par les disputes on ne résout rien. Il est temps que cela s’arrête. »

La « twittomanie » de Bouchez

Et il reconnaît que ce message s’adresse à son président de parti, auquel il reproche « son ton et son style » – le patron du MR avait notamment mis le Premier ministre en difficulté au Parlement, voici dix jours, après la désignation par Ecolo d’une femme voilée comme commissaire du gouvernement. Pas de divergence de fond entre les deux ténors bleus, donc, mais bien de forme.

Car il faut relever d’importants défis, sanitaires, socio-économiques, environnementaux, dit encore Crucke, « c’est de cela dont il faut s’occuper plutôt que des tweets méchants » – il évoque d’ailleurs la « twittomanie » de Bouchez. Se perdre en querelles ne servira que les extrêmes, argumente-t-il encore. « On a besoin d’énergie positive, pas destructive », conclut le ministre wallon, qui ne veut pas de dissension avec l’OpenVLD.

Les libéraux fêtent leurs 175 ans et les libertés

Ce 14 juin, à l’Hôtel de ville de Bruxelles, les présidents de l’Open VLD, Egbert Lachaert, et du MR, Georges-Louis Bouchez fêtaient ensemble, avec leur parti, la création du parti libéral voici 175 ans.

Temps de lecture: 2 min

Ce 14 juin, à l’Hôtel de ville de Bruxelles, les libéraux du nord et du sud fêtaient ensemble la création du parti libéral voici 175 ans. L’occasion pour le président du MR, Georges-Louis Bouchez, de pointer « la première des valeurs : la liberté ». Les libertés, plutôt : d’expression, de religion, d’entreprendre, qu’il place toutes sur le même pied, avec l’égalité. Pour lui, le premier défi aujourd’hui est de « préserver la démocratie libérale des populistes et des extrémistes », tant à gauche qu’à droite.

Président de l’Open VLD, Egbert Lachaert a aussi insisté sur les libertés, non sans reconnaître certains accents différents entre francophones et Flamands (notamment sur le port du voile), et sur le caractère social du libéralisme : « La liberté est importante, mais de quelle liberté jouit celui qui est malade et n’a rien, qui perd son emploi et ne peut s’appuyer sur rien ? ». Et de rappeler que les premières caisses de chômage ont vu le jour à l’initiative des libéraux.

Les deux présidents l’affirment ensemble : « Les valeurs [du libéralisme] sont plus actuelles que jamais ». Et ils espèrent bien en convaincre les jeunes. C’est pourquoi ils en rencontraient 150 en début de soirée, afin de répondre à leurs questions sur « les défis et l’avenir du libéralisme ».

En marge de ces célébrations, revenant à l’actualité sur le port du voile, Georges-Louis Bouchez a déclaré que, si le MR est prêt à débattre au Parlement des signes convictionnels et de la neutralité de l’Etat (il a lui-même déposé des propositions à la Chambre), il n’acceptera pas de majorité de rechange sur le sujet (comme le CD&V sur l’avortement).

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47 Commentaires

  • Posté par Dalem René, jeudi 17 juin 2021, 0:05

    Enfin les grosses poitures du MR se rendent compte de l'erreur fondamentale d'avoir élu un arriviste à la présidence du MR. Les membres du Mr, dont je suis, sont fatigués d'être bombardés de scoops, de photos, d'interviews du personnage. Son ego bat toute comparaison, son agressivité es telle que plus aucun partit ne voudra s'associer au MR dans le futur. J'espère que la modification des status permettra de mettre fin à cette opéa sur la présidence. Si les fidèles du MR sont à ce point démotivés par cet étrange président, que reste il de l'ambition des 30% en 2024 ? GLB démition please.

  • Posté par Dechamps Pascal , mercredi 16 juin 2021, 0:17

    Je vois que je ne suis pas seul à propos de l'aboyeur...

  • Posté par Meeus Roger, mercredi 16 juin 2021, 9:03

    Certainement pas. Enfin quelqu'un de son parti a osé

  • Posté par Deckers Björn, mardi 15 juin 2021, 21:24

    Symptomatique, deux des derniers intervenants favorables à GLB intiment l'ordre à M. Crucke de se taire et le disent en langage fleuri: de la "fermer". Symptomatique d'une société qui verse dans l'outrance, l'extrémisme, le sectarisme. M. Crucke a évidemment le droit de s'exprimer dans une saine démocratie... libérale! Comme quoi M. Bouchez n'est pas vraiment défendu par des libéraux. Il y a là une méprise éloquente...

  • Posté par Deckers Björn, jeudi 17 juin 2021, 7:34

    @Houbart G, on peut discuter en effet sur l'utilité de discuter des désacccords en interne ou sur la place publique dans un parti, j'entends bien votre propos mais je maintiens que vous faites une soupe avec les propos de Jean-Pierre Chevènement qui parle de désaccords dans un gouvernement. Ce qui n'a rien à voir. Ici, par exemple, M. Crucke n'a pas à démissionner du gouvernement Di Rupo parce qu'il est en désaccord avec le président du MR. Ca n'a aucun sens. Si vous me permettez, c'est même... un peu n'importe quoi. Par contre, vous ne répondez pas sur Clarinval qui lui par contre aurait du s'appliquer la doctrine Chevènement...

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