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Hécatombe à l’examen d’entrée en médecine

La première session de l’examen d’entrée en médecine a été particulièrement sélective : seul un candidat sur 11 a réussi contre un sur cinq l’année dernière !

Chef du service Société Temps de lecture: 3 min

L’édition de juillet de l’examen d’entrée en médecine et dentisterie a été particulièrement délétère pour les candidats. Ils étaient plus de 6.000 à s’être inscrits à l’épreuve mais 5.542 finalement l’ont réellement passée le 6 juillet.

Parmi eux, 482 lauréates et lauréats viennent d’être proclamés au terme de la délibération : 8,86 % des candidats seront donc autorisés à entamer les études. C’est, en pourcentage, moins de la moitié de la première session 2020 où près de 21 % s’étaient qualifiés (pour 17,46 % à la session de septembre). Et c’est en tout cas du jamais vu depuis la première épreuve en 2017.

Particularité de cette sélection 2021 : pour la première fois depuis la première édition, il y avait quasiment autant de candidats résidents (50,5 %) que de candidats non résidents (49,5 %), dont un nombre important de Français qui ne tentent plus le concours dans leur pays. Par ailleurs, environ 80 % du total présentaient l’examen pour la première fois.

30% de lauréats non résidents

Parmi les 482 candidats, 144 sont des “non-résidents”, soit 30 % des lauréats. « Cette proportion s’explique par le fait que, tant pour la médecine que pour la dentisterie, le nombre de réussites étant supérieur à 30 % du total des réussites, il a été nécessaire, en vertu du décret instituant l’examen, de procéder au classement prévu pour respecter le contingentement fixé pour ces filières », explique l’Ares, organisatrice du concours. « Pour la médecine, suite au classement, 134 lauréats non-résidents sur les 261 candidats non résidents répondant aux critères de réussite ont été retenus. Pour la dentisterie, suite au classement, 10 lauréats non résidents sur les 35 candidats non résidents répondant aux critères de réussite ont été retenus. En médecine, c’est la première fois depuis la création de l’examen que cette procédure est appliquée. »

Pour mémoire, l’examen comporte un total de 120 questions à choix multiples regroupées en deux parties comportant chacune deux séries de 60 questions portant sur les huit matières évaluées : quatre matières scientifiques (chimie, biologie, physique, mathématiques), d’une part ; et quatre matières relatives à la communication et à l’analyse critique de l’information (raisonnement, communication, éthique, empathie) d’autre part.

Pour réussir l’examen, il fallait obtenir une moyenne d’au moins 10/20 pour chacune des deux parties ainsi qu’un minimum de 8/20 pour chacune des huit matières.

Pour les non-proclamés, la seconde épreuve est programmée le samedi 28 août 2021, selon les mêmes modalités que le 6 juillet, c’est-à-dire en présentiel et de manière décentralisée au sein des différentes universités qui proposent un premier cycle en médecine et/ou dentisterie.

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42 Commentaires

  • Posté par Peek Frederic, dimanche 18 juillet 2021, 10:29

    10 médecin incapable de consulter

  • Posté par Noel Laurent, samedi 17 juillet 2021, 6:54

    Il faut noter que c'est la première épreuve "après Covid", c'est-à-dire après une année et demi chaotique où les élèves ont été moins bien formés suite à ces arrêts de cours à répétition et ces cours "distanciels" qui étaient en fait des jours de congé tellement ils ont été inexistants.

  • Posté par Joss mbaba, samedi 17 juillet 2021, 7:10

    @Noel…Et comment expliquer les taux de réussite record à l’université pendant ce temps…!?

  • Posté par Jaspers Marie, samedi 17 juillet 2021, 2:50

    Il y a un élément fondamental à noter : les élèves qui ont passé l'examen d'entrée en 2021 n'ont pas eu d'épreuves certificatives en 2020 et en 2021 et ils ont eu tendance à se sur-évaluer, ce qui est une source importante d'échecs!

  • Posté par Joss mbaba, samedi 17 juillet 2021, 6:54

    @Jasper Ça serait donc la faute des élèves qui se seraient surévalués et non l’enseignement qui a été absent ou déficient. Et biensur aucune pression politique de limitations aux études sur base de quotas et non des capacités des élèves.. Mais où avez-vous vécu depuis Mars 2020..!?

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