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Allemagne-Hongrie: le match joue les prolongations au sommet européen

Les tensions entre l’UE et la Hongrie ont débordé pendant deux jours sur le terrain du match Allemagne-Hongrie, qui s’est déroulé hier soir à Munich. Elles seront de nouveau pleinement politiques dès ce jeudi.

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Temps de lecture: 7 min

Des stades en Allemagne, des monuments et des sites dans différentes villes européennes – dont la Grand-Place de Bruxelles et le parlement fédéral en Belgique – des logos remaniés : à l’occasion du match entre l’Allemagne et la Hongrie, les couleurs de la communauté LGBTQI+ étaient mercredi soir de sortie. Avec un même message : s’opposer à une loi hongroise discriminatoire à l’égard des minorités sexuelles et dénoncer par la même occasion l’apolitisme de l’UEFA, qui a refusé que la ville de Munich n’éclaire son stade aux couleurs contestataires de l’arc-en-ciel. Bien avant le début de la rencontre, tout cela a provoqué, bondissant du football à la politique – avec parfois des allers-retours –, une vaste controverse que l’absence du Premier ministre hongrois dans les tribunes est venue souligner encore un peu plus… avant qu’un spectateur muni d’un drapeau arc-en-ciel ne surgisse à son tour sur la pelouse au moment de l’hymne national hongrois.

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24 Commentaires

  • Posté par Lambert Guy, jeudi 24 juin 2021, 13:48

    L'UEFA en refusant que soit ciblé un pays en particulier, ici la Hongrie, me fait penser à tous ceux qui ne voulaient pas cibler l'Allemagne et les Nazis avant la seconde guerre mondiale. On a vu ce que cela a donné.

  • Posté par Lemoine Raphael, jeudi 24 juin 2021, 12:08

    L’UEFA n’est pas politique, elle tente de rester neutre et de faire respecter des valeurs (contre le racisme,…), elle n’a pas à répercuter les demandes du politique. Parler d’hypocrisie, de lâcheté, de violation du droit,…est bien facile et peu objectif, car il faudrait dans ce cas l’appliquer à tous les pays compétiteurs: on tient un discours différent avec la Turquie, qui se retire du traité sur les violences sur des femmes (ce qui a coûté un siège à von der Leyen ? on a reproché à Michel de ne pas avoir agi, mais qu’a fait von der Leyen, elle est partie, a quitté la réunion pour montrer son désaccord?) mais on n’a pas mis d’images (de femmes mortes sous les coups) lors de matchs contre la Turquie, pourquoi ? Qu’en est-il des valeurs démocratiques européennes, lorsque le police en France a tiré avec des "armes" et mutilé des gilets jaunes - qui attendent encore la suite de l’enquête - mais une gifle paraît plus importante et facile à juger, la justice diffère selon que vous serez puissant ou misérable…et ce, malgré les rapports inquiets d’organisations des droits de l’homme. Est-ce que l’on a mis des images de mutilés ? Et la Pologne ? Ce sont des exemples qui ne me paraissent pas plus ou moins graves...Chaque pays pourrait brosser devant sa porte, être irréprochable ? Si on attaque un pays, faisons le pour tous...je ne prends pas position pour ou contre, j'essaie de tendre vers une certaine objectivité. on devrait (à juste titre) boycotter le mondial au Qatar (Fifa?), qui a quand même beaucoup coûté humainement... On pourrait penser que le bashing provient des négociations budgétaires sur le plan de relance, de l'influence, les implications de cette loi hongroise sur les publicités, multimédia entre autres,...donc des motivations plutôt financières en premier ressort.

  • Posté par Deckers Björn, jeudi 24 juin 2021, 15:22

    @Staquet Jean-Marie, mais la Turquie n'est pas membre de l'UE... alors qu'elle était candidate (elle est même encore officiellement candidate). Et pour quelles raisons entre autres la candidature de la Turquie est dans le frigo? Entre autres pour des questions de valeurs et de respect de l'Etat de droits justement. Le problème de la Hongrie est qu'elle enregistre des reculs sur ces questions après être entrée dans l'UE. Elle en est membre. Nous devons accepter que chaque pays puisse avoir des sensibilités différentes sur ces questions. Ce qui interpelle en Pologne et en Hongrie, c'est que un retard peut être accepté mais pas un recul. On parle aujourd'hui beaucoup de cette loi mais il y a plus grave encore. Avoir ressenti le besoin récemment de figer dans la constitution hongroise que le mariage est réservé à un homme et une femme. C'est en même temps un aveux de faiblesse (il pourrait bien un jour y avoir une majorité simple pour voter le mariage gay donc il faut figer l'impossibilité de voter cela avec une minorité de blocage) et en même temps, ça en dit long sur l'obsession du pouvoir sur cette question, une obsession à s'opposer à des droits plutôt qu'à en accorder. Vous faites souvent preuve sur les questions socio-économiques d'un esprit libéral; Pourquoi ne pas être cohérent et soutenir également une position libérale sur ces questions?

  • Posté par Staquet Jean-Marie, jeudi 24 juin 2021, 13:01

    Dans les faits, la tolérance sociale envers les homosexuels en Hongrie est largement supérieure à ce qu'on croit et assez ancienne. Alors maintenant, si on monte dans les tours avec cette loi, certes maladroite mais pas aussi grave que ce qu'on prétend, je n'arrive pas à comprendre comment le lendemain même (soit hier), on attend Erdogan pour rediscuter avec lui et de nouveau reverser des milliards. Une telle inconséquence fait pitié.

  • Posté par Deckers Björn, jeudi 24 juin 2021, 12:34

    Commentaires fort intéressant. Il y aurait encore bien d'autres raisons de s'indigner. Cela dit, ce n'est pas parce qu'il y a d'autres raisons que celle-ci n'en est pas une mais je suis entièrement d'accord avec votre propos. Ne serait-ce que la dernière loi sécurité en France dont l'un des articles les plus polémiques (et ce n'est pas le seul) interdit de filmer un poulet dans une action violente sans son consentement (on voudrait en rire mais le coeur n'y est pas) justifie effectivement de se demander s'il n'y a pas d'autres causes encore, hélas nombreuses à défendre.

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