Festivals de l’été: du théâtre, les pieds dans l’herbe

Au festival « Il est temps d'en rire » au lac de Genval on pourra voir le « Prince de Danemark » d'Emmanuel Dekoninck.
Au festival « Il est temps d'en rire » au lac de Genval on pourra voir le « Prince de Danemark » d'Emmanuel Dekoninck. - Yves Druart.

Cet été, les amateurs de scène à la chlorophylle seront gâtés. Ils pourront commencer leur marathon sur gazon avec Il est temps d’en rire, festival installé sur les bords du lac de Genval (du 1/8 au 4/9, lire notre article en pages 50-51). En juillet, vous pourrez déguster une comédie de Marc Camoletti, et en août, vous y savourerez des plateaux d’humour, entre autres surprises scéniques dans un cadre qui s’assume bobo, avec ses transats au bord du lac.

Autre option pour les amateurs d’herbe fraîche, le festival de Chassepierre (21 et 22/8). Si le rendez-vous traditionnel des arts de la rue et du cirque, dans le petit village gaumais, se décline en version réduite cette année, il n’en perdra pas moins sa saveur artistico-champêtre. Cette année, le festival sera divisé en trois zones distinctes. A chaque zone, donc, ses propres représentations, ses spectateurs, ses lieux de restauration. Jusque six spectacles seront programmés, différents selon les lieux, mais les mêmes durant les deux journées. Au total, une vingtaine de compagnies belges et internationales et jusqu’à 3.000 personnes fouleront les rues et prairies du festival. A l’abbaye de Villers-la-Ville , rafraîchie par les imposantes ruines cisterciennes, l’herbe vous chatouillera aussi les doigts de pied (même si l’on conseille tout de même de chaudes godasses aux plus frileux) tandis que vous découvrirez Le petit prince (du 13/7 au 8/8) de Saint-Exupéry, dans une mise en scène d’Alexis Goslain, avec trois comédiens sur scène et une pléthore d’artistes en vidéo. En termes d’excursion en pré vert, on se doit ici de mentionner Jacques , inspiré de l’univers de Jacques … Prévert (du 13 au 23/7). Le spectacle de et par Nicolas Buysse et Greg Houben prendra ses quartiers au Théâtre de Verdure, de la Citadelle de Namur. Citons encore la Marche des Philosophes (du 6 au 17/7) qui fait escale, chaque soir, dans un jardin différent. Soutenue par le Centre culturel du Brabant wallon, la Cie des Chemins de Terre rallie chaque nouvelle étape à pied, logeant chez l’habitant, chez qui elle dépose son spectacle poético-philosophique, Ni cage ni nid.

Stavelot, Spa, Silly : le théâtre en décentralisation

La tradition remonte aux années 50. À l’époque, le Théâtre National, en mission de « décentralisation », quittait son plateau bruxellois pour partir en villégiature dans la ville thermale de Spa. C’est ainsi que fut créé, en 1959, le Festival Royal de Théâtre de Spa où le « TNB » présentait les spectacles de sa saison écoulée. Aujourd’hui, plus question d’une quelconque tutelle de la capitale : l’événement, rebaptisé aujourd’hui Royal Festival de Spa, s’est complètement émancipé pour offrir une vitrine diversifiée des arts vivants en Belgique francophone. On y retrouve des reprises, parmi les spectacles qui ont marqué théâtres et centres culturels dans la saison, mais aussi des créations.

Le premier à dégainer cet été c’est le Festival Vacances Théâtre Stavelot (VTS) qui se déroulera  du 2 au 10 juillet dans le cadre exceptionnel de l’ancienne abbaye de Stavelot.
Le premier à dégainer cet été c’est le Festival Vacances Théâtre Stavelot (VTS) qui se déroulera du 2 au 10 juillet dans le cadre exceptionnel de l’ancienne abbaye de Stavelot. - Belgaimage.

