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Droits des personnes LGBTQi+: la loi hongroise est une «honte», estime von der Leyen

La loi hongroise interdisant la « promotion » de l’homosexualité auprès des mineurs va à l’encontre « des valeurs fondamentales de l’UE », a déclaré la présidente de la Commission européenne.

Temps de lecture: 2 min

J’utiliserai tous les pouvoirs de la Commission pour assurer que les droits de tous les citoyens UE soient garantis, qui que vous soyez et où que vous viviez » : la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a durci son discours mercredi au sujet de la récente loi hongroise interdisant entre autres la « promotion » de l’homosexualité auprès des mineurs d’âge. Cette loi « est une honte », a-t-elle lancé, précisant avoir donné pour instruction aux commissaires responsables « d’écrire une lettre aux autorités hongroises exprimant nos préoccupations légales, avant que la loi n’entre en vigueur ».

Jusqu’ici, la Commission s’était bornée à dire qu’elle devait examiner le texte pour voir s’il y a ou non risque de violation du droit européen.

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La présidente était davantage affirmative à ce sujet, mercredi. L’Allemande s’exprimait en conférence de presse à Bruxelles, aux côtés d’Alexander De Croo, à l’occasion de l’approbation par l’exécutif européen du plan national de reprise et de résilience de la Belgique. Interrogée sur la loi hongroise, qui a déjà fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours, elle a répondu qu’elle « discrimine clairement entre personnes, sur base de leur orientation sexuelle ». « Cela va à l’encontre de toutes les valeurs fondamentales de l’UE, que sont la dignité humaine, l’égalité et les droits humains fondamentaux », a-t-elle ajouté. « Je crois fortement en une UE où l’on peut être qui on veut, où on est libre d’aimer qui on veut, et embrasse la diversité », a encore rappelé la présidente de l’exécutif.

Ce sont en réalité des amendements législatifs, adoptés la semaine dernière par le parlement hongrois dominé par le Fidesz du Premier ministre Viktor Orban, qui sont problématiques. Cela a entraîné une levée de boucliers à travers l’UE.

Mardi, la Belgique a pris le leadership de cette contestation en initiant une déclaration commune avec une douzaine d’autres Etats membres, que la ministre Sophie Wilmès a portée au Conseil Affaires générales organisé à Luxembourg. Pour la Belgique et les autres pays signataires, la loi hongroise constitue une discrimination flagrante et viole la liberté d’expression.

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31 Commentaires

  • Posté par Thiebaut Alain, mercredi 23 juin 2021, 14:17

    Laissez la Hongrie évoluer a son rythme ... . On impose pas ce genre de tolérance. Quelle manie d'exister en donnant des leçons a d'autres pays. C'est un sujet delicat qui n'evolue pas a coup de grands declarations. Meme intra europeennes. La Hongrie sort du pacte de Varsovie, meme en Allemagne de l'Est les mentalites sont differentes de l'Ouest. Doucement, chacun a son rythme et suivant sa culture et son histoire.

  • Posté par Rambeaux Paul, mercredi 23 juin 2021, 14:47

    La Hongrie était un modèle de libéralisme à l'Est, elle qui avait dépénalisé l'homosexualité dans les années 60, qui reconnaissait le mariage homosexuel dès la fin du XXème siècle. Ce n'est donc pas le rythme, Monsieur Thiébaut, qui pose problème, c'est la direction prise !

  • Posté par Van Obberghen Paul, mercredi 23 juin 2021, 12:18

    Comment peut-on parler de "promotion" de l'homosexualité ? Comme s'il s'agissait d'un produit dont on pourrait faire la publicité et acheter à sa guise ! L'homosexualité, que je sache, n'est pas un choix et ça n'est pas non plus une maladie dont on pourrait éventuellement guérir avec un traîtement approprié. A interdire la "promotion" de l'homosexualité, quoi que cela veuille dire, on interdit de facto l'éducation des adolescents à la diversité, sexuelle notamment, et à la tolérance. C'est même une éducation à l'intolérance. A part lui pomper des sommes d'argent astronomiques, on se demande bien ce que la Hongrie fait encore dans l'Union Européenne. On remarquera que cette loi est très similaire à celle qui existe déjà en Russie. Il est vrai que Poutine est un modèle pour Orban.

  • Posté par Delpierre Bernard, mercredi 23 juin 2021, 15:51

    @Van Obbergen Paul, le droit de la famille relève des compétences des Etats et non de l'UE, dès lors en quoi cette dernière par la voix de la présidente de la Commission pourrait-elle imposer son diktat à un autre Etat en commençant par l'Italie par exemple laquelle et c'est son droit le plus strict ne reconnaît le mariage qu'entre un homme et une femme (peut-être que là on a aussi réfléchi au sort des enfants considérés comme variables d'ajustement dans les pays ayant reconnu le mariage unisexe..)

  • Posté par L. Jean-Christophe, mercredi 23 juin 2021, 13:57

    @ Jean-Marie Staquet: Hé là ! Doucement mon lapin ! Quelle mouche vous a piqué ? Reliez vos commentaire depuis quelques années, bien sur :) Facile n'est-ce pas ? Justifiez un peu votre réponse parce que je trouve qu'elle manque de contenu...

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