Euro 2020

«Goût amer», «rêve brisé»: la presse belge déçue après l’élimination des Diables rouges

«Goût amer», «rêve brisé»: la presse belge déçue après l’élimination des Diables rouges
AFP

Quatre qualifications d’affilée en quarts de finale d’un grand tournoi n’auront pas suffi aux Diables Rouges pour décrocher le Graal. L’équipe nationale belge, première mondiale, n’a toujours aucun titre à son palmarès. Et le temps presse pour cette génération, notent de manière unanime les médias belges ce samedi matin.

« Un échec ? A coup sûr une déception », écrit Christophe Berti, le rédacteur en chef du Soir. « Peut-on parler pour autant de la fin de cette génération dorée qui a tant séduit les supporters belges depuis près de 10 ans ? C’est une fin… à moitié », poursuit-il, rappelant que la Coupe du monde au Qatar n’aura lieu que dans un an et demi en novembre 2022. Peut-être la dernière possibilité pour les Diables de revenir avec un trophée.

« Au bout du compte, même si cette défaite n’est pas humiliante, elle laisse forcément un goût amer en bouche, car quand une équipe belge peut compter dans ses rangs des pointures comme Courtois, De Bruyne et Lukaku, on se dit que tout est possible. Ou plutôt, on se le disait », conclut-il.

Cette génération « avait tout pour décrocher un titre, un trophée. Il n’en est rien… pour le moment. (…) Alors cette génération dorée est-elle une génération gâchée ? », s’interroge Grégory Bayet dans Le Soir et Sudpresse. « Ce serait malhonnête de le dire tant elle a fait vibrer les foules ». Reste un rendez-vous crucial pour les Diables : le Qatar. « Un Mondial comme possible sortie royale pour un groupe qui a fait rêver plus de 11 millions de B Belges depuis une petite dizaine d’années ! ».

« Rêve brisé » titrent La Libre et La Dernière Heure. « Ce nouvel échec sera difficile à digérer ».

Pour les deux journaux, ainsi que pour L’Avenir, les Diables ont simplement « été battus par plus forts qu’eux ». « Tactiquement et techniquement, les Italiens étaient au-dessus mais c’est l’écart de rage de vaincre qui était le plus marquant ». Un nouvel échec qui fait craindre pour la suite. « Plus les échecs en tournoi s’enchaînent et plus il va devenir difficile de remobiliser la génération dorée », concluent-ils.

Echo similaire du côté de De Morgen, qui note aussi la supériorité italienne. « L’Italie était trop forte, trop intelligente, trop bonne et trop maligne pour une Belgique meurtrie », écrit le quotidien flamand, ajoutant néanmoins que ce match a été « très attractif et de loin le plus beau et le plus intense de l’Euro 2021 ».

Le Standaard reste, lui, avec un arrière-goût amer. « On est venu, on s’est battu mais on a perdu » au terme d’un match digne « d’une montagne russe ». « Sur le papier, cette génération dorée mérite mieux qu’une élimination en quart de finale. Mais dans la pratique, il s’avère très difficile de remporter ce trophée mérité », regrette le journal.

« Cette génération risque également d’entrer dans l’histoire comme ‘les champions du cœur’. Mais même cela est désormais en péril. Car ce titre honorifique est non seulement quelque peu terni par ce tournoi, mais il est aussi éphémère. Ce qui reste à long terme, c’est le palmarès, et celui-ci reste douloureusement vide pour cette génération au plus haut niveau », alerte le Standaard, qui compte sur la Coupe du monde au Qatar pour changer la donne.

« Ciao, les enfants dorés du football », titre Het Laatste Nieuws, qui se penche déjà justement vers l’avenir. « Nous devrons nous rajeunir lors de la Coupe du monde au Qatar l’année prochaine. Et s’amuser davantage », comme l’Italie l’a fait ce vendredi soir.

La Gazet Van Antwerpen a particulièrement été déçue par la performance des Diables rouges, à l’exception de Jérémy Doku, 19 ans. « Des éloges pour ce jeune homme, mais quand il est le joueur le plus dangereux, ça en dit long. Ca veut dire que quelque chose ne va pas chez les autres », note le journal. « Il n’est pas facile de gagner un grand tournoi. Il faut être là aux bons moments. C’est le cas dans la phase d’éliminations. Mais les Diables rouges n’étaient pas là », regrette le quotidien.

Het Belang van Limburg est moins dur. « Ce n’est pas honteux de perdre contre l’Italie », assure le journal, « mais la conclusion reste aussi difficile qu’elle est vraie : encore une fois, pas de titre ». Peu importe le mérite ou le talent de l’équipe nationale belge, elle reste sans trophée. « La Belgique est déjà numéro un au classement de la FIFA depuis le 20 septembre 2018. Qu’est-ce que vous obtenez pour un tel résultat ? Existe-t-il une coupe avec l’inscription ‘1 017 jours meilleure équipe du monde’ ? Bien sûr que non. Et peu importe comment on le présente, c’est exactement ce dont il s’agit : gagner des trophées », rappelle le journal.

 
 
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