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L’invincible Donnarumma, successeur de Buffon dans les rangs de la «Nazionale»

Avec le huitième de finale contre l’Autriche samedi (21h), un autre Euro débute pour l’Italie, comme pour son gardien Gianluigi Donnarumma, jusqu’ici plus occupé par la finalisation de son probable transfert vers le Paris SG que par les attaquants adverses.

Temps de lecture: 3 min

Tension ? Totalement maîtrisée. Réflexes ? Toujours excellents. Température ? En hausse. La visite médicale qu’a passée lundi à Rome le portier italien Gianluigi Donnarumma, sous le contrôle d’un médecin du PSG, s’est, paraît-il, bien déroulée. « Gigio » va maintenant pouvoir plus sereinement se concentrer sur l’Euro alors que débute la phase à élimination directe.

Non qu’il ait semblé perturbé jusqu’ici : Donnarumma a été impeccable sur les quelques interventions qu’il a dû faire contre la Turquie (3-0), la Suisse (3-0) et le pays de Galles (1-0). Même s’il faut reconnaître que l’Italie n’a pas vraiment été bousculée, dictant le tempo et maîtrisant ses trois matches.

Même les quelques sifflets l’ayant visé lors du dernier match à Rome, quand il est sorti pour offrir quelques minutes à Salvatore Sirigu, l’ont laissé de marbre – la presse y a vu la protestation de supporters milanais déçus de son départ.

Faire mieux que Buffon

Face à l’Autriche, le niveau d’exigence va sans doute passer un cap. Pour Gianluigi Donnarumma, l’Euro est l’occasion de se faire mieux connaître à l’étranger, lui qui est déjà considéré comme un très grand en Italie malgré ses 22 ans seulement. Successeur de Buffon dans le but de la « Nazionale », il est déjà en avance sur les temps de passage du recordman des sélections (176 entre 1997 et 2018). L’échalas de près de deux mètres (1,96 m) va honorer contre l’Autriche sa 30e sélection, un cap que « Gigi » n’avait atteint qu’à 24 ans (contre la Corée du Sud au Mondial 2002).

« Je suis conscient que des gardiens avant moi ont fait l’histoire, mais je n’ai pas de pression. (…) Les records de Buffon, ça motive, ce n’est pas simple mais j’essaierai de les battre », assure Donnarumma. L’ex-Milanais peut compter sur une équipe d’Italie qui, si elle a la volonté constante d’attaquer avec Roberto Mancini, n’a pas oublié l’art de bien défendre, un véritable patrimoine national au pays de Dino Zoff, Fabio Cannavaro et Paolo Maldini.

« Caractère fort »

L’Italie reste sur onze matches gagnés sans encaisser de but. Elle peut même battre samedi le record italien, établi entre septembre 1972 et juin 1974, avec 1.143 minutes sans concéder de buts (avec Zoff dans la cage). Il ne lui manque que 89 minutes pour faire mieux.

La série actuelle n’est pas l’œuvre du seul Donnarumma, car les remplaçants Sirigu, Alessio Cragno et Alex Meret ont disputé des bouts de matches. Le N.21 de l’Italie y voit surtout un état d’esprit collectif : « Notre objectif, c’est toujours de finir sur une « clean sheet ». Nous restons toujours concentrés jusqu’au coup de sifflet final . »

Cette solidité défensive, « c’est le mérite de toute une équipe, cela veut dire que tout le monde travaille », confirme l’ex-portier international italien Walter Zenga. « Donnarumma a 22 ans et donc des marges de progression encore importantes. De plus, c’est un garçon doté d’un caractère fort, il réussit toujours à être égal à lui-même, quelle que soit la situation. »

Et tant pis si Zenga, actuellement détenteur de la deuxième série la plus longue d’invincibilité derrière Zoff, doit être dépassé par l’étoile montante : « Les records sont faits pour être battus, surtout s’ils permettent à l’Italie d’arriver en finale ! »

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