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Grève de la faim des sans-papiers: «Les grévistes utilisent leur corps et leur humanité à défaut du vote»

Plus de 400 sans-papiers ont cessé de s’alimenter depuis six semaines pour réclamer leur régularisation. Pour Johanna Siméant-Germanos, professeure en sciences politiques spécialiste de ce mode d’action politique, il y a urgence à négocier.

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Journaliste au service Enquêtes Temps de lecture: 7 min

Le 23 mai, quelque 475 sans-papiers, revendiquant l’instauration de critères clairs de régularisation entamaient une grève de la faim sur plusieurs sites d’occupation bruxellois. Tenant d’une position ferme, le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, a proposé la création d’une « zone neutre » vendredi, permettant aux grévistes de prendre connaissance de leurs droits et de l’état de leur dossier, mais pas question officiellement de négocier. Le Vice-Premier Pierre-Yves Dermagne (PS) a de son côté appelé à la tenue d’une conférence interministérielle sur le sujet. Un coup de pression soutenu dans la foulée par Ecolo, par la voix de son coprésident Jean-Marc Nollet : « J’ai parfaitement conscience que l’accord du gouvernement ne prévoit pas de régularisation collective. Mais je sais aussi que le secrétaire d’Etat a la marge de manœuvre pour trouver des solutions humaines. »

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14 Commentaires

  • Posté par Theys Jos, dimanche 27 juin 2021, 20:41

    Les professeures en sciences politiques qui enseignent ce mode d'action politique commettent de l'instigation au suicide. Il faut prendre des mesures contre les prêcheurs de chantage dont les comités qui soutiennent ceux qui mettent leur corps et leur santé en péril pour servir leur cause politique. Cette société n'accepte pas les dictees de groupes qui imposent à la communauté: "c'est à vous de vous occuper de moi" si non...La marge de manoeuvre est dans les mains des grévistes. Qu'ils mangent et qu'ils s'en aillent, cet état les aidera à le faire.

  • Posté par J.-M. Tameyre, dimanche 27 juin 2021, 19:26

    Comment oser parler d'apartheid quand ces réfugiés qui exercent maintenant un chantage infect auraient dû depuis longtemps être renvoyés chez eux ? Ce sont ces discours culpabilisants, ce laxisme et cette médiocrité politique qui créent l'indifférence. Bravo à M. Nollet et à ses conseils en communication de considérer que ses concitoyens sont sans coeur ! Je m'occupe d'un réfugié, qui a son statut, son parcours et son histoire reconnus. Ça existe et ça marche. M. Mahdi a bien raison de ne pas céder.

  • Posté par Dupont Vincienne, mardi 29 juin 2021, 23:53

    +1

  • Posté par ladeuze olivier, dimanche 27 juin 2021, 19:22

    Les traiter de profiteur d'alloc alors qu'ils ne veulent que travailler, là c'est aller trop loin, j'espère que vous n'êtes qu'un troll et que vous ne le pensez pas vraiment (ou alors vous devez être bien malheureux cher monsieur). Ouvrir la porte serait l'ouvrir à 2 à 3 milliards de personne, ingérable en conservant notre (riche) niveau de vie, donc non désolé la majorité des européens ne veut pas que vous restiez et une grêve de la faim c'est un choix personnel pas la démocratie (mais à regret, un choix égoïste assumé du bout des lèvres).

  • Posté par Esquenet Alexandre, dimanche 27 juin 2021, 18:34

    Quand ils auront fait leur devoir de citoyen (visa, travail, intégration) ils pourront prétendrent à leur droits. Facile de mettre les savates sur le bureau et dire elles sont ou mes allocations dont j'ai droit?

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