Championnat de Belgique: Wout van Aert règle la mire

Wout van Aert.
Wout van Aert. - Photo News

La supériorité numérique d’une équipe est-elle un atout ou, a contrario, un frein aux initiatives ? Un coureur quasi isolé peut-il tirer les marrons du feu ? La responsabilité du scénario doit-elle forcément reposer sur les teams de l’élite ? Le maillot de champion de Belgique sera-t-il visible une semaine plus tard, sur les routes du Tour ? La seule certitude que fait émerger le National est le retour de ces interrogations, auxquelles les analystes répondent de manière péremptoire alors pourtant que cette course atypique repose sur une logique peu lisible, parfois très étonnante. Ce dimanche à Waregem, après une mise en jambes dans la touffeur estivale sur les circuits baptisés « Briek Schotte » (le premier des Flandriens) et « André Defoort » (un Waeslandien champion de Belgique il y a pile 80 ans), les favoris entreront dans le vif du sujet, sur une boucle locale proposant deux côtes et quelques tronçons pavés. Histoire de rappeler que ce championnat est, une fois de plus, organisé en cette Flandre-Occidentale qui transpire la passion pour le vélo. Comme en septembre 2020 à Anzegem, où Dries De Bondt l’avait emporté, entre deux vagues pandémiques. Comme en 2014 à Wielsbeke, où Jürgen Debusschere avait conquis la plus belle victoire de sa carrière.

Dans l’histoire de l’épreuve, seuls deux coureurs ont réussi le doublé CLM/route à quelques jours d’intervalle, Stijn Devolder en 2010 et Philippe Gilbert lors de sa folle année 2011. Yves Lampaert, sacré jeudi à Ingelmunster dans l’exercice solitaire contre le temps, est en mesure de s’insérer dans cette liste, sa forme estivale, sublimée par la présence de ses supporters, pouvant lui permettre de redevenir champion de Belgique, quatre ans après le titre conquis à Binche.

Et si la tunique noir-jaune-rouge restait, pour la troisième année consécutive, glissée dans le jeu de maillots de la formation Alpecin ? Tim Merlier et Dries De Bondt (les deux derniers lauréats en date) comptent parmi les principaux favoris d’une épreuve dont ils maîtrisent les codes, a fortiori sur un parcours dépourvu de réelle difficulté sélective. Philippe Gilbert (seul réel leader chez Lotto suite au forfait de Tim Wellens), Jasper Stuyven ou Greg Van Avermaet auront évidemment leur mot à dire dans la finale (60 derniers km où toutes les difficultés sont ramassées), mais les regards scruteront évidemment le coup de pédale de Wout van Aert. Le Campinois, opéré fin mai d’une appendicite, rentre à peine d’un stage de quatre semaines à Tignes, où il a préparé au mieux ses prochains objectifs, le Tour (qu’il espère colorer en vert) et les JO de Tokyo. Il ne disposera certes que d’un seul équipier en course (Nathan Van Hooydonck) et s’estime en forme perfectible mais le double vice-champion du monde reste évidemment capable de tout faire seul.

 
 
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