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François Gemenne sur les inondations: «L’enjeu est de repenser la distribution géographique de la population»

Les inondations qu’a connues le sud du pays ne doivent pas être considérées comme un phénomène exceptionnel. Le chercheur du Giec appelle les politiques à s’adapter aux impacts du changement climatique dès maintenant.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 8 min

Alors que les eaux se retirent, que les maisons se vident de leur substance, l’heure est déjà de faire le bilan. Non pas pour que de tels événements ne se reproduisent plus, mais pour que les dégâts ne soient plus aussi dommageables sur le plan humain et matériel. François Gemenne, spécialiste des migrations climatiques et enseignant à l’université de Liège et Science Po, en est certain : « ce que nous considérions jadis comme des choses exceptionnelles va devenir la nouvelle normalité. Il va donc falloir s’y adapter. » En vidant la population des zones à risques ? Pourquoi pas…

Vous êtes originaire de Liège. Vous connaissez bien la région. Pouvait-on s’attendre à une telle catastrophe ?

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23 Commentaires

  • Posté par NIHOUL LUC, lundi 19 juillet 2021, 12:49

    Déplacer ? Qui ? Où ? Comment ? Vider les centres villes et villages qui se trouvent près des cours d'eau parce qu'on a construit massivement sur les hauteurs ? Ce qu'il faut repenser c'est l'aménagement du territoire, les nouveaux lotissements, souvent construits "un peu en dehors, un peu en hauteur" mais qui sont à l'origine du ruissellement vers les anciens centres. Il faut bien prendre garde à ne pas vider les centres des villes et villages au profit de ces lotissements. Exemple concret : un "village sorti de nulle part" : Maisoncelles, à côté de Beauraing ! Une aberration urbanistique. Et ce n'est qu'un exemple.

  • Posté par Peek Frederic, lundi 19 juillet 2021, 11:52

    Entretenir les cours d'eaux et arrêter de tous bétonné

  • Posté par VERDOODT-COLART Jean-Marie, lundi 19 juillet 2021, 11:32

    Encore un "expert", après ceux du virus, maintenant ceux du climat !! Où va t-il mettre les milliers de gens qu'il pense à déplacer ? C'est loin d'être la première fois hélas, qu'il y a des inondations en Belgique (en 1926 on ne parlait pas de réchauffement climatique)

  • Posté par ONCKELINX DANIEL, lundi 19 juillet 2021, 11:50

    Soudainement on se rappelle de 1926 même si, notamment dans la vallée de la Meuse, l'infrastructure était très différente. La canalisation des cours d'eau était bien moins évoluée. Déjà entre les inondations de l'hiver 1995 et ce jour la configuration de la haute Meuse a fortement changé. Entre Givet et Liège les dégâts ont été limités les problèmes sont apparus sur les affluents beaucoup plus sensibles à l'abondance des pluies et l'artification des sols

  • Posté par Weissenberg André, lundi 19 juillet 2021, 10:25

    On peut à bon droit se méfier en retour de tous ces "experts" adeptes du climatisme, dont l'obsession est de se servir du moindre hoquet météorologique pour démontrer leur thèse du changement climatique et du soi-disant rôle moteur de l'Homme dans celui-ci. On peut être en grande partie d'accord avec ce que développe François Gemenne dans cet article par rapport à la responsabilité des Autorités dans l'aménagement aberrant du territoire et par rapport à la nécessité future, mais aussi déjà très actuelle comme on le voit, de déplacer des populations hors de zones à risque, sans pour autant le suivre dans son imputation de responsabilité au changement climatique. On ne le suivra par conséquent pas non plus dans ses développements sur l'augmentation du risque. Ce n'est pas le risque qui augmente - il existera toujours, ainsi que le confirment les météorologues - mais ses conséquences deviennent de moins en moins acceptables et la pression augmente donc sur les Autorités. Mais intervenir à mauvais escient, sur base d'un diagnostic erroné, n'est pas la solution, lorsqu'on sait que l'aménagement aberrant du territoire est en grande partie en cause dans la gravité des conséquences. Paradoxalement, au même moment, Le Point reprend un petit diagramme dessiné par les météorologues allemands pour expliquer de manière très simple le phénomène météorologique de dépression stationnaire auquel a été confronté la semaine passée une bonne partie de l'Europe du nord. Le diagramme montre une dépression d'été coincée par des anticyclones sur nos régions au relief accidenté. Cette dépression stationnaire se charge de toute l'humidité évaporée dans les régions adjacentes couvertes par les anticyclones, pour la faire retomber sur la zone couverte par cette dépression dite stationnaire. Rien de plus simple ... C'est au sol, dans la mémoire collective et dans l'aménagement adéquat du territoire qu'il faut aller chercher les solutions. Pas dans l'idéologie climatiste ou écologiste ...

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