Evènements de masse: un accord de coopération pour «valider» le Covid Safe Ticket sur la table du Codeco

Le festival de Ronquières.
Le festival de Ronquières. - Pierre-Yves Thienpont.

C’est un coup de massue ». Jeudi soir, les organisateurs de Tomorrowland, autorisé par les autorités fédérales durant les week-ends du 27-28-29 août et du 3-4-5 septembre, réagissaient à la décision des bourgmestres N-VA de Boom Jeroen Baert et de Rumst, Jurgen Callaerts (le festival est à cheval sur les deux communes). Ces derniers ont annoncé avoir refusé la demande d’autorisation du festival.

« On collabore avec eux depuis 15 ans, c’est très triste. Nous n’excluons pas d’aller devant le Conseil d’Etat pour contester cette décision », nous précisait Debby Wilmsen, porte-parole. Pour rappel, les deux week-ends sont déjà sold-out suite au report de l’édition 2020.

Argumentation des autorités locales, à qui revient, bien sûr, le dernier mot pour la tenue d’événements sur leur territoire ? Aucune base légale autorisant un événement après le 13 août rassemblant maximum 75.000 personnes par jour et conditionnant l’entrée à un Covid Safe Ticket (une preuve de vaccination ou un test PCR négatif, NDLR) n’a été publiée à ce stade. Ou encore le fait que dans son avis, la police indique que « si elle doit effectuer les vérifications d’identité relatives au Covid Safe Ticket, elle n’aura plus la capacité suffisante pour se concentrer sur les tâches essentielles ».

Pour rappel, un Comité de concertation est prévu ce vendredi après-midi. De source fédérale, on nous confirme qu’un accord de coopération pour « valider » l’utilisation du fameux pass sanitaire belge est bien sur la table. Si les Régions acceptent, fédéral et entités fédérées devraient s’engager à son adoption pour le 20 juin en vue de sa publication au Moniteur pour le 22 juillet prochain.

Quatre événements d’ampleur concernés

Au total, quatre événements de grande ampleur ont été autorisés par les autorités fédérales après le 13 août : Tomorrowland, le Pukkelpop, le festival de Ronquières et le Grand Prix de Spa-Francorchamps.

A Ronquières, organisateurs et bourgmestre ne souhaitent pas encore se prononcer sur le sort réservé à l’événement du 14 et 15 août.

« Un Comité de concertation est prévu aujourd’hui et nous avons une réunion mardi pour trancher la question. Actuellement nous n’avons pas encore toutes les réponses nécessaires à nos questions pour donner le ton », argumente Maxime Daye, bourgmestre de Braine-le-Comte (MR).

« Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités fédérales et locales. Nous n’avons certainement pas envie de créer le moindre problème d’un point de vue sanitaire et nous comprenons la position extrêmement difficile des bourgmestres puisqu’aucun texte n’est disponible à l’heure actuelle pour examiner les règles précises du Covid Safe Ticket et les conditions à la tenue d’événements d’ampleur », confie Gino Innocente, organisateur du festival. Qui rappelle que des frais importants ont déjà été engagés (le budget du festival est d’environ 3 millions d’euros, la billetterie 2021 n’a pas encore été ouverte) et que le déblocage du fonds de garantie de la Fédération Wallonie-Bruxelles est conditionné à une évolution défavorable de la situation sanitaire.

Quant au Grand Prix de Formule 1 de Spa-Francorchamps (50.000 tickets par jour ont déjà été écoulés pour les 27, 28 et 29 août), la directrice générale Vanessa Maes se dit « confiante ». « Nous travaillons main dans la main ave nos bourgmestres depuis le début. Mais la priorité numéro un pour nous reste la santé des citoyens ». Le bourgmestre de Stavelot, Thierry de Bournonville (MR) confirme  : « En aucune manière, je n’annulerai le Grand Prix » (nous n’avons pas réussi à joindre celui de Malmedy).

 
 
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