Marc Van Ranst: «Je reprends le cours de ma vie»

Marc Van Ranst: «Je reprends le cours de ma vie»

Soulagement, c’est le premier mot qui vient à Marc Van Ranst lorsqu’on lui parle de ces 24 dernières heures et la découverte du corps de Jürgen Conings. Le virologue réitère aussi d’emblée, les mots d’empathie qu’il a eus envers la famille du militaire. « Parce que c’était un père et qu’il avait une famille pour qui ces moments doivent être très difficiles », dit-il. L’homme se dit aussi reconnaissant à l’égard des policiers et des militaires qui ont cherché le fugitif durant toutes ces semaines. « Je ne pense qu’on aurait pu le retrouver avant. Énormément de gens ont été déployés pour chercher dans une forêt très dense et très vaste. »

Le scientifique n’a pas eu un instant d’hésitation avant de sortir de sa cachette où il vivait depuis 5 semaines avec sa famille pour rejoindre son domicile. « J’ai déjà repris le cours de ma vie aujourd’hui, explique-t-il. Je suis allé au travail en train comme d’habitude. »

Cette vie cachée ne semble pas l’avoir affecté plus que cela même s’il ne l’avait pas choisie. « J’ai écouté les spécialistes de la menace qui savent mieux que moi ce qu’il faut faire dans une telle situation, dit-il. Je n’ai pas eu le choix mais finalement, c’est passé assez vite. »

Toujours protégé

Libéré de la menace, Marc Van Ranst sait qu’il n’est pas complètement à l’abri. « Je suis toujours sous protection policière, dit-il. Mais le niveau de protection a baissé d’un cran pour revenir à une situation que nous connaissons depuis 16 mois et le début de cette pandémie. Mais je n’ai pas peur. » Connu et vilipendé pour son franc-parler, le scientifique ne compte absolument pas se passer de sa liberté de parole. Il l’a d’ailleurs déjà montré ce lundi sur Twitter en alpaguant ceux qui le menaçaient déjà. « Oui je peux devenir un symbole pour tous ces extrémistes mais que puis-je faire contre cela ? Je suis attaqué à la fois comme virologue très exposé médiatiquement dans cette pandémie mais aussi pour les idées antiracistes que je tiens à défendre. Je ne pense pas que les menaces des extrémistes vont soudainement s’arrêter mais que puis-je faire ? Me taire ? Jamais ! »

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