La Commission revoit à la hausse ses prévisions de croissance pour 2021-2022 (2)

Les prévisions restent fortement liées à l'évolution de la pandémie de coronavirus. La baisse des contaminations et les avancées des campagnes de vaccination ont permis une reprise qui a surtout profité récemment au secteur des services, note la Commission. La consommation privée connait déjà un rebond marqué. 

"En date d'hier, plus de 62% des adultes dans l'UE avaient reçu au moins une dose de vaccin, et 45% étaient pleinement vaccinés", a observé Paolo Gentiloni. Avec une récente accélération de la vaccination européenne, l'UE "a réduit l'écart avec d'autres économies avancées telles que les États-Unis et le Royaume-Uni". L'effort doit se poursuivre, a-t-il souligné, car on observe actuellement la propagation rapide du "variant delta", plus contagieux, "qui nous rappelle que nous ne sommes pas sortis" de la pandémie. 

Pour l'UE et pour la zone euro, les prévisions tablent désormais sur une croissance de 4,8% cette année et 4,5% en 2022, des chiffres revus à la hausse par rapport aux prévisions précédentes. Au printemps, l'exécutif européen avait en effet estimé la croissance à 4,2% en 2021 et 4,4% en 2022 pour l'UE, et respectivement 4,3% et 4,4% pour la zone euro. Pour la Belgique, les prévisions du printemps prévoyaient une croissance de 4,5% en 2021 et 3,7% en 2022. 

"Les économies de tous les États membres devraient avoir atteint ou dépassé leur niveau de PIB de pré-pandémie au 3e trimestre de 2022. Mais ce sera déjà le cas pour la plupart d'ici la fin de cette année", a indiqué le commissaire italien. 

L'inflation est elle aussi revue à la hausse dans les dernières prévisions de la Commission. C'est le résultat de la forte demande, la pénurie de certaines matières, et l'augmentation des prix de l'énergie et des produits de base.

On attend une inflation moyenne de 2,2% dans l'UE cette année et de 1,6 % en 2022. Pour la Belgique, les estimations sont de 2,1% en 2021 et 1,7% en 2022. "L'inflation pourrait s'avérer plus élevée que prévu, si les contraintes sur l'offre persistent davantage et que les pressions sur les prix sont répercutées plus fortement sur les prix à la consommation", prévient la Commission. En mai dernier, le taux d'inflation de la zone euro sur un an avait atteint 2%, le plus élevé depuis octobre 2018.

 
 
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