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Une étude belge sur le stress climatique

Une étude belge sur le stress climatique
Reuters.

Les dégradations de l’environnement – changements climatiques, effondrement de la biodiversité – vous préoccupent et pèsent sur votre moral ? Vous n’êtes sans doute pas seul(e). Mais si on a beaucoup parlé de solastalgie ou d’écoanxiété, on a en réalité très peu objectivé la question de manière scientifique. Jusqu’à présent, la question s’est souvent limitée à des témoignages individuels. On les rapporte de plus en plus. Mais est-ce parce que l’anxiété se répand ou parce que cette anxiété est de plus en plus mise en évidence ? Difficile de le dire.

C’est pour tenter d’objectiver le débat qu’un chercheur de l’UCLouvain lance une enquête auprès de la population belge. Objectif : « Sonder la fréquence et l’intensité de phénomènes d’anxiété, d’inquiétudes et de tristesse par rapport au réchauffement climatique et à la modification de notre environnement », indique Alexandre Heeren, professeur de psychologie à l’UCLouvain et spécialiste des émotions.

Ce dernier veut mieux comprendre « les mécanismes psychologiques de la population belge face aux changements climatiques et déterminer l’ampleur des émotions qu’ils suscitent », indique le responsable du laboratoire de recherche sur la dynamique cognitive et émotionnelle du stress et de l’anxiété.

L’étude prend la forme d’une enquête d’une quinzaine de minutes à remplir en ligne. C’est une première en Belgique. En France, une enquête en ligne réalisée à l’automne 2019 auprès d’un peu plus de 1.000 personnes a mis en évidence que la perte de biodiversité, la dégradation des ressources en eau et le changement climatique sont les trois principales préoccupations des personnes interrogées. La colère, la tristesse et la peur étant les trois sentiments les plus fréquemment cités.

 
 
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