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Nina Derwael détendue aux JO, malgré la pression: «Tout ce qui va suivre, c’est du bonus»

La gymnaste belge fait figure de favorite dans l’épreuve des barres asymétriques, mais ce n’est pas pour autant qu’elle se met plus de pression sur les épaules.

Temps de lecture: 4 min

Mercredi, Nina Derwael a pris l’avion à Bruxelles à destination de Tokyo. Depuis jeudi, la star de la gym artistique belge goûte les premiers jours de sa vie au pays du soleil levant qui pourrait la couvrir d’or olympique dans l’épreuve des barres asymétriques dont elle est la double championne du monde en titre.

« C’est agréable d’être dans un environnement différent, avec l’accent mis sur l’entraînement et les Jeux Olympiques. C’est génial de voir à quel point tout le monde est concentré et heureux d’être ici », a-t-elle déclaré dimanche après une séance d’entraînement ouverte du Belgym Team en présence de plusieurs centaines de spectateurs assis sagement et silencieusement en tribune dans les installations du Parc sportif de Kasamatsu dans la préfecture d’Ibaraki. L’équipe de gymnastique y met la dernière touche de sa préparation en vue des Jeux.

La double championne du monde aux barres asymétriques, comme les autres membres de l’équipe, a peu de liberté de mouvement en raison des règles strictes contre le Covid. Mais cela ne la dérange pas. La comparaison que certains font avec un régime carcéral n’est pas ressenti de cette manière. « C’est essentiellement salle-hôtel. Mais quand on se rend à une compétition ce n’est pas si différent à cet égard. Je n’appellerais pas ça une prison ici. »

« Très heureuse d’être ici »

Les filles de l’équipe de gymnastique remplissent bien leurs journées au Japon en vue de leur première compétition, le dimanche 25 juillet. « On se lève assez tard. Après le test PCR, nous prenons le petit-déjeuner et il est presque temps de partir pour l’entraînement. Après notre retour et le déjeuner, il est près de trois heures. À cinq heures, nous repartons pour l’entraînement et lorsque nous arrivons dans nos chambres le soir, il est souvent neuf heures et demie, dix heures. Il n’est vraiment pas difficile de se tenir occupé », assure Derwael.

Il y a cinq ans, à Rio, alors âgée de 16 ans, Derwael a effectué ses débuts olympiques. Sa dix-neuvième place en finale du concours général était tout simplement la meilleure performance belge de l’histoire aux JO. Elle n’avait été appréciée que par les spécialistes. Entre-temps, le statut de la Trudonnaire a considérablement changé après ses couronnes européennes et mondiales dans sa spécialité mais aussi ses performances en concours général aux championnats du monde (8e en 2017, 4e en 2018 et 5e en 2019).

Après une période d’intense stress en 2020, la Sportive belge de l’année 2018 et 2019 essaie d’aborder l’épreuve olympique avec la même fraîcheur d’esprit qu’en 2016.

« Tout comme à l’époque, je suis très heureuse d’être ici. J’avais à peine 16 ans et je n’avais rien à perdre. Je voulais juste tout donner et c’est ce que j’ai fait à ce moment-là. Maintenant, j’essaie de voir les choses de la même façon. Tout ce que j’ai réalisé, je l’ai déjà réalisé. Tout ce qui va suivre, c’est du bonus. J’essaie de voir les choses avec cet état d’esprit. »

Un choix de programme pas encore fixé

Mardi, un jour avant le départ pour le Japon, Derwael et les autres membres de l’équipe ont effectué un dernier test à Gand. C’était positif. Cependant, elle ne veut pas encore confirmer quel exercice elle va présenter aux barres asymétriques. Deux programmes sont sur les rails avec deux niveaux de difficulté élevés (6.5 ou 6.7).

« Le choix sera effectué juste avant la compétition », a confirmé sa coach Marjorie Heuls. « Ce qui compte c’est la note finale. Ce qui déterminera le choix c’est le pourcentage de réussite de l’exercice. On décide ensemble. C’est elle qui décidera à la fin, mais elle m’écoute en général. La décision devrait tomber après le « podium » (entraînement sur le site de la compétition, ndlr), jeudi », a précisé détendue, celle qui dirige la championne depuis son arrivée à Gand il y a dix ans. Elle n’exclut pas de changer d’exercice entre les qualifications et la finale « parce qu’il n’y a qu’un élément qui diffère. »

Quoi qu’il en soit, on attend beaucoup de Derwael. « J’essaie juste d’avoir confiance en moi et de retrouver les sensations du dernier test que j’ai effctué à Gand » a ajouté l’intéressée. « Je suis encore très détendue en ce moment et je vais essayer de continuer comme ça. »

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