Athlétisme: Sha’Carri Richardson reconnaît avoir été contrôlée positive et ne disputera pas le 100 m aux Jeux de Tokyo

@AFP
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Coup de tonnerre dans le monde du sprint américain. Sha’Carri Richardson, 21 ans, la nouvelle « bombe » du 100 m, qu’elle avait facilement remporté en 10.86 lors des « trials » à Eugene, il y a deux semaines, y a été contrôlée positive au cannabis, selon le quotidien jamaïcain The Gleaner, confirmé par le New York Times. Le cannabis figure sur les listes de l’Agence mondiale antidopage et peut entraîner une suspension d’un mois à deux ans.

Richardson, suspendue un mois à compter du 28 juin par l’Agence américaine antidopage (Usada), a évoqué « un état émotionnel douloureux » après avoir appris la mort de sa mère biologique, pour justifier la prise de stupéfiant. « Je voudrais dire à mes fans, ma famille et mes sponsors que je m’excuse », s’est défendue Richardson lors de l’émission télévisée Today, sur la chaîne NBC. « A vous tous, je présente mes excuses pour ne pas avoir su comment contrôler mes émotions pendant cette période », a-t-elle ajouté.

Ce test positif, qu’elle a implicitement reconnu sur les réseaux sociaux en précisant « I am human » via Twitter, va la priver, du coup, des JO, ses trois dauphines lors du 100 m des sélections grimpant d’un rang au classement de l’épreuve.

Ce sont désormais Javianne Olivier, Teahna Daniels et Jenna Prandini qui défendront les couleurs américaines sur la ligne droite à Tokyo. Un changement qui devrait faire les affaires des Jamaïquaines Shelley-Ann Fraser-Pryce et Elaine Thompson, les deux dernières championnes olympiques du 100 m, que l’on se réjouissait de voir affronter la nouvelle étoile montante du sprint.

Sha’Carri Richardson, souvent comparée à Florence Griffith-Joyner à laquelle elle s’identifie, était apparue au firmament du sprint en 2019, en réussissant un chrono de 10.75 sur 100 m, sans pour autant réussir à se qualifier pour les Mondiaux de Doha. Cette année, elle avait confirmé en avril en s’imposant en 10.72, le 6e temps de l’histoire, lors d’un meeting en Floride, avant de courir à deux reprises le même jour en 10.74 et 10.77, un mois plus tard, à Walnut, en Californie. Tout cela, donc, avant de reporter brillamment le 100 m des sélections olympiques.

Grosse personnalité, entraînée par l’ancien sprinter Dennis Mitchell dans le même groupe que Justin Gatlin, Sha’Carri Richardson a un vrai sens du spectacle. Lors des « trials », les révélations de son histoire personnelle, elle qui a été élevée par sa grand-mère biologique après avoir été abandonnée par sa mère, avaient marqué les esprits.

 
 
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