Wall Street clôture en ordre dispersé, le marché reprend son souffle

L'indice Dow Jones a terminé en hausse de 0,15% à 34.987,02 points, à un souffle du seuil symbolique des 35.000 points encore jamais atteint en clôture, tandis que le Nasdaq a cédé 0,70% à 14.543,13 points et l'indice élargi S&P 500 0,33% à 4.360,03 points.

À l'instar de mercredi, également achevé sur une note mitigée, des investisseurs ont choisi de prendre leurs bénéfices et de vendre après la première salve de résultats d'entreprises, emmenée par les banques, qui ont toutes dépassé les attentes.

"Ça pourrait être un exemple classique d'un marché qui a été un peu vite en besogne" en poussant à la hausse, depuis plusieurs semaines, des titres en prévision de bons chiffres trimestriels, a estimé Adam Sarhan, directeur général de la société d'investissements 50 Park Investments.

Dès lors le marché "doit faire une pause et digérer tout ça", a-t-il poursuivi, ce qui "posera les bases de la prochaine séquence de hausse".

"C'est parfaitement normal", a expliqué le gérant, tout en soulignant que les grands indices n'ont fait que se tasser, sans subir de pertes importantes.

Autre facteur baissier, le manque de certitudes sur la trajectoire de l'économie mondiale, illustré mercredi par l'annonce d'un ralentissement de la croissance chinoise, avec une demande intérieure encore fragile après la pandémie de coronavirus.

Aux Etats-Unis, plusieurs indicateurs économiques publiés jeudi ont livré une image contrastée de la situation économique du pays.

L'activité manufacturière a progressé à un rythme record dans l'État de New York en juillet, et les industriels ont relevé une hausse des prix de ventes "au rythme le plus rapide jamais vu".

En revanche, l'activité dans la région de Philadelphie, considérée comme un indicateur avancé de l'économie américaine, a enregistré un ralentissement plus marqué qu'attendu, par rapport au mois dernier, tandis qu'au niveau national, la production industrielle et le taux d'utilisation des capacités industrielles ont déçu.

Sur le plan microéconomique, l'entreprise pharmaceutique américaine Biogen a chuté de 6,79% à 328,16 dollars, plombée par l'annonce que deux grands groupes hospitaliers américains, la Cleveland Clinic et le réseau Mount Sinai Health System n'administreraient pas son nouveau médicament contre la maladie d'Alzheimer, l'Aduhelm.

C'est un nouveau revers pour le laboratoire, après la modification, la semaine dernière, des recommandations d'utilisation de l'Aduhelm par l'Agence américaine des médicaments (FDA), pour le restreindre aux personnes atteintes de cas modérés de la maladie.

Également dans le secteur médical, la société américaine de biotechnologie Moderna a clôturé pour la première fois jeudi avec une capitalisation supérieure à 100 milliards de dollars. Depuis début janvier 2020, soit avant que le laboratoire n'annonce travailler sur un vaccin contre le Covid-19, la valeur du titre a été multipliée par plus de 13.

Oatly, géant du lait d'avoine a perdu 5,16% à 19,48 dollars, plombé par une note de la société Spruce Capital Management, spécialiste des ventes à découvert.

Dans son papier publié mercredi, Spruce Capital laisse entendre qu'Oatly a sous-estimé certains de ses coûts et pourrait ne jamais être rentable. Le groupe a contesté cette analyse.

Le réseau de clubs privés Soho House, prisé des célébrités, a effectué des débuts poussifs à la Bourse de New York jeudi. Après s'être introduit à un prix par action correspondant au bas de la fourchette envisagée, le titre a reculé de 9,57% pour sa première séance de cotation.

Twitter a lâché 3,13% à 68,07 dollars après avoir annoncé mercredi l'arrêt de son application Fleets, qui permettait de produire des vidéos éphémères similaires à ce que propose déjà Snapchat ou Instagram. Le réseau social a expliqué avoir pris cette décision du fait de la faible activité constatée sur Fleets, lancé en novembre dernier.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous