Le gouvernement continuera à soutenir le premier engagement, assure Frank Vandenbroucke

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Le gouvernement continuera à offrir un « soutien fort » aux entrepreneurs qui procèdent à leur premier engagement, a assuré jeudi le ministre des Affaires sociales, Frank Vandenbroucke, à la Chambre en réponse à des questions de Florence Reuter (MR) et Catherine Fonck (cdH).

Le MR, par la voix de son président, s’est emporté mercredi contre un projet d’arrêté royal des ministres des Affaires sociales et de l’Emploi qui réforme la dispense de cotisation à vie pour le premier engagement élaboré par le gouvernement Michel.

« Un soutien fort visant à aider réellement les petits indépendants à engager du personnel pour la première fois reste notre objectif », a expliqué M. Vandenbroucke.

Conformément à l’accord de gouvernement, une évaluation de la mesure a toutefois été réalisée par le comité de gestion de l’ONSS qui réunit les partenaires sociaux. La Cour des comptes a en effet mis en garde contre le manque à gagner considérable de cette mesure pour la sécurité sociale. Son efficacité serait en outre sujette à caution. Le comité de gestion a formulé des propositions d’adaptation pour à la fois limiter l’utilisation abusive de ce dispositif et supprimer certains obstacles à son utilisation.

Opposition pas rassurée

« Il n’est pas question de supprimer la mesure », a ajouté M. Vandenbroucke.

Le soutien restera « important » : la dispense de cotisation s’élèverait à 3.100 euros pour les 10 premiers trimestres, 2.100 euros pour les 8 trimestres suivants et 900 euros pour les 8 trimestres restants, ce qui représente 55.000 euros sur 5 ans. Le projet de modification est actuellement soumis à la concertation au sein du gouvernement.

« Il est important que ce soutien reste important même s’il est quelque peu adapté », a souligné Mme Reuter, en insistant sur l’importance d’une telle mesure en cette période de relance après la crise.

Le cdH n’est pas rassuré. « C’est une rupture du contrat passé par le gouvernement Michel », a déploré Mme Fonck. « Vous mettez le cap sur une augmentation du coût de l’emploi, cela va dans le sens inverse d’une relance ».

 
 
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