Colruyt condamné pour rupture abusive de contrat avec les abattoirs Verbist

Colruyt avait unilatéralement rompu son contrat, qui régulait une relation vieille de 38 ans, après des perquisitions de l'Afsca. Celles-ci avaient mis au jour des infractions relatives à des falsifications des renseignements sur la date de congélation de la viande et à une non-conformité des produits. La licence avait été retirée à l'abattoir et celui-ci a fait faillite. 

Selon la défense de la famille, avant ce scandale, il n'y avait jamais eu le moindre problème entre Colruyt et le groupe Verbist. L'avocat ajoute d'ailleurs que l'entreprise familiale n'avait même jamais reçu de signalement de rappel de l'Afsca auparavant. "L'Afsca était régulièrement présente avec plusieurs enquêteurs, et ils ont toujours eu libre accès au site de Bastogne."

Le scandale de Veviba serait dès lors, selon la famille Verbist, une action orchestrée par des politiciens wallons.

Le tribunal bruxellois a en tout cas estimé que la rupture de contrat était abusive et le groupe Colruyt a été condamné pour n'avoir pas honoré ses dernières factures, et devra verser des dommages et intérêts pour rupture abusive de contrat avec la famille Verbist.

 
 
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