Le marché boursier se stabilise au premier semestre, les petits investisseurs toujours là

L'année 2020 a été exceptionnelle pour les marchés boursiers, en raison d'une forte volatilité. "L'année dernière, le record absolu du nombre de transactions sur Euronext Bruxelles avait été battu, maintenant nous sommes revenus à des valeurs normales", a analysé mardi le CEO de l'opérateur boursier Vincent Van Dessel. 

La part des investisseurs particuliers avait également fortement progressé en 2020, avec des pics très importants en mars, avril et juin. S'il n'y a pas de tels pics cette année, le nombre de petits investisseurs reste toutefois élevé. "Nous constatons que le particulier est de toute façon beaucoup plus actif qu'avant la crise", note Vincent Van Dessel. Le nombre de transactions (1.085.898) dont ce type d'investisseur est à l'origine reste également supérieur à 2019 (855.671) et inférieur à 2020 (1.521.388), mais cela "doit évidemment être contextualisé dans la diminution de la volatilité et des volumes."

Selon la FSMA, l'autorité de surveillance des marchés financiers, 830.000 Belges ont effectué des transactions sur le Bel20 au cours des trois dernières années alors que le nombre d'investisseurs a doublé entre le premier trimestre de 2019 et les trois premiers mois 2021.

Euronext souligne que l'activité des investisseurs particuliers a principalement augmenté au sein du Bel20 (et autres grandes valeurs), où ils détenaient une part de marché de 2,6% au premier semestre (pour 3,6% en 2020 et 2,0% un an plus tôt). La part de marché du retail est toutefois beaucoup plus élevée dans les entreprises non-Bel20, avec 14,2%. "Ce que l'on remarque immédiatement, c'est que nous n'observons pas les mêmes pics que dans le Bel20", explique le CEO. "Le commerce de détail est de retour, a augmenté sa part de marché, mais s'est concentré sur les grandes valeurs. Et ce, alors que l'influence des investisseurs particuliers sur les entreprises à faible et moyenne valeur marchande et sur la liquidité qu'elles offrent est beaucoup plus importante."

Euronext Bruxelles réitère donc ses recommandations au gouvernement de promouvoir les investissements dans les petites entreprises, comme cela se fait dans d'autres pays. "Nous avons absolument besoin d'incitants pour amener l'investisseur particulier à investir davantage dans les petites et moyennes valeurs", insiste Vincent Van Dessel. 

L'opérateur boursier souhaite par exemple une baisse de 30 à 20% du précompte professionnel pour les entreprises dont la capitalisation boursière est inférieure à un milliard d'euros, afin de permettre à davantage de structures familiales d'être cotées. Euronext demande également que la taxe sur les transactions boursières ne soit pas appliquée aux entreprises dont la capitalisation est inférieure à un milliard, afin d'attirer davantage d'investisseurs. Selon l'opérateur, ces mesures coûteraient 24 millions d'euros au Trésor public.

 
 
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