Coronavirus: que sait-on des variants epsilon et lambda?

Coronavirus: que sait-on des variants epsilon et lambda?
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Alpha, bêta, gamma, delta : le nom de ces quatre variants fait désormais partie de notre vie quotidienne. Mais, depuis quelques jours, on entend plus régulièrement parler de deux autres souches : l’epsilon et le lambda. Faut-il s’inquiéter pour autant ?

Non, à en croire Simon Dellicour, épidémiologiste à l’ULB, interrogé sur Bel RTL ce jeudi matin. « Ils sont inquiétants parce qu’ils rassemblent un certain nombre de mutations qui pourraient affecter les caractéristiques du virus, et faire qu’il pourrait se propager plus rapidement ou contourner la protection immunitaire. Une crainte qui existe pour le variant delta mais là, il semblerait que le vaccin continue à fonctionner », a-t-il expliqué. « On peut donc espérer que les vaccins restent efficaces pour les variants epsilon et lambda. » Les autorités et les scientifiques tiennent ces deux variants à l’œil mais il n’y a donc pas de quoi paniquer.

L’OMS ne considère d’ailleurs pas l’epsilon et le lambda comme des variants inquiétants mais comme des souches « à suivre ». Si leurs noms n’étaient pas connus du grand public encore récemment, il ne s’agit pas pour autant de « nouveaux » variants. L’epsilon est connu depuis bien longtemps : il a été détecté pour la première fois en mars 2020. S’il existe une étude de l’Université de Washington sur sa résistance aux anticorps parue dans la revue Science – il diminuerait de 2 à 3,5 l’efficacité des vaccins à ARN messager après deux injections –, rien ne permet d’affirmer qu’il revêt un caractère plus dangereux que le delta.

Il en va de même pour le variant lambda. Lui aussi n’a pas été découvert hier. Présente dans 32 pays, dont le Royaume-Uni, cette souche a été identifiée pour la première fois en août 2020 au Pérou. Une première étude scientifique chilienne attesterait de la contagiosité plus importante de ce variant, qui serait plus résistant à certains vaccins (les vaccins « traditionnels » et pas les ARN messager). Là aussi, une seule étude ne suffit pas à démontrer quoi que ce soit.

 
 
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