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Joe Biden appelle à limiter la circulation des armes à feu pour «sauver des vies»

Le président des Etats-Unis dénonce une « épidémie » de violence par les armes à feu à laquelle les Etats-Unis sont confrontés « depuis trop longtemps et qui s’est aggravée depuis le début de la pandémie ».

Temps de lecture: 2 min

Le président américain Joe Biden a présenté mercredi de nouvelles mesures pour tenter de limiter la circulation des armes à feu, sur fond d’augmentation de la criminalité à travers les Etats-Unis, sujet dont se sont emparés ses adversaires républicains.

Avec une hausse de 30 % des homicides dans les grandes villes du pays, l’année 2020 fut l’une des plus meurtrières depuis un quart de siècle. Et les données les plus récentes montrent que cette tendance n’épargne aucune ville : grandes ou petites, démocrates ou républicaines.

Depuis la Maison-Blanche, Joe Biden a dénoncé une « épidémie » de violence par les armes à feu à laquelle les Etats-Unis sont confrontés « depuis trop longtemps et qui s’est aggravée depuis le début de la pandémie ».

Il a en particulier confirmé la création de cinq unités pour s’attaquer au trafic de ces armes. Elles se focaliseront sur New York, Chicago, Los Angeles, San Francisco et Washington, qui ont enregistré une forte hausse des homicides depuis un an et demi.

Réunissant des procureurs fédéraux, des policiers spécialisés et des acteurs locaux, elles « enquêteront et démantèleront les réseaux qui font entrer des armes criminelles dans nos communautés avec des conséquences tragiques », selon les termes du ministre de la Justice Merrick Garland.

Mais comment faire véritablement bouger les lignes alors que le Congrès, profondément divisé sur le sujet, refuse de légiférer ? Comme l’avait constaté Barack Obama avant lui, Joe Biden sait qu’il n’a qu’une marge de manœuvre très limitée sur le sujet.

« Je ne perds jamais espoir », a-t-il lancé, interrogé sur l’absence d’avancées législatives. « Montrons au monde et à nous-mêmes que la démocratie fonctionne. Nous pouvons faire cela et sauver des vies. »

 

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18 Commentaires

  • Posté par Deckers Björn, vendredi 25 juin 2021, 0:01

    @Jean-Marie Staquet, autant je pense qu'il y a tout de même une sens dans la marche de l'histoire autant je pense que votre propos me paraît convaincant. Il appartient à celles et ceux qui souhaitent faire progresser l'humanité de convaincre et non de forcer et en effet, avec cette seconde manière, on obtient l'inverse de l'effet recherché. On retiendra d'ailleurs le terrible commentaire de Mme Clinton dans la présidentielle de 2016 désignant avec dédain les "déplorables". On connait la suite sinistre de l'histoire. Et moi de même, sans partager toutes les positions de M. Hedebouw je partage pleinement comme vous son commentaire sur le fait de parler à tous, y compris et peut-être surtout aux électeurs du VB @Paul Van Obberghen, ce que je veux dire, ce sont des petites choses, presque imperceptibles. Dans le numéro d'aujourd'hui, une analyse de Graydon est proposée sur les perspectives post-covid. On nous explique ce que raconte les gens de Graydon. Bien, pourquoi pas s'appuyer sur cet organisme pour étudier la question. Mais pourquoi ne pas présenter cet organisme et nous expliquer que par définition, cet organisme est surement bien informé sur le sujet mais pas vraiment indépendant non plus. J'attends plus de la presse. Et je pense que ce biais pour nombre de lecteur est un problème démocratique.

  • Posté par Van Obberghen Paul, jeudi 24 juin 2021, 17:54

    @ Jean-Marie Staquet "On croit toujours que le menteur, c'est celui d'en face" Ça me rappelle cet aphorisme de Pierre Desproges : "L'ennemi est bête, il croit que l'ennemi, c'est nous!". On en revient à l'Amérique et Joe Biden qui, dans son discours d'investiture, disait au sujet des Républicains: "Nous ne sommes pas des ennemis. Nous nous opposons sur des idées, certes, mais nous sommes tous américains. Cessons cette guerre incivile", ou quelque chose dans le genre. On ne peut pas vraiment dire qu'il ait été entendu...

