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Biden-Poutine: une poignée de main et l’espoir d’une «réunion productive»

Seul point de convergence entre la Maison Blanche et le Kremlin : les relations entre les deux pays sont au plus bas. Pour le reste, les sujets de discorde sont nombreux et les discussions s’annoncent difficiles.

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Joe Biden et Vladimir Poutine se sont brièvement serré la main mercredi, à l’initiative du président américain, juste avant le début de leur premier sommet à Genève.

Les deux hommes, arrivés à la Villa La Grange à quelques minutes d’intervalle, ont été accueillis par le président suisse Guy Parmelin, qui leur a souhaité bonne chance pour des discussions qui s’annoncent tendues. « Meilleurs vœux et au revoir », leur a ainsi lancé M. Parmelin. « La Suisse est heureuse de pouvoir, conformément à sa tradition des bons offices, favoriser votre dialogue et votre compréhension mutuels », a-t-il expliqué. Il a relevé l’« honneur » d’accueillir ce sommet à Genève « ville de paix ».

« Il est toujours mieux de se rencontrer en tête-à-tête », a pour sa part déclaré Joe Biden, assis à côté du président russe. Vladimir Poutine a, lui, espéré « que la réunion sera productive », en remerciant le président américain d’avoir pris l’initiative de la rencontre.

Discussions âpres et tendues

Les pourparlers devraient durer entre quatre à cinq heures, selon un haut responsable de la Maison Blanche.

Le 46e président américain a adopté un ton résolument ferme ces derniers jours à l’égard de l’homme fort du Kremlin pour mieux marquer le contraste avec les atermoiements et les ambiguïtés de son prédécesseur républicain, Donald Trump.

Joe Biden a promis de dire à Vladimir Poutine quelles sont « ses lignes rouges ». « Nous ne cherchons pas un conflit avec la Russie, mais nous répondrons si la Russie continue ses activités », a-t-il déclaré lundi à la fin du sommet de l’Otan à Bruxelles.

Genève a déjà accueilli le premier face-à-face entre Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev en 1985, qui avait marqué le début du dégel de la Guerre froide.

Le président russe peut faire valoir une longue expérience : il a déjà côtoyé quatre autres présidents américains depuis son arrivée au pouvoir fin 1999.

Nombre d’experts s’accordent à dire qu’il a déjà obtenu ce qu’il désirait le plus : la tenue du sommet comme illustration de l’importance de la Russie sur la scène mondiale.

Seul point de convergence entre la Maison Blanche et le Kremlin : les relations entre les deux pays sont au plus bas.Pour le reste, les sujets de discorde sont nombreux et les discussions s’annoncent difficiles, en particulier sur l’Ukraine et le Bélarus.

 

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