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Risque sérieux de génocide contre les Ouïghours: la Chine demande à la Belgique «de rectifier son erreur»

La Chine demande à la Belgique en garde mercredi contre une dégradation des relations bilatérales, après le vote d’une commission du Parlement belge dénonçant «un risque sérieux de génocide» au Xinjiang.

Temps de lecture: 2 min

La commission des Relations extérieures de la Chambre a approuvé mardi une proposition de résolution qui reconnaît «un risque sérieux de génocide» de la minorité ouïghoure en Chine et condamne les «crimes de persécution et les violations massives des droits humains dans la région autonome du Xinjiang qui peuvent être constitutives de crimes contre l’humanité». «Nous appelons la Belgique à rectifier immédiatement son erreur», a déclaré devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian.

Un million de membres de la minorité musulmane ouïghoure au Xinjianga été placé en centres de rééducation politique, selon des organisations de défense des droits humains. Pékin dément ce chiffre et parle de centres de formation professionnelle destinés à éloigner les Ouïghours de la radicalisation, après des attentats attribués à des islamistes.

Vote en plénière le 1er juillet

Si la Chambre approuve le texte en séance plénière le 1er juillet, elle rejoindra les parlements néerlandais, canadien, lituanien, tchèque et britannique ainsi que l’administration du président américain Joe Biden. La reconnaissance d’un risque sérieux de génocide implique l’adoption de mesures préventives, conformément à la convention internationale de 1948 sur la prévention et la répression du crime de génocide.

La proposition de résolution contient 20 demandes au gouvernement fédéral belge, notamment de condamner la politique menée à l’égard des Ouïghours, le travail forcé ou les stérilisations forcées dont cette population musulmane fait l’objet, de plaider auprès des instances européennes pour un élargissement des sanctions à l’égard de la Chine si la répression des Ouïghours ne cessait pas ou encore de dénoncer les traités d’extradition bilatéraux avec la Chine si la situation devait s’aggraver.

Le porte-parole chinois s’en est pris directement mercredi au député écologiste Samuel Cogolati, à l’origine de la proposition de résolution. Ce qui a déjà valu à M. Cogolati de figurer parmi des personnalités européennes visées par des sanctions chinoises. «Ce député a délibérément répandu des mensonges et des fausses informations, causant un tort grave aux intérêts et à la souveraineté de la Chine», a ainsi accusé M. Zhao.

 

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18 Commentaires

  • Posté par Martin Roland, jeudi 17 juin 2021, 7:59

    Signez cette pétition : https://www.amnesty.be/veux-agir/agir-ligne/petitions/ouighours-petition?s=2021-0059%3A59574164-42076af5-5473-4800-b946-f31ba2ec920b Amnesty n'a rien à faire ni à voir avec les politiciens. Ni avec les tentatives d'enfumage qu'on peut lire dans certains commentaires ci dessous.

  • Posté par Renier Jean-bernard, mercredi 16 juin 2021, 18:36

    Nous allons perdre les pandas !! La Chine est en colère !!! La réaction de l'Ambassade de Chine à Bruxelles par une communiqué: "Au mépris de la position solennelle de la partie chinoise, la commission des relations extérieures de la Chambre des représentants de Belgique a adopté la proposition de résolution liée au Xinjiang, ignorant les faits et les vérités, dénigrant et attaquant délibérément la Chine et s'ingérant grossièrement dans les affaires intérieures de la Chine, ce qui constitue une violation grave du droit international et des normes fondamentales des relations internationales et une provocation à l'encontre des 1,4 milliard de Chinois. La partie chinoise s'oppose fermement à cet acte honteux et le condamne sévèrement. La calomnie selon laquelle il existe un « risque sérieux de génocide » et des « violations massives des droits de l'homme qui peuvent être constitutives de crimes contre l'humanité » au Xinjiang est une pure absurdité qui dénature les faits. Au cours des 60 dernières années, l'agrégat économique du Xinjiang a été multiplié par plus de 200, son PIB par habitant a été multiplié par près de 40 et son espérance de vie moyenne est passée de 30 à 72 ans, la population ouïgoure a continué d'augmenter et les personnes de tous les groupes ethniques vivent de mieux en mieux, alors comment peut-il y avoir un « risque de génocide » ? Les prétendues preuves visant à calomnier la politique chinoise du Xinjiang ne sont rien d'autre que des faux rapports de quelques universitaires anti-chinois, des fausses nouvelle de quelques médias occidentaux et des fausses histoires fabriquées par quelques faux témoins-actrices qui ne font que mentir. Ces mensonges sur le Xinjiang sont totalement insoutenables et ne peuvent subvertir la justice internationale. Il n'y a aucun « risque de génocide » au Xinjiang, seulement le fait que les forces anti-chinoises fabriquent des accusations contre la partie chinoise et font une présomption de culpabilité. Ces actes pervers qui calomnient les politiques de lutter contre le terrorisme, et le séparatisme et la pauvreté et de la déradicalisation en tant que crimes contre l'humanité sont les véritables crimes contre l'humanité, l'histoire le prouvera. Nous soulignons une fois de plus que les questions relatives au Xinjiang ne sont pas des questions de droits de l'homme, ethniques ou religieuses, mais des questions de la lutte contre le terrorisme et le séparatisme et de la déradicalisation. Les mesures préventives de lutter contre le terrorisme et de déradicalisation prises au Xinjiang ont permis de freiner efficacement la prolifération et la fréquence des activités terroristes, et ce n'est qu'ainsi que la sécurité de la vie des personnes de tous les groupes ethniques a été garantie et que des progrès plus importants ont été réalisés dans le développement de l'économie et l'amélioration de leur vie, ce qui constitue la meilleure protection possible des droits de l'homme fondamentaux des personnes de tous les groupes ethniques au Xinjiang, et cela est évident pour toute la communauté internationale. Aucun pays ne peut ignorer la vérité et utiliser les questions relatives au Xinjiang comme outil de manœuvre politique. Les affaires du Xinjiang appartiennent des affaires intérieures de la Chine. La détermination de la Chine à sauvegarder la souveraineté nationale, la sécurité et les intérêts de développement est inébranlable, tout comme sa détermination à protéger le développement, la stabilité et l'unité ethnique au Xinjiang. Les forces extérieures ne réussiront jamais dans leurs tentatives de contenir le développement de la Chine par le biais des questions liées au Xinjiang. Nous exhortons fortement la Chambre des représentants de Belgique et certains hommes politiques à respecter les faits, à cesser de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine et à arrêter d'utiliser les questions liées au Xinjiang à des profits politiques. L'histoire prouvera également que ceux qui tentent d'insulter les autres finiront par s'insulter." En plus de la perte des pandas, les marchés et les contrats avec la Chine risque de nous passer sous le nez ! Cessons de nous mêler des affaires intérieures chinoises et occupons nous de nos problèmes !!!

  • Posté par Bougelet Philippe, mercredi 16 juin 2021, 17:52

    Ne jamais, jamais, jamais faire confiance à la Chine communiste, qui nous promet le pire après s'être occupé de ses voisins immédiat tout d'abord, des pays du moyen orient et des pays africains ensuite, de l'Europe enfin. C'est un projet avoué et donc, ne jamais, jamais....

  • Posté par Le Cynique, mercredi 16 juin 2021, 14:38

    Oui oui ok ok QUi se soucie de ça? Ah oui-les Escrolos

  • Posté par Bonisseur de La Bath Adolphe, mercredi 16 juin 2021, 13:35

    Les principaux agitateurs dans cet affaire sont Glücksmann, Cogolati... beh, bah, bon...hmmmmm....

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