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Alexander De Croo: «La Belgique a prouvé qu’elle peut réussir» (vidéo)

Le Premier ministre est favorable à des mécanismes qui débloquent le processus de décision belge. Mais il l’affirme : avec le covid, la Belgique a prouvé qu’elle fonctionnait.

Temps de lecture: 3 min

Lors du Grand Oral La Première Le Soir ce week-end, le Premier ministre l’affirme : il n’a jamais douté de son pays. « Je n’ai jamais eu peur. J’ai toujours eu confiance dans le fait qu’on était capable de gérer cela. On a souvent tendance à dire quand la Belgique est confrontée à quelque chose de difficile, qu’elle ne va pas réussir, mais c’est juste le contraire qui s’est produit ici ».

Nombre d’observateurs ont dénoncé un processus de décision trop éclaté – les neuf ministres de la santé, les « killing fields » belges : que faudrait-il améliorer et dans quelle direction ? « On attend d’un pouvoir public qu’il protège la population, d’une manière rapide et efficace. De plus en plus de Belges, même en Flandre, disent dans les sondages que certaines décisions doivent être centralisées au fédéral. Il y a une certaine prise de conscience. Il est clair que la pandémie nous a appris qu’il est important de pouvoir prendre des décisions rapidement en temps de crise, c’est quelque chose qui repose sur l’État.  »

Un pays fédéral en adolescence

Et donc, en route pour imposer une hiérarchie des normes, avec le fédéral qui tranche à un moment donné ? « Nous sommes un pays fédéral en adolescence. Nous ne sommes pas encore un état fédéral adulte (…). On a beaucoup de mécanismes de blocage, mais pas de déblocage. Un exemple de solution de déblocage, c’est une hiérarchie des normes… Est-ce qu’elle doit être valable dans tous les domaines et tout le temps ? C’est une question à discuter. Mais un mécanisme pour débloquer un problème et prendre rapidement une décision, ça nous manque, c’est clair. »

Un état fédéral en adolescence… ou en déliquescence ? « Je vois qu’aujourd’hui notre système fonctionne. Au plus haut de la crise sanitaire, on l’a fait fonctionner notamment parce qu’autour de la table on avait des personnes de bonne volonté. On avait des ministres présidents qui se connaissaient bien et on a tous compris qu’on attendait de nous d’être efficace ensemble. » Une efficacité qui pour le Premier ministre est une des clés pour détourner des électeurs de l’extrême droite : « Des gens sont inquiets et se demandent qui est là pour les protéger. C’est alors que nous devons nous redresser. Et c’est ce qu’on fait. Regardons la vaccination : on est un des meilleurs pays d’Europe. C’est avec ce genre de choses, c’est de cette façon qu’on convainc un public : on est là pour vous. »

Le sujet chaud de la semaine, c’est la Hongrie et son projet de loi qui discrimine les homosexuels. Pourrait-on chasser ce pays de l’Union européenne ? « L’Europe est un club qui a des règles. Ce n’est pas un supermarché dans lequel on choisit ce qu’on prend ou non. Dans le cas de la Hongrie, elle prend beaucoup de financements européens, des financements (…) Mais il est aussi normal que l’Europe soit une union de valeurs de respect, de non-discrimination. Et là il est clair que la Hongrie est allée trop loin. »

La Belgique a été à l’initiative ces derniers jours de la confrontation directe avec le Premier ministre hongrois Viktor Orbàn. Rien à voir avec le hasard, explique Alexander De Croo : « Après ma déclaration au Parlement jeudi dernier, nous avons décidé au kern que chaque ministre belge présent dans un Conseil européen, ferait un aparté avec son collègue hongrois pour lui dire que ce projet de loi n’était pas acceptable. » Une confrontation qui a culminé lors d’un Conseil européen d’une densité visiblement inédite.

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10 Commentaires

  • Posté par Albin S. Carré, lundi 28 juin 2021, 15:08

    Ce gouvernement a montré qu'il pouvait anéantir la démocratie au moyen de quelques arrêtés ministériels et que la population ne bronchait pas! Conclusion: Pourquoi faudrait-il se gêner dans le futur? Lorsque l'on sacrifie la liberté à la sécurité, on fini par se retrouver privé des deux!

  • Posté par Joute Dodo, samedi 26 juin 2021, 21:54

    Certaines décisions doivent être prises au fédéral dit-il. La condition sine qua non est qu'elles soient prises par des flamands en faveur de la flandre-flanders. Autrement, elles doivent être brusquement prises au niveau régional. Dommage que de croo ne le précise pas. Et, est-ce un artefact des journalistes? De croo s'attribue t-il tous les mérites du travail gouvernemental? Est-il narcissique à ce point-là? Car le travail au niveau de l'UE, ce n'est certainement pas de croo qui l'a fait (il n'a rien fait au niveau européen). Ce travail à l'UE, c'est grâce à Sophie Wilmes qui a abattu un travail de força en quelques mois.

  • Posté par Staquet Jean-Marie, samedi 26 juin 2021, 19:52

    Le drapeau arc-en-ciel flotte sur la mairie de Budapest aujourd’hui. Aucun char d’assaut à l’horizon. Étrange.

  • Posté par deghelt Rudi, samedi 26 juin 2021, 14:26

    Parole d'un looser.

  • Posté par Bonisseur de La Bath Adolphe, samedi 26 juin 2021, 10:12

    "Reussir"? Meme si on prends leurs données officiels, la Belgique a le pire bilan de mortalité per capita du Covid en Europe Occidentale. Belgique 219, Italie 211, UK 191, Espagne 171, France 165, Allemagne 109, Pays-Bas 103. Donc le fiston De Croo qui raconte des salades, et les journaloupes aux ordres qui ne posent pas les vraies questions. Quelle honte !

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