Georges Dallemagne (CDH): «Le rapport des renseignements sur Ihsane Haouach est inquiétant»

Georges Dallemagne (CDH): «Le rapport des renseignements sur Ihsane Haouach est inquiétant»
Belga.

Ce lundi matin, au micro de Thomas Gadisseux sur La Première (RTBF), Georges Dallemagne (CDH) exige des explications de la part du Premier ministre concernant la démission d’Ihsane Haouach. En effet, pour le député fédéral, le rapport concernant des liens potentiels entre Ihsane Haouach et les Frères musulmans pose question. « On apprend que mercredi soir, la Sûreté de l’Etat envoie un rapport au ministre de la Justice. Nous avons eu un débat très important sur le sujet jeudi après-midi et personne au sein du gouvernement ne fait mention de cette note dont on apprend tout à coup l’existence vendredi. Donc, j’aimerais savoir quel était le niveau d’information de la secrétaire d’Etat (Sarah Schiltz, Ecolo), du Premier ministre libéral (Alexander De Croo), du ministre de la Justice (Vincent Van Quickenborne, Open VLD). Qu’est-ce qu’il y a dans ce rapport ? Qui est, quoi qu’on en dise, inquiétant. »

Selon le député fédéral, il est normal que la Sûreté de l’Etat fasse un rapport sur une personnalité publique. « Je pense qu’on est tout à fait dans le rôle d’un service de renseignement. Dans le rôle d’un état de droit qui informe un gouvernement de ce qu’elle connaît. On a reproché l’inverse concernant l’affaire Jürgen Conings dans laquelle les services de renseignement avaient des informations mais ne les traitaient pas et ne les diffusaient pas. »

Georges Dallemagne pointe également du doigt la responsabilité du politique dans cette affaire. « Visiblement le politique ne prend pas cette responsabilité, il aurait pu. Quand on a un profil aussi militant et clivant, le politique doit agir. » Selon lui, la faute politique vient de la part de la secrétaire d’Etat. « Je ne suis pas là pour demander des têtes, je suis là pour qu’on fasse la clarté pour qu’on arrête de détourner le regard, qu’on arrête de se mettre la tête dans le sable en disant que ces questions n’existent pas. Ces questions, elles existent. Il y a des pays tiers qui exercent aujourd’hui sur notre pays une influence pour fragiliser notre démocratie et nos libertés. Ils sont parvenus à rentrer effectivement en contact avec le sommet de l’Etat. Je pense que cela mérite qu’on fasse la clarté pleine et entière là-dessus. »

Il évoque donc l’importance de rester vigilant par rapport à cette menace ainsi qu’aux Frères musulmans « qui sont très actifs et qui ont un agenda politique contraire à nos libertés fondamentales. »

 
 
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