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Régionales en France: maintenant, une nouvelle bataille présidentielle commence!

Le deuxième tour des régionales frappe durement les deux favoris de 2022. À l’Elysée, le roi est plus nu que jamais. À l’extrême droite, Marine Le Pen entre en turbulences. La droite accélère.

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Envoyée permanente à Paris Temps de lecture: 5 min

Le second tour des élections régionales n’aura pas renversé la table. Avec un taux d’abstention à peine moins élevé que le chiffre historique atteint la semaine dernière - lire par ailleurs - , le Rassemblement national et la majorité présidentielle sont les deux grands perdants de ce dernier scrutin à dix mois de l’élection élyséenne.

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29 Commentaires

  • Posté par Van Obberghen Paul, lundi 28 juin 2021, 15:56

    @ Björn Deckers : Je ne suis pas de ceux qui pensent TINA. Il y a des alternatives, à condition qu'elles ne soient pas mutuellement exclusives. On ne peut pas tout liquider pour mettre en place quelque chose d'autre dont on ne connait ni l'efficaté, ni la pertinence. Que Margaret Tatcher et Ronald Reagan aient pratiqué un libéralisme économique outrancier, que vous qualifiez d'"Ultra", avec un cortège de catastrophes sociales à la clé, cela ne fait aucun doute, mais dire qu'Hollande aurait fait de même, il y a vraiment de la marge. Même Macron ne pratique pas un libéralisme économique aussi caricatural. Je crois qu'aujourd'hui, au moins chez nous, le risque de voir ce type de libéralisme revenir à la charge est très faible. Par ailleurs, je ne suis pas non plus de ceux qui confondent l'essence du mouvement "gillet jaune" et les violences intolérables qui ont eu lieu (et qui auront encore lieu) en marge des manifestations. Le mouvement "gillet jaune" est un signe de l'épuisement de la démocratie représentative traditionnelle. Ceux-là ne sont pas tellement déçus, ce qui est peu dire, par ceux qui sont supposés les représenter, que convaincus que personne, qui que ce soit, ne saurait dûment les représenter. C'est du reste l'échec de ce mouvement qui n'a jamais réussi à se structurer, rejetant immédiatement toute personne qui essaierait de les coordonner en prétendant les représenter. Ce sont ceux-là dont je parlais qui ne croient plus en la Démocratie et seraient éventuellemment prêts à faire confiance à un nouveau tyran à la Donald Trump. Puisque la Démocratie ne fonctionne supposément pas, essayons donc la dictature. Il y a tellement longtemps que nous n'y avons plus goûté, et après tout, en Russie et en Chine, tout cela ne se passe pas si mal que ça, n'est-ce pas? Clairement, il faut repenser la Démocratie pour ré-incorporer le "Démo" dans la "cratie". C'est parce que le peuple ne se sent plus inclus dans le processus démocratique qu'il est tenté de la rejeter. Il faut donc, et d'urgence, l'y réintégrer au risque de la voir disparaître à jamais. Les gilets jaunes, c'est un signal d'alarme retentissant qu'il ne faut pas ignorer, et je ne pense pas que ça soit le cas. Pour ce qui est des violences policières en France, il y a clairement là un problème systémique sérieux, mais il ne faut pas oublier les violences inouïes et injustifiables auxquelles les forces de l'ordre ont dû faire face.

  • Posté par Deckers Björn, mardi 29 juin 2021, 7:17

    Nous tomberons une fois encore au moins d'accord sur ce point, la crise du système démocratique représentatif ne doit pas aboutir à moins de démocratie (ce n'est évidemment pas mon propos) mais à plus de démocratie. La participation citoyenne, sous diverses forme et en particulier sous la forme d'assemblée citoyenne. Un exercice a été tenté par Macron concédons cela sur la question environnementale. Mais il faut faire très attention dans une situation particulièrement inflammable comme en France actuellement. En effet, quand on voit toutes les propositions finalement non retenues par l'exécutif dans le rapport proposé par l'assemblée citoyenne, on ne peut que conclure deux possibilités, soit dans le "meilleur" des cas, Macron commet une faut à posteriori et c'est de toutes façon problématique, soit pire encore et rien ne permet de l'exclure, il a initié le projet pour se faire un coup de pub en sachant parfaitement à l'avance qu'il aurait à dégonfler la baudruche après. Dans les deux cas, c'est bien d'avoir "essayé" mais si c'est pour jeter le document à la poubelle après, c'est pire encore que de ne rien faire. Car à ce moment là pour revenir à votre propos, les citoyens seraient hélas fondé d'en tirer les pires conclusions possible. Le système représentatif gangrené par la ploutocratie est a bout de souffle.

  • Posté par Deckers Björn, lundi 28 juin 2021, 14:45

    @VINCENT Patrick, je vous remercie de rectifier vous même. Le mouvement des Gilets jaunes était un mouvement populaire. Qu'il y aie eu ici ou là des casseurs venu pervetir le mouvement. Qu'il y aie eu même reconnaissons le de toutes façons l'un ou l'autre débordement chez les protestataires, c'est une évidence encore, même si ce n'est pas une raison pour jeter l'opprobre sur tous les gilets jaunes comme vous le faites. Pour le reste, en parlant de "bisounours", vous évoquez bien peu la violence policière qui s'est abattue sur ces manifestants de la base. Démocratie vous dites? Car pour info, la démocratie, ce n'est pas seulement des élections pièges à cons hein! Pour le reste encore, vous croyez plus aux "bisounours" que moi puisque vous croyez à la démocratie sans l'influence écrasante des financiers. Hors, pour le coup, ceux là sont des méchants, et encore chez nous ils font encore dans le soft, aux USA, ils tapent déjà plus fort et au Bangladesh, même les enfants n'ont pas de droit. Non, en effet, le monde n'est pas peuplé de bisounours, mais souvent d'idiots utiles qui les laisse faire!

  • Posté par Trevisan Lucio, lundi 28 juin 2021, 14:19

    Le vote obligatoire garant de la démocratie ? Non, il est garant de la particratie actuelle où le monde politique se remplit les poches impunément : 62 ministres, présidents et secrétaires d'Etat, ces "Canada Dry" politiques, ces ministres déguisés qui ont parfois plus de pouvoir que certains ministres (voir Théo Franken dans le gouvernement Michel) Ils n'ont même pas la décence de faire semblant de réduire leur nombre ou leur rétribution et vous voulez que le bon peuple continue à participer à cette mascarade ? D'autant plus qu'il est évident que quel que soit le parti (ou les partis) au pouvoir, c'est le monde financier qui dirige ce pays et l'Europe.

  • Posté par Deckers Björn, mardi 29 juin 2021, 7:21

    Le vote obligatoire est une garantie que tous iront voté. Il a été largement démontré dans les pays où le droit de vote n'est pas une obligation que le premier électorat à bouder les urnes sont les plus humbles. Je ne pense donc pas que ce soit une bonne idée de le supprimer, surtout pas. Par contre, comme certains l'ont dit, il faut peut-etre réfléchir à une forme de représentation du mécontentement de l'offre politique (sièges vides pour les votes blancs et autres propositions à étudier).

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