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Sommet européen: les européens mettent la pression sur la Hongrie et sa loi controversée

Le sujet doit animer le dîner de ce jeudi soir entre les chefs d’Etat et de gouvernement réunis jusqu’à vendredi, avec un Premier ministre hongrois Victor Orban sommé de s’expliquer.

Temps de lecture: 2 min

La Hongrie était sous pression jeudi, accusée de discriminer les LGBT avec une loi dénoncée par la majorité des dirigeants des pays de l’UE réunis pour un sommet à Bruxelles, qui doit aborder bien d’autres sujets épineux dont le dialogue avec Moscou.

La législation controversée a conduit 17 pays membres, dont la France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, à interpeller dans une lettre commune les chefs de l’UE et le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres (invité au sommet) sur la nécessité de faire respecter les valeurs européennes.

Sans mentionner la Hongrie, la lettre déplore des «menaces contre les droits fondamentaux et en particulier le principe de non-discrimination en raison de l’orientation sexuelle».

La nouvelle loi hongroise prévoit que «la pornographie et les contenus qui représentent la sexualité ou promeuvent la déviation de l’identité de genre, le changement de sexe et l’homosexualité ne doivent pas être accessibles aux moins de 18 ans».

Elle était au cœur du débat entre les dirigeants en début de soirée.

Orban se défend face aux attaques

«La loi ne concerne pas les homosexuels (mais) la façon dont les parents veulent faire l’éducation sexuelle de leurs enfants», s’est défendu le Premier ministre hongrois Viktor Orban en arrivant à Bruxelles, accusant ses homologues européens de ne pas l’avoir lue.

Cette loi «ne me paraît pas conforme à nos valeurs», lui a rétorqué le président français Emmanuel Macron, espérant pouvoir convaincre le dirigeant souverainiste d’un «changement de ce texte».

Plus offensif, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte est allé jusqu’à affirmer que la Hongrie, avec sa loi, n’avait «plus rien à faire dans l’Union européenne».

Lors de la discussion, il a lancé à Viktor Orban que si les valeurs de l’UE ne lui convenaient pas, il n’avait qu’à activer l’article 50 du traité «qui a été créé pour cela» et quitter l’Union, comme l’ont fait les Britanniques, selon un participant.

«La Hongrie ne veut pas quitter l’UE. Au contraire, nous voulons la sauver des hypocrites», a tweeté la ministre hongroise de la Justice, Judit Varga.

 

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16 Commentaires

  • Posté par Chalet Alain, vendredi 25 juin 2021, 0:15

    La Chine, la Russie ou la Hongrie... ce sont bien évidemment des pays peuplés d'idiots ! NOUS sommes les seuls détenteurs de LA vérité en toutes choses. Et nous seuls savons ce qu'est LE progrès. Nous avons donc le devoir d'imposer nos idées aux autres et il n'est pas question de respecter leur point de vue, car leurs opinions sont des délits.!

  • Posté par hayot alain, jeudi 24 juin 2021, 22:30

    Je ne sais pas comment on peut faire de la PROMOTION pour influencer la sexualité d'une personne. C'est quelque chose que l'on ne choisit pas.

  • Posté par massacry olivier, jeudi 24 juin 2021, 23:25

    Et que l'on ne doit pas réprimé, tel est l'enjeu en question ici !

  • Posté par massacry olivier, jeudi 24 juin 2021, 23:25

    Et que l'on ne doit pas réprimé, tel est l'enjeu en question ici !

  • Posté par Andre Georges-marc, jeudi 24 juin 2021, 21:07

    Pour rappel : « Partie fine », « orgie », « lockdown partouze » et même « gang bang ». Des policiers sont intervenus pour une fête interdite du fait du confinement, ont découvert des hommes, 25, réunis dans le plus simple appareil pour des pratiques peu compatibles avec les règles de distanciation physique et en violation du couvre-feu. « Une vingtaine de personnes ont été verbalisées pour non-respect des mesures sanitaires à la suite d'une soirée organisée, au premier étage d'un immeuble au centre-ville de Bruxelles », a déclaré Sarah Durant, porte-parole du parquet de Bruxelles. Les faits se déroulaient au premier étage d'un bar gay, Le Détour, situé à quelques pas de la Grand-Place, et du commissariat central de la capitale belge et européenne. Des voisins excédés auraient prévenu la police. Un homme a tenté de s'enfuir par une gouttière Un homme, qui a tenté de s'enfuir par une gouttière, a confessé être un député européen hongrois. « Les mains de l'homme étaient ensanglantées, il est possible qu'il se soit blessé lors de sa fuite », a relevé le parquet de Bruxelles identifiant le fautif avec ses initiales, « S.J », né en 1961. Membre du parti Fidesz de Viktor Orban, József Szájer, 59 ans, a admis mardi que sa démission surprise du Parlement européen, dimanche, était liée à sa participation à la soirée clandestine. Outre le non-respect des mesures liées à la pandémie, Szájer se voit aussi reprocher une infraction à la législation sur les stupéfiants. S'il a assuré dans un communiqué n'avoir « pas consommé de drogue », une pilule d'ecstasy a été retrouvée par la police dans son sac à dos. Voilà le genre de personne qui entoure Viktor Orban, ce personnage d'extrême droite particulièrement équivoque qui, à coup de manipulations de la démocratie, dirige la Hongrie.

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