L’incroyable triplé de Wout van Aert: ce qu’il faut retenir de la 21e étape du Tour de France

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Un long défilé vers Paris avant un critérium mené tambour battant sur les Champs, la recette est désormais éprouvée. À l’arrivée, le sprint massif le plus prestigieux de la saison, à moins qu’un attaquant ne parvienne à déjouer les plans. Tous les regards se tournaient vers Mark Cavendish, en quête d’un 35e succès d’étape. Une ultime occasion de conclure pour les autres sprinters, Philipsen en tête. À moins que Van Aert…

Après une mise en train dans la bonne humeur et les habituelles photos souvenir, l’entrée sur les Champs marquait le début des choses sérieuses. Un trio composé de Bissegger, Konrad et Sweeny prenait les devants, mais les Quick-Step veillaient au grain. À leur tour, Schelling, Valgren et Van Moer mettaient le nez à la fenêtre et résistaient jusqu’à sept bornes de la conclusion.

La préparation du sprint pouvait commencer, un emballage différent cette fois avec une ligne d’arrivée placée 350 mètres plus loin que de coutume. Un gros boulot d’Alaphilippe lançait le train Quick-Step mais les wagons manquaient cette fois de cohésion. Privé de Morkov, Cavendish choisissait la roue de Van Aert.

Un sprint long convenait parfaitement au Champion de Belgique qui s’imposait de maîtresse manière devant Philipsen, Cavendish et Mezgec. Un fabuleux succès pour celui qui s’était déjà imposé en montagne et contre le chrono, 24 heures plus tôt.

Il gagnait ainsi le droit de monter sur le podium aux côtés de Tadej Pogacar, vainqueur de ce Tour de France pour la deuxième fois d’affilée, dix mois à peine après son premier sacre. À 22 ans, le Slovène s’érige en champion confirmé.

L’homme du jour

Quel week-end de clôture pour Wout Van Aert ! Après s’être adjugé le chrono de Saint-Emilion, le coureur d’Herentals s’est offert le plus beau sprint de l’année sur les Champs-Élysées. Il y aura perdu quelques heures de quiétude avant de prendre l’avion pour Tokyo mais sort d’un Tour de France fort d’une condition physique éclatante et d’une popularité qui n’a d’égal que son talent. Gagner en montagne, contre-la-montre et au sprint sur le Tour, en 2021 ? Un exploit, la preuve d’un talent incroyable.

L’attaquant du jour

Franck Bonnamour a attaqué une ultime fois sur les pavés des Champs, après avoir reçu le prix de super combatif du Tour. Pour sa première participation, le Breton s’est effectivement montré offensif dès la 1re étape avant de retenter sa chance à plusieurs reprises. Une belle récompense pour le coureur de la formation B&B Hôtels qui l’a emporté aux dépens de… Wout Van Aert.

Le battu du jour

Mark Cavendish n’a donc pas réussi la passe de cinq et n’a pas obtenu le 35e bouquet qui lui aurait permis de dépasser Eddy Merckx au nombre de victoires sur les routes du Tour. Battu du jour mais pas du Tour pour autant : avec quatre victoires et le maillot vert, le ManX Express a effectué un retour en force, lui qui ne devait pas prendre le départ à Brest…

Le Belge du jour

Van Aert mis à part, Jasper Philipsen a répondu présent et termine un tour d’une belle consistance, d’une régularité exemplaire. De tous les sprints disputés, le Limbourgeois d’Alpecin est le seul à s’être placé à chaque occasion : trois fois 3e, trois fois 2e, il ne lui manque qu’un succès. On imagine sa frustration mais, à 23 ans, il peut se montrer ambitieux pour les éditions à venir.

Le chiffre du jour

13.Le dernier vainqueur belge à Paris n’est autre que Gert Steegmans,. Le puisant Limbourgeois l’avait emporté au sprint devant Gerald Ciolek et Oscar Freire. Une manière magistrale de sauver un Tour où il remplaçait Tom Boonen dans le rôle de l’homme chargé de conclure chez Quick-Step.

Les images du jour

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AFP

 
 
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