Golf: Jon Rahm, mais ne rompt pas

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AFP

Résilience. Un terme un milliard de fois trop utilisé en marge de la crise du covid. Jon Rahm vient pourtant d’en donner une magnifique illustration la nuit dernière à Torrey Pines (Californie), en remportant l’US Open de golf et en reprenant la place de nº1 mondial à Dustin Johnson. Il y a deux semaines, l’Espagnol avait été dépossédé de la victoire à l’occasion du Memorial pour cause de covid. Alors qu’il s’apprêtait à aborder le dernier tour de ce tournoi très important du PGA Tour américain nanti de 6 coups d’avance sur ses plus proches poursuivants, l’Espagnol avait été rattrapé par un test positif au covid, et prié de ne pas terminer le tournoi !

« Le karma ! »

« C’est le karma ! », s’est exclamé l’Espagnol qui, à Torrey Pines, a devancé d’un coup le Sud-Africain Louis Oosthuizen à la faveur de deux birdies enquillés sur ses deux derniers trous. « Après ce qu’il s’est passé, je suis resté positif (NDLR : sic !). Je ne savais pas où ça me mènerait. Puis j’ai pu sortir assez tôt du protocole covid pour prendre part au tournoi, et les planètes se sont alignées. Mes parents ont pu venir ici à Torrey Pines qui est un endroit spécial pour moi », dit avec émotion le sympathique espagnol qui, il est vrai, à une relation particulière avec le parcours californien : qui longe le Pacifique, au nord de San Diego. C’est là qu’il a remporté son premier titre sur le circuit PGA en 2017. C’est là aussi qu’il a fait sa demande en mariage à sa femme Kelley, qui lui a donné un premier enfant au mois d’avril dernier : le petit Kepa, évidemment présent dimanche… « Tu n’as aucune idée de ce que cela signifie », a susurré Jon Rahm à l’oreille de son fils au moment de célébrer sa victoire.

« Rahmbo » sans voix

Contrairement à ce qui s’était passé il y a deux semaines au Memorial, Jon Rahm n’a pas pris l’ascendant aussi rapidement sur ses adversaires. C’est même à deux trous de la fin seulement, qu’il a devancé le Sud-Africain Louis Oosthuizen, présent aux avant-postes depuis le premier jour, à la faveur de deux birdies conquis sur le nº17, puis à la faveur d’un superbe putt consécutif à une sortie de bunker au nº18.

« J’ai du mal à expliquer ce qui s’est passé, parce que je n’arrive même pas à croire que j’ai rentré ces deux derniers putts », a déclaré le natif de Barrika (Pays Basque), surnommé « Rahmbo » pour son physique qui impose le respect : 1,88 m pour 100 kg.

Avec un total de -6, Jon Rahm est devenu le premier Espagnol à s’imposer à l’US Open, le quatrième golfeur de son pays à décrocher un Major après Severiano Ballesteros (cinq fois), Jose-Maria Olazabal (deux) et Sergio Garcia (une fois).

 
 
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