  • Posté par Van Obberghen Paul, jeudi 24 juin 2021, 17:44

    @ Jean-Marie Staquet : Raoul Hedebouw veut parler aux fascistes pour les convaincre, mais certainement pas pour les écouter. Il fait de la politique comme tous les autres, rien de plus, rien de moins. Vous dites "On dirait que les "démocrates" ... n'ont carrément plus aucune bienveillance." C'est possible pour certains, mais ceux-là ne sont, par définition, plus des démocrates. La Démocratie, c'est essentiellement de la bienveillance, pour la différence, pour LES différences, le respect des minorités, etc,... Si vous parlez des Démocrates du parti du même nom aux Etats-Unis, j'ai beau suivre cela avec attention, je n'en entend aucun être dans l'invective. Ils se sont opposés, et continuent de s'opposer, à Trump et au Trumpisme, parce que celui-ci était, et continue d'être, clairement un danger pour la Démocratie en général, ce que reconnaissent du reste, quelques trop rares républicains. L'invective, l'absence de bienveillance, pour dire le moins, elles sont bien dans le camp des Trumpistes, ce qu'est en train, malheureusement, de devenir le parti de Lincoln, le parti Républicain. Le Trumpisme, c'est du Fascisme, variante Nazisme. Il en utilise tous les codes. Appelons un chat "un chat". Trump a beau avoir été élu démocratiquement (avec 3 millions de votes populaires de moins qu'Hilary Clinton tout de même), dès qu'il est entré à la Maison Blanche, il s'est engagé à démolir systématiquement la Démocratie, avec tout sauf de la bienveillance. Il n'est dès lors pas étonnant que la réaction des Démocrates soit à la hauteur de la menace. Qui n'est pas éteinte, loin de là.

  • Posté par Deckers Björn, jeudi 24 juin 2021, 15:35

    @Staquet Jean-Marie et Paul Van Obberghen, je me suis mal exprimé en effet et pan, faute de préciser mon propos, me voilà rhabillé en chaud partisan de la bonne vieille "Pravda" ;p) Ce n'est pas tout à fait ça. Ce que je voulais dire et c'est aussi pourquoi je faisais référence au bouquin de Chomsky ("la fabrication du consentement"), c'est que le phénomène n'est pas nouveau de voir une presse rachetée par des intérêts industriels et financiers importants et qu'espérer dans ces conditions une information libre et indépendante relève du doux rêves sans compter aussi le marché de la pub qui lui aussi influence le contenu de la rédaction. Ce phénomène là n'était déjà pas neuf. Mais plus près de nous est arrivée une dégénérescence plus dangereuse encore; Des médias qui ne tordent même plus la réalité, qui ne se contentent même plus d'une réalité altérée ou cachée, oubliée mais bien d'un récit différent, d'un réalité parallèle. Et c'est là que je voulais parler de certains médias américains qui jouent avec le feu entretenant la théorie trumpienne de l'élection volée et entretenant de fait un climat de pré-guerre civile.

  • Posté par Van Obberghen Paul, jeudi 24 juin 2021, 16:59

    Certes. Les medias que vous dites (FoxNews, OAN, NewsMax) construisent effectivement une réalité parallèle, et le font délibérément qui plus est. Encore qu'en ce qui concerne FoxNews, L'analyste politique Chris Wallace (fils du fameux Mike Wallace du 60 Minutes de CBS News) essaie, tant bien que mal, d'y mettre un semblant de regard critique, mais c'est vraiment l'exception. Il est illusoire d'espérer une information libre et indépendante, mais ça n'est pas parce que les medias sont aux mains d'intérêts industriels et financiers énormes, comme on ne peut espérer une telle presse quand elle est organisée par l'état, fut-il parfaitement démocratique. Une presse indépendant et libre, ça n'existe tout simplement pas, ne serait-ce que parce qu'elle a besoin d'argent pour exister, et donc dépendante de ceux qui la finance, sachant que les seuls lecteurs ne suffisent évidemment pas à ses besoins. Mais aussi, qui peut prétendre être entièrement objectif et libre? Aucun être humain ne l'est, alors pourquoi un journaliste le serait-il, ou une rédaction? Au final, nous n'attendons pas que la presse soit totalement libre et indépendante, mais que sa vision de la réalité, celle qu'elle produit dans ses medias, soit conforme à celle que nous avons nous-mêmes confusément, dans l'espoir que son analyse soit aussi pertinente et documentée que faire se peut. Celui qui cherche à se faire un point de vue équilibré se devrait de suivre différents medias de tendances contradictoires. Mais qui fait cela véritablement? Certainement pas ceux qui regardent FoxNews et autres. Ceux-là suivent ces medias pour s'entendre dire ce qu'ils ont envie d'entendre et se voir confirmer ce qu'ils ressentent dans leurs tripes sans chercher à comprendre. PS : Il est cocasse de se rappeler que "Pravda" veut dire "Vérité" en Russe.

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