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Euro 2020: énorme déception pour la Belgique, éliminée par l'Italie en quart de finale

L’aventure s’arrête là pour la Belgique, qui n’est jamais parvenue à recoller au score malgré de belles occasions.

Temps de lecture: 4 min

La Belgique n’est pas parvenue à se qualifier pour le dernier carré de l’Euro 2020 de football. Vendredi à Munich, les Diables Rouges se sont inclinés 1-2 devant l’Italie.

C’est avec Kevin De Bruyne, totalement prêt à jouer, mais sans Eden Hazard, même pas sur la feuille de match, que la Belgique a entamé son quatrième quart de finale consécutif dans un tournoi majeur. Pour remplacer son capitaine, Roberto Martinez a surpris en lançant le benjamin du groupe Jérémy Doku, 19 ans et 10 caps au compteur.

Côté italien, le capitaine Giorgio Chiellini a retrouvé sa place dans l’axe central alors que Roberto Mancini a préféré Federico Chiesa à Domenico Berardi sur le côté droit de l’attaque.

Le match n’a pas connu de round d’observation, Romelu Lukaku héritant d’un premier ballon dans la profondeur dans les premières secondes et Jérémy Doku faisant parler son accélération sur le flanc gauche à deux reprises en cinq minutes.

La Belgique a cru encaisser le premier goal à la 13e minute sur coup franc mais la réalisation italienne, signée Leonardo Bonucci, a été annulée en raison d’une position de hors-jeu de son compère en défense Chiellini.

Après deux tirs belges contrés, Kevin De Bruyne s’est procuré la première grosse occasion de la partie. En reconversion offensive, le joueur de City s’est ouvert le chemin du but mais sa frappe du gauche a été brillamment contrée par Gianluigi Donnarumma (22e).

Sur un nouveau contre, Lukaku a contraint le néo-portier du PSG à une nouvelle parade (26e). Pas en reste, la Squadra Azzurra a répliqué avec des tentatives de Chiesa et de Lorenzo Insigne (27e).

Les Diables ont encaissé le premier but à la suite d’une erreur de relance signée Jan Vertonghen. Le ballon, récupéré à l’entrée de la surface, est arrivé dans les pieds de Nicolo Barrela dont le tir croisé a trompé Thibaut Courtois (0-1, 31e).

La phalange de Roberto Mancini, sur un tir brossé de Chiesa aux 20 mètres, est d’abord passée proche du break (41e) avant d’y parvenir sur un effort individuel d’Insigne. L’équipier de Dries Mertens à Naples a effacé Tielemans avant d’ajuster Courtois d’un magnifique envoi (0-2, 44e).

Touchée mais pas abattue, la Belgique est parvenue à réagir avant la pause. Sur un débordement de Doku, Di Lorenzo a commis l’irréparable, envoyant Lukaku au point de pénalty. L’attaquant de l’Inter ne s’est pas fait prier pour réduire l’écart (1-2, 45e+2).

Au retour des vestiaires, Doku, sur une nouvelle accélération sur son flanc gauche, a pris de vitesse Verratti mais son centre n’a pas trouvé preneur (55e). Alors que l’Italie avait la mainmise sur l’entrejeu, Doku a trouvé De Bruyne dans la profondeur dont le centre a trouvé Lukaku. La reprise de ’Big Rom’ filait au but mais Leonardo Spinazzola, de la cuisse, empêchait les Diables d’égaliser (61e).

Décidé à injecter du sang neuf, Martinez a fait monter Dries Mertens et Nacer Chadli à la 69e. C’est d’ailleurs sur une action impliquant les deux joueurs que la Belgique a porté le danger dans la boite, en vain. C’est aussi sur cette action que Chadli s’est blessé et a directement dû céder sa place à Dennis Praet (74e).

La fin de match, hachée, a vu la Belgique lancer ses dernières forces dans la bataille pour arracher l’égalisation. C’est une nouvelle fois sur un slalom de Jérémy Doku que le danger en venu. Après avoir passé deux adversaires, son tir est passé au-dessus du cadre italien (84e). Thibaut Courtois est bien monté sur le dernier corner mais il n’a rien donné. Pas assez tranchante sur le plan offensif, la Belgique a été logiquement battue par la Squadra, qui défiera l’Espagne pour une place en finale.

