Didier Reynders sur la visite de Joe Biden à Bruxelles: «Nous devons défendre les intérêts propres de l’Europe»

Didier Reynders sur la visite de Joe Biden à Bruxelles: «Nous devons défendre les intérêts propres de l’Europe»

Joe Biden retrouve mardi les chefs de l’UE à Bruxelles pour relancer un partenariat malmené par les années Trump et mesurer leur soutien face à la Chine. Une visite commentée par le commisaire européen Didier Reynders, sur La Première.

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« On tourne la page de l’ère Trump, mais on a lu cette page et on sait que les Etats-Unis sont tournés vers leurs propres intérêts. La leçon de l’ère Trump, mais aussi de la crise sanitaire – et de l’interdiction de l’exportation de vaccins hors des Etats-Unis –, est là : l’Europe doit avoir sa propre autonomie stratégique. Nous devons défendre des intérêts propres de l’Europe, pour l’industrie, les nouvelles technologies… », déclare Didier Reynders. « Ce qui était très neuf avec Trump, c’était l’agressivité, la confrontation bilatérale. Là la relation est plus apaisée, mais on ne sait jamais ce qui peut se passer dans l’avenir… »

Le président américain rencontrera à la mi-journée le chef du Conseil européen Charles Michel, représentant des Vingt-Sept, et la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

Les premiers dossiers sur la table sont les contentieux commerciaux avec des taxes punitives de part et d’autre. « Il y a toujours des sanctions prises sur l’acier, l’aluminium, par Donald Trump, il y a le conflit Boeing-Airbus, rappelle Didier Reynders sur La Première. Il y a rupture dans les paroles mais il faut voir si sur les actes, il y a rupture également. »

Le président américain profitera également de sa visite pour mesurer le soutien eropéen face à la Chine, Paris et Berlin refusant de s’aligner totalement sur Washington. « Il est important de se rendre compte que la vision doit être globale, souligne Didier Reynders. C’est vrai qu’une puissance militaire se développe en Chine. Mais il y a d’autres foyers de tensions dans le monde. On est parfois inquiets du comportement de la Turquie ».

« L’Europe doit développer sa propre capacité de défense, déclare encore le commissaire européen. Il faut qu’il y ait un pilier européen plus important au niveau de l’Otan. Il faut une politique industrielle de défense ».

 
 
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