Les suppressions d'emplois chez TUI France recalées par la cour d'appel de Versailles

En n'appliquant pas "au niveau des zones d'emploi" les critères qui ont déterminé l'ordre de licenciement des salariés travaillant dans ses agences mises en vente, "la société TUI France a méconnu les dispositions" de l'article L. 1233-5 du Code du travail, et l'homologation du PSE (...) est entachée d'"une erreur de droit", estime la cour dans son arrêt daté de mardi.

Cette décision "rend leur dignité professionnelle aux salariés et représentants du personnel" de TUI France, s'est félicité dans un communiqué Lazare Razkallah, secrétaire CGT du comité social et économique (CSE), qui "invite la nouvelle direction de TUI France à travailler avec le CSE et les organisations syndicales dans un esprit de dialogue social" et "dans l'intérêt des salariés qui sont la richesse de l'entreprise".

Désormais, selon cet élu CGT, "les salariés auront deux possibilités, soit demander leur réintégration" dans l'entreprise, "si leur poste n'a pas déjà été supprimé, soit demander des dommages et intérêts en allant individuellement aux prud'hommes".

Outre les licenciements, le plan de restructuration de la branche France du numéro 1 mondial du tourisme prévoyait la fermeture des 65 agences du réseau de distribution intégrée, destinées à devenir de simples points de vente ou à être cédées à des réseaux tiers, ainsi que le regroupement des salariés sur un site unique.

 
 
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