Cet été, le Royal Festival de Spa (du 10 au 22/8) poursuit sa réjouissante mue, ne se cantonnant plus seulement au théâtre classique, de texte, mais s’ouvrant aussi bien au théâtre plus visuel – il vous faut absolument rattraper Dimanche des compagnies Focus et Chaliwaté, théâtre d’objet sur le réchauffement climatique, sacré meilleur spectacle aux derniers Prix de la Critique ! – qu’aux spectacles d’humour pur. Dans ce registre, ne ratez pas Au suivant! de Guillermo Guiz, lui aussi sacré par les Prix de la Critique. À côté des reprises dont on a déjà dit beaucoup de bien ( Avant la fin de Catherine Graindorge, Le dernier salut de Nicolas Buysse, Juke-Box Opéra de Julie Mossay, etc.), le festival aligne une brochette réjouissante de créations : citons 84 minutes d’amour avant l’apocalypse d’Emmanuel Dekoninck, qui ose remettre un thème injustement ringardisé – l’amour – au centre de son écriture. Citons aussi Notre-Dame de Paris, chef-d’œuvre de Victor Hugo revisité par Thierry Debroux, qui essuiera les plâtres à Spa avant de fouler les planches de Paris et Bruxelles (au Théâtre du Parc). Karen de Paduwa, Julie Duroisin, le Théâtre d’Un Jour : impossible de citer tous les artistes passionnants qui ponctueront le mois d’août à Spa.

Si le Théâtre National n’a plus ses habitudes estivales à Spa, il n’a pas pour autant abandonné ses envies d’itinérance. Depuis l’été dernier, l’institution phare reprend la route, emmenant dans son baluchon une série de spectacles, formes courtes, rencontres, ateliers, expositions, apéros poésie. Cette fois, c’est sur la fin de l’été que se concentre le festival Ouvertures (du 21/8 au 12/9) qui fera escale à la Maison de la Culture de Famenne-Ardenne, à Central à la Louvière, à la Maison culturelle d’Ath et au Centre culturel de Soumagne. Mais le premier à dégainer, cet été, cette opération de rattrapage estival, loin de la capitale, c’est le Festival Vacances Théâtre Stavelot (VTS) qui se déroule en juillet (du 2 au 10/7). Dans le cadre exceptionnel de l’ancienne abbaye de Stavelot, un des hauts lieux touristiques et culturels de Wallonie, au cœur de l’Ardenne belge, le festival VTS propose une affiche proprement alléchante. Annulée au Théâtre de Poche cette saison à cause de la pandémie, la création de Zaï Zaï, par le collectif Mensuel se fera notamment à Stavelot. Adaptée de la BD de Fabcaro, la pièce prend la forme d’un road-movie absurde et délirant, sur les traces d’un quidam, qui pour avoir oublié sa carte de fidélité du magasin (alors qu’elle était dans son autre pantalon), devient le sujet principal du récit médiatique et se retrouve tour à tour ennemi public nº 1, symbole d’une liberté nouvelle, chouchou des médias, puis martyr pris au piège dans un jeu qui le dépasse. L’équipe, qui a déjà fait un carton avec Blockbuster , devrait, ici encore, concocter un spectacle jouissif et multiforme.

Pour le reste de la programmation, ce sont surtout des reprises, mais quelles reprises ! On peut d’ores et déjà vous conseiller chaleureusement Muzungu , récit autobiographique de Vincent Marganne, Belge né et élevé au Burundi. L’auteur et comédien assume un récit courageux en cette ère de revendications décoloniales. Mis en scène par Serge Demoulin et accompagné par Edson Anibal, il compose avec pudeur les contradictions propres au « Muzungu » (homme blanc) d’Afrique. D’autres « musts » sont à cocher dans votre agenda, comme NinaLisa , odyssée musicale et théâtrale sur Lisa et Nina Simone, ou encore Cerise sur le ghetto de et par Sam Touzani, qui interroge notre société à partir de son histoire familiale. Concert de Cali, spectacle d’impro ou mentalisme, le festival VTS varie allègrement les plaisirs.

A Silly (Thoricourt), le théâtre se décentralise mais surtout, il bat la campagne. Dans la grange du château de Thoricourt, sous chapiteau, derrière l’école, à la Guinguette ou au bois de Silly, le festival Théâtre au Vert est la formule la plus champêtre de l’été (du 17 au 22/8). Création, jeune public, théâtre musical, spectacles intimistes ou grand charivari, œuvres plus pointues ou grand public : la palette est large cette année encore. Le jeune public sera particulièrement gâté, grâce à la présence de compagnies réputées en matière de théâtre pour enfants, comme Arts et Couleurs, mais aussi Les Pieds dans le vent. Dans Bouches , les marionnettes sont de bavardes mâchoires qui montrent joyeusement les dents. Après une année à bâillonner nos bouches derrière des masques, voilà qui fera du bien. Les mélomanes seront aussi à la fête grâce à un programme très musical avec Mô, Hommage à la chanteuse Maurane , par la Caravane des Artistes, L’Héautontimorouménos d’après Charles Baudelaire, mis en chant par le Théâtre de la Chute, ou encore Flash Party de Mireille Bailly, qui ne fait pas secret de ses intentions : «  Pendant toute cette année, nous avons été privés de fêtes, l’idée centrale du spectacle est de les rattraper ! »

