Accueil Opinions Cartes blanches

Carte blanche: manger belge a-t-il une utilité?

Les craintes liées à la mondialisation doivent être relativisées en matière alimentaire et mises en balance avec les effets négatifs qu’aurait un protectionnisme belge sur notre économie.

Article réservé aux abonnés
Temps de lecture: 4 min

Manger local » est devenu tendance. Surfant sur la tendance, tant le monde politique que le secteur privé tentent d’en tirer profit en jouant sur la corde patriotique des « électeurs-consommateurs ». Qu’il s’agisse du plan de relocalisation alimentaire de la Région Wallonne ou de la campagne mercantile « BELhaize », avec laquelle la célèbre enseigne fait la promotion de produits « locaux », il s’agit en fait dans les deux cas d’inciter à acheter « belge ». Cela n’est pourtant ni dans l’intérêt de la Belgique ni celui de la planète.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

6 Commentaires

  • Posté par c s, mardi 22 juin 2021, 7:41

    Les auteurs, des juristes, sont-ils experts en analyse de cycle de vie?

  • Posté par Ask Just, lundi 21 juin 2021, 15:05

    En voilà deux qui espèrent aller pantoufler grassement payés dans l’agroalimentaire, a l’Europe, ou chez un lobbyiste quelconque. Quand on se targue de promener la nuance, on évite de systématiquement choisir des exemples totalement anecdotiques et concons, et de faire soi-même les raisonnements qui nous amènent aux conclusions que l’on voulait au départ. Pourquoi est-ce que dès que des économistes se mêlent d’environnement ça tourne en n’importe quoi ? Trop de volonté de plaire aux cercles établis?

  • Posté par Dupont Vincienne, lundi 21 juin 2021, 16:48

    Merci pout cette réponse ! :-)

  • Posté par Coets Jean-jacques, lundi 21 juin 2021, 14:25

    Carte blanche à sens unique et fort mal documentée ; elle passe surtout à côté d'autres fondamentaux. La démarche locale est (et devrait toujours) s'accompagner de la démarche saisonnière. N'importe quel nutritionniste vous indiquera que la nature nous donne ce dont nous avons besoin quand nous en avons besoin. Manger des fraises en hiver est donc inutile, onéreux, et totalement idiot compte tenu des couts environnementaux pour les produire, les conserver, et les transporter. Réduire l'impact environnemental aux simples couts du transport est fondamentalement simpliste. Il y a l'emballage, la chaine du froid, la conservation, la dégradation des routes, etc. Manger local, c'est aussi le circuit court et l'agriculture raisonnée. Ceci permet de respecter l'environnement tout en donnant la possibilité aux producteurs belges de gagner leur vie. Le circuit court signifie moins de frais de transport, moins de frais de conservation, moins de frais d'emballage. Il permet aussi de garantir un prix sans intermédiaire ou très peu. Manger local signifie aussi qu'il y a les pays proches (France, Espagne, Italie, ...) La tomate italienne peut être une alternative en dehors de la belle saison aux tomates de serre belges qui demeurent de l'eau vendue au prix de la tomate. Il en ira de même pour les courgettes, les poivrons, etc. L'agriculture raisonnée permet également de réduire fortement l'empreinte écologique et de mieux respecter le sol qui nous nourrit. J'ai récemment remarqué dans une grande chaine de supermarchés "très" belge de la viande élevée et abattue aux États-Unis, transportée en Italie pour y être découpée, emballée et envoyée dans les étals belges. Au bas mot, 10.000 km parcourus pour une viande qui, dans son emballage ultra-protégé, est encore propre à la consommation 3 semaines !!! Cela s'appelle peut-être profiter du marché unique, mais à mes yeux cela me semble totalement incongru et imbécile ...

  • Posté par Termam Alexis, mardi 22 juin 2021, 15:49

    @Coets Jean-jacques : je constate malgré tout que de plus en plus de produits locaux sont vendus hors saison, ce qui veut dire qu'ils ont un impact important sur l'environnement. Auparavant, avant d'avoir des fraises ou des tomates belges, il fallait attendre le mois de mai au mieux. Je serai curieux de savoir comment ils font à moins qu'ils n'utilisent les mêmes méthodes qu'en Espagne pour produire des courgettes en décembre ou janvier.

Plus de commentaires

Aussi en Cartes blanches

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs