Mistral gagnant pour Nils Politt à Nîmes: ce qu’il faut retenir de la 12e étape du Tour de France

Mistral gagnant pour Nils Politt à Nîmes: ce qu’il faut retenir de la 12e étape du Tour de France
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Un retour dans la plaine pour une arrivée à Nîmes, cela sentait bon le sprint massif. Les plus attentifs avaient néanmoins pointé le mistral et l'hypothèse de bordures : un exercice dont raffolent les Quick Step et les Trek par exemple, un stress par contre pour les hommes du général, connaissant les conséquences de ces cassures.

Les craintes de ces deniers se confirmaient d'emblée, les premiers kilomètres menés tambour battant faisant exploser le peloton en plusieurs morceaux. La tempête retombait néanmoins suite à l'offensive de 13 hommes : Alaphilippe, Bissegger, Boasson Hagen, Erviti, Greipel, Henao, Küng, Mezgec, Politt, Sweeny, Swift et deux Belges, Theuns et Van Moer.

Une belle échappée, sans danger pour le classement d'une part, recensant des équipiers de Cavendish et Bouhanni d'autre part. Deux formations de sprinters qui ne roulaient donc pas au peloton, les seuls Alpecin de Philipsen forcés de constater une occasion manquée.

Partis pour se disputer le succès du jour, les fuyards collaboraient parfaitement et s'octroyaient un avantage de près de 13 minutes avant que Politt n'attaque. Si le regroupement s'opérait, le coup suivant se révélait le bon pour l'Allemand, parti avec Küng, Erviti et Sweeny.

Le jeune Australien de Lotto profitait d'une bosse pour placer un démarrage qui condamnait Küng, mais c'est Politt qui contrait pour filer vers la victoire. Plus fin et plus fort, le longiligne coureur de l'équipe Bora offrait aux siens la plus belle des consolations, un bouquet, le jour du retrait de Peter Sagan.

Tadej Pogacar, pour sa part, finissait attentif à l'avant du peloton. Un jour de récupération physique et mentale somme toute bienvenu pour le Slovène en vue des Pyrénées.

L'homme du jour

Niels Politt ne s'impose pas souvent, son dernier succès remontait à trois ans, une étape du Tour d'Allemagne. Recruté par Bora pour les classiques, il s'offre la plus grande émotion de sa carrière en s'imposant sous le soleil du Gard. Rêver des pavés de Roubaix n'empêche pas de saisir les opportunités quand elles se présentent sous d'autres latitudes.

L'équipe du jour

Habituelle spécialité des Movistar, le classement interéquipes est actuellement dominé par Bahrain-Victorious devant AG2R-Citroën et Ineos. La lanterne rouge actuelle revient à Lotto-Soudal qui pointe à plus de 3 h 30.

Les Belges du jour

Edward Theuns et Brent Van Moer ont passé leur 2e journée à l'avant après avoir chacun vécu une longue fugue en début de Tour. Respectivement 7e et 8e, ils n'ont pu accompagner le coup décisif, dominés tactiquement plus que physiquement. Les deux coureurs marquent des points dans l'optique d'une sélection pour le mondial de Louvain.

L'abandon du jour

Peter Sagan a mis un terme prématuré à son 10e Tour de France, souffrant du genou depuis la chute lors du sprint de Pontivy (entraîné au sol par Ewan). Victorieux de douze étapes et sept fois maillot vert à Paris, le Slovaque espère se rétablir à temps pour disputer la course en lignes aux Jeux de Tokyo.

Le chiffre du jour

35. La dernière victoire d'un Belge à Nîmes remonte à 1986, 35 ans déjà. Frank Hoste, qui portait alors le maillot de l'équipe Fagor, l'avait emporté dans un sprint à deux face à l'Italien Contini. Il s'agissait du 6e succès du Gantois sur le Tour.

L'image du jour

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