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Coronavirus: le Portugal est aussi préoccupant que l’Inde ou le Brésil selon Erika Vlieghe

Pour l’infectiologue, les variants du coronavirus sont à présent dominants dans ces pays et l’épidémie gagne du terrain

Temps de lecture: 2 min

L’infectiologue et présidente du Gems, le groupe d’experts sanitaires qui conseille les autorités, Erika Vlieghe, considère que la situation sanitaire du Portugal est tout aussi préoccupante que celle de l’Inde, du Brésil et de l’Afrique du Sud. Dans ces pays, des variants du coronavirus sont à présent dominants et l’épidémie gagne du terrain, a-t-elle souligné vendredi dans l’émission « De Ochtend » sur Radio 1.

Les voyages constituent « un facteur de risque important », a-t-elle souligné. « Tout dépend de la manière dont on voyage et ce que l’on fait sur place. Parcourir la Bretagne à deux en mobile-home, ce n’est pas la même chose que de sortir tous les soirs dans une station balnéaire du Sud ».

Pour Erika Vlieghe, le Portugal est une destination à risque, au même titre que des pays plus lointains. « Il existe une liste de pays où circulent massivement des variants inquiétants du coronavirus, comme le variant delta, et où l’épidémie gagne du terrain. L’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil y sont repris, comme d’autres pays hors Europe. Mais le Portugal coche lui aussi les mêmes cases », a argumenté l’infectiologue.

Actuellement, les personnes qui se rendent au Portugal depuis la Belgique en avion doivent se munir d’un test PCR négatif ou, depuis le 1er juillet, d’un certificat européen de vaccination contre le covid. Pour les voyages en voiture, le test n’est pas obligatoire mais « fortement recommandé ».

Depuis ce vendredi, un couvre-feu nocturne est à nouveau d’application dans 45 communes portugaises, dont Lisbonne. Les cafés et restaurants doivent tirer le volet à 22h30 en semaine et à 15h30 le week-end. La mesure vise à contrer le rebond de l’épidémie alors que le Portugal a franchi mercredi la barre des 2.000 nouveaux cas en 24 heures. Il s’agit du plus grand nombre de contaminations enregistré depuis la mi-février, quand le pays de 10 millions d’habitants se trouvait soumis à un confinement général.

Côté vaccination, plus de 50 % de la population portugaise a déjà reçu une première injection et 32 % est complètement vaccinée, selon les données de la Direction générale de santé (DGS).

 

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13 Commentaires

  • Posté par Linard Robert, vendredi 2 juillet 2021, 21:47

    Toujours aussi risque zéro sans aucune considération pour la population

  • Posté par Patris Frédéric, vendredi 2 juillet 2021, 17:03

    Les plus vulnérables sont massivement vaccinés donc même si les cas positifs augmentent, ce seront surtout des nombres mais sans réel impact sur les hospitalisations. Ce que je crains le plus c'est qu'on impose encore aux gens qui se seront fait vaccinés des restrictions diverses et variées pour éviter qu'ils ne contaminent ceux qui, au nom de leur liberté, auront choisi de ne pas se faire vacciner ... eux sont "libres" de ne pas se faire vacciner et donc d'assumer les éventuelles conséquences et il serait donc normal que nous, vaccinés, soyons "libres" de faire ce qui nous plaît.

  • Posté par massacry olivier, vendredi 2 juillet 2021, 23:58

    Il est hélas encore un peu trop tôt pour partager votre avis, la campagne de vaccination est en cours, certains n'ont pas encore reçu leur seconde dose, et sont donc toujours potentiellement vulnérable

  • Posté par Derweduez Michel, vendredi 2 juillet 2021, 15:38

    Je pense qu'elle n'est jamais sortie de sa Flandre natale et suis certain qu'elle n'a jamais mis les pieds dans aucun de ces trois pays. Et ou alors, elle est complètement "aware" ...

  • Posté par Henrotin Christophe , vendredi 2 juillet 2021, 15:26

    Et c'est reparti, à peine 1 mois de semi-liberté surveillée et on repart pour un tour de psychose, le Delta plane au dessus de nous (eh oui un peu d'humour) arrêtez de prédire des catastrophes en permanence, il y aura au moins 70% de totalement vaccinés pour début septembre, les chiffres que ces pseudo spécialistes avaient recommandés et maintenant ils continuent de surrenchérir dans le catastrophisme.

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