Georges-Louis Bouchez répond à Ihsane Haouach: «Des erreurs graves de raisonnement»

Georges-Louis Bouchez répond à Ihsane Haouach: «Des erreurs graves de raisonnement»
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La commissaire du gouvernement à l’Institut pour l’égalité hommes-femmes envisage de déposer plainte contre Corentin de Salle (MR). Ce mercredi après-midi, lors du conseil d’administration de l’Institut pour l’égalité hommes-femmes, il a demandé à Ihsane Haouach, commissaire du gouvernement, de ne pas porter son voile lors de sa participation au conseil, ou de s’abstenir de siéger. Interviewée par « Le Soir », elle s’est exprimée pour la première fois, à titre personnel précise-t-elle. « Clairement, c’était une domination masculine envers une femme, il ne se serait jamais permis ce ton-là avec un homme. Je sentais vraiment une oppression, une tentative de domination. J’ai toujours voulu croire que c’était un débat sur la neutralité. Mercredi, j’ai compris que c’est un débat qui a un fond sexiste et raciste. », explique-t-elle.

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, lui a répondu via Twitter ce samedi. « La commissaire du gouvernement à l’institut pour l’égalité homme femme considère que le débat sur la neutralité est raciste et sexiste. Au delà de la manœuvre visant à discréditer ceux qui ne pensent pas comme elle, il y a deux erreurs graves de raisonnement, déclare l’homme politique. Celles ci posent question sur sa place à cette fonction et ses connaissances pour pouvoir en assumer l’ensemble des aspects. 1. Raciste: ignorance que le combat pour la neutralité et la sécularisation de la société a débuté il y a plusieurs siècles à l’égard du catholicisme. Cela n’a donc rien à voir avec le voile mais bien avec tous les signes convictionnels qu’ils soient religieux, philosophiques et politiques. 2. Sexiste: c’est ahurissant de résumer le port de signes convictionnels à un signe convictionnel qu’une religion réserve aux femmes. Le simple fait que ce signe convictionnel soit réservé aux femmes peut certainement être analysé comme sexiste mais pas le fait de le viser au même titre qu’une croix, une kippa ou un t-shirt d’un parti politique. »

« En conséquence, la commissaire du gouvernement prouve de la sorte que son diplôme de Solvay ne lui a pas permis d’acquérir les compétences philosophiques et historiques qui paraissent indispensables dans un institut de l’égalité homme femme. La question de sa capacité et de ses compétences à gérer ce mandat se pose donc clairement aux yeux du MR », déclare Georges-Louis Bouchez.

 
 
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