L’ambiance sera décidément festive à Silly avec les Baladins du Miroir, fidèles au rendez-vous, mais aussi Fritland , l’un des blockbusters de la saison : ancien fritier devenu auteur et comédien, Zenel Laci déballe sa vie comme on dore une bintje : sans chichi mais avec feu. Il nous fait voyager des montagnes du Kosovo au parvis de la Bourse, de Jules Verne à Bruce Lee, des forges de Clabecq à la rue d’Aerschot, d’une ambiance balkanique digne de Kusturica aux nuits interlopes bruxelloises.

En scène pour la vie de château

Nul besoin de déployer de l’entregent aristocrate, de dégainer un nom à particule ou de casser sa tirelire pour s’offrir la vie de château cet été. Votre sésame ? Un ticket d’entrée à l’un des nombreux festivals estivaux qui se la jouent châtelains. Prenez le plus ancien : La Tournée des Châteaux , organisée par le Théâtre des Galeries. Château fort de Feluy à Seneffe, château d’Havré, château de Trazegnies, château de Villers-St-Gertrude : on ne compte plus les escales cossues que vous propose l’événement nomade. Annulé l’été dernier, pour cause de pandémie, Le béret de la tortue , vaudeville de Jean Dell et Gérald Sibleyras, prendra bel et bien la route cette année (du 19/7 au 29/8), s’arrêtant dans de magnifiques demeures de Belgique francophone mais aussi dans des cours de fermette et autres sites pittoresques. Le pitch ? Trois couples partagent une villa de bord de mer pour les vacances. Mais, peu à peu, l’ambiance se détériore… Chaque couple convoite la chambre de l’autre et toutes les perfidies sont possibles pour pourrir, finalement, les vacances de tout le monde.

Bruxellons (du 10/7 au 27/9) a pris l’habitude de se déployer au  château du Karreveld ,  à Molenbeek.
Bruxellons (du 10/7 au 27/9) a pris l’habitude de se déployer au château du Karreveld , à Molenbeek. - D.R.

Plus sédentaire mais non moins réjouissant, Bruxellons (du 10/7 au 27/9) a pris l’habitude de se déployer au château du Karreveld , à Molenbeek. Comme chaque année, l’équipe fait le pari d’une comédie musicale qui n’a rien à envier aux moyens déployés à Londres ou Broadway. Cette année, c’est Blood Brothers de Willy Russel qui enchantera les adeptes de « musicals ». Mais Bruxellons, c’est aussi un festival de reprises. Parmi les succès théâtraux à rattraper sous les étoiles, citons Les meilleurs alliés , face-à- face mémorable entre De Gaulle et Churchill, porté par Pascal Racan et Michel De Warzée. Mais aussi La Convivialité , spectacle drôle et érudit d’Arnaud Hoedt et Jérôme Piron pour remettre en question le dogme de l’orthographe française. Shirley Valentine de Willy Russel, Une vie sur mesure de Cédric Chapuis, Ceci n’est pas une Framboise Frivole  : autant de valeurs sûres à rattraper en plein air.

Dans le Condroz aussi, on vous invite au château. Au château de Modave plus précisément, près de Huy, où la compagnie Lazzi a pris l’habitude de vous faire déambuler dans les recoins les plus chics de la demeure. Cette année, l’équipe a concocté un spectacle itinérant, Éclats! (du 16/7 au 1/8), qui se décline en trois comédies, écrites et interprétées par Évelyne Rambeaux, Pascale Vander Zypen et Stéphane Stubbé. Dans le Hainaut, au château de Belœil , c’est dans le parc que devrait s’opérer la magie. Avec ses Nocturnales (du 31/7 au 15/8), Luc Petit a jeté son dévolu sur Le Petit Chaperon rouge. Pendant deux semaines, un spectacle son et lumière redonnera vie au célèbre conte de Perrault, les alentours du château prenant les traits de la forêt chère au grand méchant loup. Si la rêverie sera le maître-mot de cette balade nocturne au château de Belœil, l’ambiance sera plutôt à la loufoquerie au château d’Hélécine pour Le Départ de la compagnie Pop Up et de la Maison Ephémère (du 28/7 au 7/8 au château d’Hélécine mais aussi les 15 et 16/8 au Royal Festival de Spa et le 19/8 au festival Théâtre au Vert à Silly). Quatre acteurs et actrices, un acrobate, un danseur et une télévision feront trembler les parois d’une caravane posée au bord de l’eau. On y suivra les tentatives désespérées d’un fils pour quitter le nid, s’éloigner d’une mère débordante d’amour et d’un père vissé à sa télévision.

