Mollema l'emporte à Quillan, Martin se replace: ce qu'il faut retenir de la 14e étape du Tour de France

Mollema l'emporte à Quillan, Martin se replace: ce qu'il faut retenir de la 14e étape du Tour de France
AFP

Les contreforts des Pyrénées pointent à l'horizon mais le parcours du jour, plutôt cassant avec 5 ascensions, semblait avant tout favorable aux baroudeurs et puncheurs, partant du principe que les hommes du classement général allaient attendre Andorre pour s'expliquer, ce dimanche.

Une constante dans ce Tour, la bagarre dès le baisser du drapeau pour provoquer l'échappée. Un trio avec Alaphilippe et Mohoric laissait trop d'équipes insatisfaites derrière et devait s'incliner, au même titre qu'un autre essai de 5 hommes, repris à hauteur du sprint intermédiaire de Lavelanet.

Le Col de Montségur voyait enfin à Poels et Woods – concurrents dans la quête du maillot à pois - de s'extraire, rejoint par Cattaneo d'abord et sept poursuivants ensuite : Chaves, Fraile, Konrad, Higuita, G. Martin, Meintjes et Mollema. Le retour d'un quatuor français (Gesbert, Madouas, Pacher et Rolland) à 60 bornes du but donnait à l'échappée sa forme définitive et. décisive.

Mollema tentait d'y aller en solitaire et se ménageait rapidement un viatique d'une minute. Dominé par Van Aert sur les pentes du Mont Ventoux, le Néerlandais gérait parfaitement l'ultime difficulté, le Col de Saint-Louis. Un écart inchangé lui permettait de filer vers Quillan et s'offrir une belle récompense pour son caractère offensif. Quatre ans après son succès au Puy-en-Velay, il pouvait savourer et lever les bras dans les Pyrénées Orientales.

Au sein du groupe des poursuivants, Guillaume Martin effectuait la bonne opération du jour, se replaçant au 2e rang du classement. A la veille de l'étape-reine, Pogacar se dote d'un nouveau dauphin, un coureur français qui peut rêver d'un podium à Paris !

L'homme du jour

Affûté et volontaire, Bauke Mollema a réussi un joli numéro, un raid de 42 bornes en solitaire pour l'emporter. Le natif de Groningue décroche ici son 2e bouquet au Tour après celui conquis en 2017 au Puy-en-Velay. A 34 ans, pour sa 11e participation, il apporte aussi à sa formation Trek le fruit des efforts menés depuis le départ breton.

L'attaquant du jour

Malgré une chute en descente, Michael Woods a mené à bien son entreprise du jour, à savoir récolter de précieux points au classement de meilleur grimpeur. A la lutte avec Poels, le Canadien de l'équipe Israël a pris le dessus pour gagner le droit de monter sur le podium à Quillan et revêtir le maillot à pois.

La bonne affaire du jour

Parti en contre, Guillaume Martin croyait en ses chances mais n'imaginait peut-être pas l'excellente opération qu'il allait réaliser. En préservant 5 min25 d'avance sur le peloton, le grimpeur de Cofidis remonte au 2e rang du général, à 4 minutes du maillot jaune. Le philosophe du peloton ne se contente pas de penser, il concrétise avec bonheur. Un Français aussi bien classé après 14 étapes ? Ce n'était plus arrivé depuis Richard Virenque...

Le chiffre du jour

45. Voici 45 ans jour pour jour, le 10 juillet 1976, Lucien Van Impe s'imposait en solitaire au Pla d'Adet et récupérait le maillot jaune. Huit jours plus tard, le coureur de l'équipe Gitane triomphait à Paris, la dernière victoire d'un coureur belge au Tour.

L'image du jour

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous