Dans LéNA cette semaine: et si, après le covid, on continuait à voler moins?

Dans LéNA cette semaine: et si, après le covid, on continuait à voler moins?
Lucy Nicholson/Reuters

Selon l’Organisation de l’aviation civile internationale, le trafic aérien a chuté de 60 % en un an. Notre absence dans les airs est une perte pour l’industrie aéronautique. Les valises défaites, les coussins repose-tête en mousse non achetés, les sandwichs sans saveur non consommés représentent ensemble quelque 370 milliards de dollars (310 milliards d’euros), auxquels on peut ajouter 130 milliards de dollars (109 milliards d’euros) perdus pour les services connexes. Selon Eurocontrol, l’encombrement de l’espace aérien n’est pas attendu au plus tôt avant 2024. Mais ce n’est qu’une prévision.

L’aérien appartient au secteur de l’hyperactivité et remplit parfaitement deux tâches. Il comprime le temps et il anéantit l’expérience, processus qui s’inscrit dans la durée. Nos horloges internes ne sont pas soumises aux lois des nouvelles technologies. Pour ressentir l’amour, le deuil et la joie, il faut avoir du temps. C’est-à-dire ne pas vivre au rythme des écrans qui enregistrent l’action, l’activité ou le mouvement. Renoncer à prendre l’avion peut être une sorte de manifeste privé de la lenteur. C’est une vraie chance de retrouver le temps dont nous ne disposons plus et dont le manque nous obsède. Où et pourquoi court-on tant ? Après tout, il n’y a aucune raison d’être toujours en mouvement, ni d’être tout le temps ailleurs. Etre ici, en soi-même, c’est bien suffisant.

 
 
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