Mons, Liège, Namur, Bruxelles : de la vie dans la ville

Non, les grandes villes ne sont pas mortes (mornes ?) pendant l’été. Cette année, c’est d’ailleurs plus vrai que jamais. Parce que les théâtres ont été paralysés une bonne partie de l’année, chacun met les bouchées doubles pour rattraper le temps passé, quitte à investir une période généralement creuse : l’été. C’est ainsi que de nouveaux festivals voient le jour, surtout en août, pour résorber les embouteillages de spectacles qui se créent et redonner de l’emploi, dès que possible, aux artistes.

A Namur par exemple se tiendra Doux mois d’août (du 21/8 au 5/9), principalement en plein air, aux abords du Théâtre de Namur et des Abattoirs de Bomel. Vous pourrez vous abreuver d’histoires autour d’artistes comme Zenel Laci ( Fritland ), David Murgia ( L’âme des cafards ), Anthony Foladore ( Je suis une histoire ), Julie Berès ( Désobéir ) ou encore Joëlle Sambi (slam poétique). Ce festival, premier du nom, se veut avant tout accessible, mêlant le théâtre à la danse urbaine (festival Détours), à l’humour ( Kroll en scène ) et au théâtre jeune public ( Les 7 nains du Théâtre Magnétic.) Il y aura de l’international (avec notamment C’est la vie de Mohamed El Khatib) et du belge, beaucoup de belge. Profitez-en pour rattraper deux spectacles singuliers et passionnants : Home de Magrit Coulon (belle jeune découverte) et Francis sauve le monde de la Cie Victor B. (attention, humour noir de noir !)

«Désobéir» de Julie Berès se jouera à Namur dans le cadre du festival Doux mois d’août du 21/8 au 5/9.
«Désobéir» de Julie Berès se jouera à Namur dans le cadre du festival Doux mois d’août du 21/8 au 5/9. - Axelle De Russé.

À Liège aussi, on grignote sur l’été pour créer un nouveau rendez-vous : Scènes d’été (du 18/8 au 3/9). Contrairement à Namur, le Théâtre de Liège fait le pari de l’intérieur puisque c’est dans la Salle de la Grande Main que se tiendra une affiche canon. Visez plutôt : Fabrice Murgia ( La dernière nuit du monde ), le Raoul Collectif ( Une Cérémonie ), Felwine Sarr ( Liberté, j’aurai habité ton rêve jusqu’au dernier soir ), Wim Vandekeybus ( Traces ) : de grands noms traversent ce festival qui peut se targuer d’accueillir quelques grosses productions tout droit venues du Festival d’Avignon, quelques semaines plus tôt. Rien que ça ! Citons encore le bien nommé Blockbuster du collectif Mensuel, qui continue une tournée phénoménale, mais aussi Macbettu , un Macbeth joué en sarde par la compagnie Teatropersona, jamais montré en Belgique.

À Mons, pour compenser l’absence du traditionnel Festival au Carré, en juillet, annulé à cause du contexte sanitaire, on a mis sur pied une programmation estivale intitulée C’est l’été sur Mars! (du 1/7 au 26/8) qui verra les arts vivants se décliner sous toutes les formes : théâtre, danse, musique, performances, cirque. D’un côté, on pourra y retrouver des spectacles en salle, dont quelques premières mondiales comme La Dernière nuit du monde de Fabrice Murgia et Laurent Gaudé, présentée à Mons avant Avignon. Mais aussi l’improbable Jackie Chan et moi , fable hallucinée digne d’un Hollywood chinois. Ou encore Projet fantôme , le nouveau spectacle d’Etienne Saglio, maître de magie nouvelle. D’un autre côté, vous pourrez découvrir des projets singuliers, en extérieur, dans l’espace public : l’explosif Faro Faro de la compagnie ivoirienne N’SOLEH invitera motards, danseurs, jets setters, boucaniers et DJ déchaînés à s’affronter sur le ring, tandis que la Clinic Orgasm Society réconciliera les amoureux du sport et de l’art dans M*A*TT*C*H en revisitant le combat des chefs Björn Borg et John McEnroe lors de la finale du Wimbledon 1981. Marionnettes, arts de la rue, circuit musical dans les villages voisins : les Montois ne sauront plus où donner de la tête !