Tombée contre une équipe italienne efficace, joueuse, très bien organisée et roublarde, la Belgique n’a pas été capable de faire mieux qu’en 2016, année de son élimination contre le pays de Galles au même stade de la compétition.

En début de soirée, l’Espagne a eu besoin des prolongations et de la séance de tirs au but pour se défaire de la Suisse (1-1, 3-1 t.a.b.), pourtant réduite à 10 à la 77e. La Roja de Luis Enrique a déjà joué 120 minutes contre la Croatie en huitièmes de finale.

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31 Commentaires

  • Posté par Crombez Benoit, dimanche 4 juillet 2021, 11:14

    Génération dorée.. hahaha Dans les années 90 c'était quoi? Preud'homme, Albert,Grün,Gerets, Clijsters,Van der Elst.. Scifo,Ceulemans,Degryse....sans blague !

  • Posté par Stoob Spyridon, dimanche 4 juillet 2021, 18:46

    Génération dorée? Si c'est pour les millions qu'ils gagnent alors oui c'est une Génération dorée. Et quand par exemple Kevin De Bruyne brille avec Manchester City on oublie qu'il a des coéquipier peut être meilleurs que ceux de l'équipe nationale. Mais comme cela a été dit c'est cette foutue place de numéro 1 qui aveugle et fait croire que nous sommes les meilleurs alors que les résultats disent le contraire. A la télé j'ai entendu un chroniqueur dire malgré l'absence de trophée on devrait s'emerveiller des matches comme contre le japon ou le Brésil en 2018. Au bout c'est la troisième (et respectable) place mais qui ne prouve pas grand chose, il l'y a que victoire finale qui compte. Les Pays Bas ont eu une équipe encore plus dorée que la notre mais sans palmarès et à part des spécialistes qui se rappelle les nom des la plupart des ses joueurs?

  • Posté par Crombez Benoit, dimanche 4 juillet 2021, 11:16

    Et j'oublie Wilmots!! Si seulement on l'avait eu hier comme joueur !! Lui il allait au charbon.

  • Posté par curto calogero, samedi 3 juillet 2021, 14:00

    La seule erreur des Belges, c'est d'avoir vu trop tard, qu'ils avaient une arme redoutable pour battre l'Italie, le jeune Doku, a été ignorer par ses coéquipier durant 45'minutes, c'est lorsque il va chercher le penalty, que ils ont ouvert les yeux, en deuxième partie il a reçu beaucoup plus de ballon et à créer du danger, qui aurait pu faire basculer le match, les consignes aurait dès le départ jouer sur Doku, l'erreur de Martinez.

  • Posté par Weissenberg André, samedi 3 juillet 2021, 12:43

    On apprécie la lucidité de certains, comme Thomas Meunier (cfr article du Soir de ce matin). Au moins, on pourra se consoler en se disant que les joueurs étaient toujours parfaitement conscients de leurs limites intrinsèques et pas dupes du battage médiatique ni victimes de l'effet d'emballement dû aux spéculations insensées déconnectées de la réalité. Cette équipe avait tout à prouver. Elle est sans aucun doute aussi la meilleure équipe belge jamais alignée (encore que ...). Elle est capable de battre n'importe quelle équipe de seconde zone, et, dans un bon jour, avec de la chance (cfr. le commentaire de CR7) peut-être même en mesure de surprendre un cador, comme on l'a vu pour le Portugal et comme on a failli le voir avec la France en 2018. Mais que cela ne nous monte pas à la tête: "génération dorée" ou pas, présence dans l'équipe belge de joueurs évoluant en PL ou dans d'autres championnats plus relevés que le belge, les Diables rouges n'ont le niveau d'aucun des cadors, comme il ressort de la différence marquée dans la façon dont l'Allemagne et la Belgique ont battu le Portugal dans cet Euro. Lukaku sert au mieux de cache-misère et d'épouvantail à moineaux. Pour éventuellement faire mieux que les résultats récents, et à fortiori pour décrocher un titre ou un trophée, il faudra continuer à croiser les doigts pour que soit réunie enfin une conjonction optimale de circonstances favorables, comme ce fut le cas pour le Danemark en 1992 ou pour la Grèce en 2004 ou encore pour l'équipe croate vice-championne du monde en 2018.

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