Wimbledon: Ashleigh Barty a réalisé son rêve d’enfant

Le bisou de la n°1, 10 ans après son sacre chez les juniores.
Le bisou de la n°1, 10 ans après son sacre chez les juniores. - AFP

Les émotions auront supplanté la qualité de cette finale dames qui a perdu tout fil rouge dès le début. Et en tout premier lieu, ce sont les nerfs qui ont figé la pauvre Karolina Pliskova, incapable de prendre un seul des 14 premiers points, et menée 4-0 après seulement 11 minutes !

L’ex nº1 mondiale avait pourtant déjà connu les honneurs d’une finale en Grand Chelem (US Open 2016), mais à Wimbledon, c’est une autre histoire, au propre comme au figuré.

Ash Barty, elle, avait démarré cette finale pied au plancher, mais elle ne s’attendait certainement pas à se retrouver si vite quasi… seule sur le Central. Et c’est presque l’Australienne, après un très mauvais jeu de service, qui remettait la Tchèque dans le match. « Enfin », pouvait-on lire sur les visages des 15.000 fans qui étaient venus pour voir du spectacle et pas une exécution.

Karolina Pliskova trouvait petit à petit ses marques, mais ce n’était pas encore grandiose puisque c’est Ash Barty qui s’envolait à 6-3, 3-1, avec un œil déjà sur le fameux plateau (le Rosewater Dish). S’est-elle vue championne trop vite ? Sans doute, puisqu’elle disparaissait du match alors que, cette fois, Pliskova avait le cran d’y croire encore pour enfin lâcher ses grands services et coups droits. L’Australienne servait à 6-5 pour le titre, mais c’est la Tchèque qui décrochait le tie-break (4-7), pour offrir une 3e manche plutôt inattendue, au vu des circonstances. Le duel allait-il enfin voir lieu ? Non, car une fois de plus, c’est Ash Barty qui poussait sur l’accélérateur pour mener 3-0 et, cette fois, elle ne laissait plus filer (4-1, 5-2 et puis 6-3).

Et là, définitivement, elle pouvait lâcher toute l’émotion emmagasinée, les genoux pliés, les mains sur sa casquette et les larmes aux yeux. Deux ans après son sacre à Roland-Garros, elle ajoutait le trophée dont elle avait rêvé toute son enfance. « C’est mieux que tout ce que j’avais imaginé », glissait-elle en regardant son clan. « Je remercie mon équipe pour tous les sacrifices consentis dans le but de réaliser mes rêves… Je n’ai pas beaucoup dormi la nuit dernière, j’espère qu’Evonne est fière de moi ».

Elle l’est certainement pour cette championne à l’incroyable destinée. Elle qui avait mis un terme à sa carrière à 18 ans, pour tenter une carrière pro en cricket…

Elle se ravisait deux ans plus tard. La voici désormais nº1 mondiale, sacrée à Roland-Garros et à Wimbledon !

 
 
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