Chaleur intense attendue au sud de l’Europe

Chaleur intense attendue au sud de l’Europe
D.R

Le mois de juin qui vient de s’achever a été le plus chaud jamais enregistré en Amérique du Nord où des conditions extrêmes persistent encore. Juin est le deuxième mois le plus chaud en Europe. A l’échelle mondiale il se classe en quatrième position. C’est le bilan que vient de tirer Copernicus, le service européen de surveillance de l’atmosphère. En Belgique aussi, le mois fut très chaud à Uccle, indique l’IRM. « Les températures furent principalement élevées durant la deuxième décade (11-20 juin). En moyenne sur ces dix jours, les températures moyennes, minimales et maximales ont battu leurs records sur la période de référence 1991-2020 ». La moyenne mensuelle de la température minimale, « particulièrement remarquable », a atteint un record absolu depuis 1892. A Uccle, elle a été de 18,6ºC (normale : 16,7ºC) ; juin occupe ainsi la troisième place des mois de juin les plus chauds dans notre pays depuis le début des mesures

Juillet ? Dans le monde, cela ne va pas s’arranger. Actuellement, les températures relevées au nord de l’Europe sont particulièrement élevées. Au-delà de 70º de latitude nord, on a pointé plus de 33ºC en Laponie finlandaise, un record depuis 1914. A la même latitude, en Norvège, le mercure a frôlé les 34ºC.

Au sud, la chaleur se manifeste également. Après la Libye, l’Algérie connaît une vague de chaleur exceptionnelle (près de 50ºC par endroits). On s’attend, en fin de semaine, à ce qu’elle s’étende en Afrique du Nord et dans le sud de l’Europe. La température pourrait grimper jusqu’à 47ºC en Espagne et jusqu’à 50ºC au Maroc (Agadir). La zone s’étendra jusqu’en Iran et au Pakistan.

Cette chaleur a des conséquences immédiates, notamment en ce qui concerne le risque d’incendies. En Colombie-Britannique, en Arizona, en Californie mais aussi en Sibérie, le risque s’est concrétisé. « Les régions de l’est de la Russie, notamment la République de Sakha dans le district fédéral d’Extrême-Orient, poursuit Copernicus, sont fortement touchées par les feux de forêt, montrant une activité intense comparable à celle des années précédentes dans cette zone ».

La chaleur n’impacte pas seulement la végétation. En Colombie-Britannique, des centaines de millions de moules, étoiles de mer, coquillages ont été victimes de la chaleur et de fortes marées basses qui les ont laissés exposés.

 
 
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