Mohoric confirme la suprématie slovène: ce qu'il faut retenir de la 19e étape du Tour de France (vidéo)

Mohoric confirme la suprématie slovène: ce qu'il faut retenir de la 19e étape du Tour de France (vidéo)
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Une étape de plaine au lendemain de la montagne ne rime pas avec récupération. Si le profil paraissait favorable aux sprinters, les coureurs offensifs savaient également qu'il s'agissait de la dernière opportunité de ce Tour avant le chrono de samedi et l'arrivée sur les Champs-Elysées. Cavendish allai-il saisir sa chance dans les Landes ou attendre dimanche ?

Dès le départ, six hommes (Bernard, Bonnamour, Clarke, Mohoric, Rutsch et Zimmerman) prenaient la fuite mais cette échappée ne convenait pas à tout le monde, 15 formations n'ayant encore rien gagné sur ce Tour. Au sprint intermédiaire, un groupe de contre de 20 unités tentait de sortir, sans obtenir l'assentiment du peloton, 14 d'entre eux finissant tout de même par s'extraire. Parmi eux notamment Ballerini, Laporte, Politt et 3 Belges : Stuyven, Theuns et Van Moer.

Ceux-là rentraient devant, pour reformer une sélection de 20 hommes, la meute derrière abandonnant toute prétention au succès du jour.

La bagarre démarrait tôt, à 45 bornes du but, les banderilles se succédaient synonymes d'autant d'efforts en contre pour les formations les mieux représentées devant. C'est pourtant Mohoric qui parvenait à se faire la belle. Lancé dans un véritable contre-la-montre avec un jour d'avance, le Slovène ne se posait aucune question. Manque de volonté, de force ou d'organisation, la poursuite n'allait jamais donner l'impression de pouvoir revenir, malgré un final défavorable à un homme seul.

Deux semaines après l'avoir emporté au Creusot, Matej Mohoric doublait la mise à Libourne au terme d'une nouvelle fugue en solitaire. Un numéro d'autant plus remarquable qu'il figurait dans la première attaque du jour.

Les accessits revenaient à Laporte et Pedersen, relégués à près d'une minute. Le peloton terminait lui à 20 minutes, au terme d'une fin d'étape somme toute paisible. Tadej Pogacar peut aborder sereinement ce week-end final. La Slovénie compte déjà cinq succès sur ce Tour et se prépare à l'apothéose.

L'homme du jour

Matej Mohoric fut longtemps une référence chez les jeunes, Champion du Monde Juniors (2012) puis Espoirs (2013). A 26 ans, déjà nanti de quelques jolis succès - dont une étape de la Vuelta, une du Giro et le classement final du BinckBank Tour - il confirme d'incroyables qualités de rouleur et une science tactique que nombreuses formations enviaient vendredi soir. Pour la 2e fois sur ce Tour, c'est lui qui offre le champagne chez Bahrain.

L'attaquant du jour

Si l'on excepte Mohoric, Christohpe Laporte s'est montré le plus entreprenant. Seul en contre derrière le Slovène, il a certes été repris avant de réussir à s'extraire pour finir 2e à Libourne, une consolation. L'équipe Cofidis essaie, toujours en quête d'un succès sur le Tour depuis 2008 et le bouquet conquis par Sylvain Chavanel à Montluçon.

Le Belge du jour

Plus que ses compatriotes présents dans l'échappée, Philippe Gilbert mérite d'être mis à l'honneur, démontrant encore une fois que sa personnalité dépasse son seul statut sportif. Deux jours après avoir sorti un cyclotouriste d'un ravin, il a expliqué que sa compagne avait adressé un colis avec de nombreux vêtements (à lui et à ses enfants) à l'attention des sinistrés de la région d'Aywaille dont il provient.

Le battu du jour

L'équipe Trek comptait 3 hommes au sein de l'échappée avec Bernard, Stuyven et Theuns mais n'a pu conclure. Plus qu'eux, 15 formations n'ont pas décroché la moindre victoire sur ce Tour et leurs actions semblent à la baisse sachant qu'il ne reste qu'un contre-la-montre et un probable sprint massif.

Le chiffre du jour

19. Libourne accueillait pour la troisième fois une arrivée d'étape. La fois précédente, pour la 4e étape du Tour 1992, un contre-la-montre par équipes y avait salué la victoire de l'équipe Panasonic. Emmenée par Maurizio Fondriest, elle recensait également Viatcheslav Ekimov, Olaf Ludwig et quatre Belges : Wilfried Nelissen, Guy Nulens, Eric Van Lancker et Marc Sergeant, actuel manager de Lotto-Soudal.

L'image du jour

EPA

 
 
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