Vivre plus longtemps et en meilleure santé grâce aux nouveaux traitements contre le cancer

Les progrès de la médecine permettent à la population belge de vivre plus longtemps et en meilleure santé. C’est ce qui ressort de l’étude « Twenty years of high societal impact – The Value of Medicines in Belgium » commandée par pharma.be. Depuis 1990, l’espérance de vie de la population a augmenté de 4,1 ans pour les femmes et même de 5,8 ans pour les hommes pour atteindre une moyenne de 81 ans. Le nombre de décès prématurés a diminué de près d’un quart au cours des vingt dernières années. On doit une grande partie de ce gain de santé aux percées réalisées dans le domaine des nouveaux médicaments, dont ceux destinés au traitement du cancer.

Le cancer demeure une cause de décès majeure

Environ un homme sur trois et une femme sur quatre développent un cancer avant leur 75e anniversaire. Et malheureusement, le cancer reste l’une des principales causes de décès dans notre pays (25 % d’entre eux), d’où l’importance cruciale de la recherche de traitements toujours plus performants pour traiter cette maladie. Les entreprises pharmaceutiques de notre pays s’y attellent également. Avec plus de 503 demandes approuvées l’année dernière, la Belgique est le deuxième pays d’Europe en termes de nombre d’essais cliniques. Le cancer est la maladie la plus étudiée, puisqu’il représente plus de 35 % des essais autorisés. L’avantage majeur qu’implique la conduite d’autant d’essais cliniques dans notre pays est que les patients ont accès à des traitements innovants et prometteurs avant même qu’ils ne soient mis sur le marché.

Le gain de santé réalisé au cours des dernières décennies montre que ces constantes innovations portent leurs fruits, non seulement en termes d’augmentation de l’espérance de vie, mais aussi d’amélioration de la qualité de vie par le fait de réduire les effets secondaires des traitements.

Amélioration substantielle des chances de survie

Les progrès concernant certains types de cancers ont été spectaculaires : le nombre de patients atteints de cancer du poumon qui sont encore en vie un an après le diagnostic est dix fois plus élevé aujourd’hui qu’en 1995. Dans le cas du cancer de la peau métastatique, le nombre de patients qui vivent encore cinq ans après le diagnostic a également été multiplié par dix, passant de 5 à 50 %. Ces effets sont en grande partie dus au développement de nouveaux médicaments.

Entre 2000 et 2019, le taux de survie global des personnes atteintes d’un cancer du sein 5 ans après le diagnostic est passé de 85 à 91 %. Au cours des vingt dernières années, le nombre de chimiothérapies ou de traitements hormonaux différents destinés à soigner le cancer du sein est donc passé de 8 à 19, soit plus du double !

Prévention

Mieux vaut prévenir que guérir cependant. C’est pourquoi la recherche se concentre également sur le développement de vaccins contre le cancer. La mise sur le marché de vaccins contre le cancer du col de l’utérus pourrait réduire les cas de ce cancer de 90 %. La maladie pourrait même être complètement éradiquée. La vaccination représente un coût annuel d’à peine 24 millions d’euros. Il s’agit donc d’un investissement plus que rentable eu égard aux souffrances humaines épargnées et au coût d’opportunité économique estimé à un multiple de ce montant.

Impact économique des traitements innovants contre le cancer

La Commission européenne estime le coût économique du cancer à plus de 100 milliards d’euros par an pour l’ensemble des États membres de l’Union européenne. De meilleures possibilités de traitement peuvent contribuer à réduire ces coûts.
Étant en meilleure santé, les gens restent actifs pendant de plus nombreuses années, ce qui représente déjà un gain socio-économique majeur, surtout en période de pénurie sur le marché du travail. La prévention des décès prématurés dans la population active au cours des vingt dernières années constitue une contribution supplémentaire annuelle de 5,4 milliards d’euros à l’économie nationale.

La recherche à venir sur le cancer

Les traitements du cancer ont connu de nombreuses avancées au cours des vingt dernières années. Il reste pourtant beaucoup de chemin à parcourir – raison de plus pour continuer à investir dans la recherche et le développement de traitements contre le cancer. Récemment, des immunothérapies révolutionnaires ont déjà prouvé leur utilité dans le traitement du cancer. Entre-temps, la recherche basée sur les thérapies cellulaires et géniques a connu de nouvelles avancées. Celles-ci pourraient transformer de manière très ciblée les cellules cancéreuses en cellules normales.

D’un point de vue humain et économique, il y a donc encore beaucoup à gagner à poursuivre la recherche de nouveaux médicaments contre le cancer. La Commission européenne a déjà fait de la lutte contre le cancer une priorité dans son plan « cancer » publié récemment. Les entreprises pharmaceutiques présentes en Belgique continueront à apporter une contribution importante à la lutte contre cette maladie.

La Une Le fil info Partager
Sommaire