Bruxelles ne sera pas en reste avec le Festival des Brigittines (du 12 au 28/8). Sur la thématique « Notre cœur bat ailleurs », des spectacles venus de Belgique mais aussi de France, du Canada, de Suisse, d’Italie, d’Israël, de Grèce et d’Espagne, proposeront des chorégraphies singulières, des formes scéniques insolites, qui vous ouvrent l’imaginaire.

En bref

KunstenFestivaldesArts

Du 1 au 8/7. Festival international des arts de la scène, le «Kunsten» se décline aussi en été cette année. Faye Driscoll, Jaha Koo, Wichaya Artamat, Lina Lapelyte, Nacera Beleza : ne manquez pas ces pointures venues du monde entier avec des univers déroutants.

Circus in the Park

Du 2 au 23/7. Après Circus in the City qui a réveillé la Vi(ll)e au cœur de l’hiver, l’Espace Catastrophe présente Circus in the park, un joyeux focus sur la création circassienne en espace public, dans le parc Victoria à Koekelberg.

Le Zomer à Anvers

Du 6/7 au 5/9. Se la couler douce, les pieds dans le sable, au bord de l’Escaut, avant de savourer des spectacles de cirque et autres formes singulières d’art vivant, c’est, chaque été, la promesse réjouissante que nous fait le Zomer van Antwerpen. Outre les films en plein air et les concerts dans les quartiers, vous pourrez découvrir de singuliers spectacles. Citons notamment les Black Blues Brothers, qui font le tour du monde avec un hommage spectaculaire au film légendaire The Blues Brothers . Pénétrez dans un bar américain, où tables et chaises font soudain partie des acrobaties de cinq frères kenyans. Citons encore Tina, la nouvelle création circassienne de Patrick Masset : cinq acrobates équilibrent les choses les plus étranges, sur les rythmes d’un trio jazz et soul. Ça va swinguer à Anvers !

Trouble

Du 7 au 11/7. Le rendez-vous de la performance à Bruxelles revient. Organisée par le Studio Thor, à Saint-Josse, cette biennale mêle arts visuels, danse contemporaine, théâtre expérimental, ou scène nocturne. Venus de Bruxelles ou de New York, les propositions feront la part belle aux femmes, aux queers, aux personnes racisées ou minorisées, pour une vision de l’art plus diverse.

Festival du conte de Chiny

Les 10 et 11/7. En 2021, le Festival interculturel du conte de Chiny se réinvente et se met en marche ! Vous pourrez écouter conteuses et conteurs au fil de balades bucoliques et dans des endroits insolites du village de Chiny et ailleurs. Les rues seront animées et pleines de joie. Aline Fernande vous mettra en jambes avec sa gym tonic, des histoires sortiront des fenêtres, un vélo kamishibai vous émerveillera tandis que la Potée de contes à la liégeoise vous régalera de récits savoureux. Italia Gaeta et Gilles Gheraille vous embarqueront dans des histoires d’amour qui finissent mal au cœur d’un vieux cimetière tandis que Sylvie Alexandre et Caroline Six vous parleront elles aussi d’amour… au sein d’un château.

Théâtres Nomades

Du 19 au 22/8. Longtemps installé dans le Parc de Bruxelles, ce festival de la Cie des Nouveaux Disparus déménage cet été au bois de la Cambre. Fidèles à leurs habitudes, ils y métamorphoseront le lieu en un véritable village nomade.

Le Magic Land Théâtre en tournée

Tout l’été. L’équipe du Magic Land a décidé de ne pas céder au marasme ambiant et de mettre au point des formes nouvelles d’intervention. Cet été, ce n’est pas un mais trois spectacles que ces joyeux lurons proposent en extérieur : une création (La botte du diable) et deux reprises (Le légende du King Arthur et Don Giovanni). Vous les croiserez donc à Nivelles, Waremme, Waterloo, Bastogne, Bouillon, Bruxelles, Ittre, etc. dans des sites divers et variés.

www.magicland-theatre.com.

 
 
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