Asaf Sirkis mène la danse

Asaf Sirkis mène la danse

Asaf Sirkis, ce batteur israélien installé à Londres depuis plus de vingt ans, est de nombreuses aventures. Avec Larry Coryell, Norma Winstone, John Abercrombie, Gwilym Simcock, Soft Machine, Andy Sheppard, Natacha Atlas… Chaque fois, il impose sa conscience du rythme et ses inventions percussives. Dans ce disque-ci, c’est lui qui mène la danse. Non seulement avec sa batterie mais aussi avec ses compositions : il a écrit les huit morceaux, et, comme dit l’ancien membre de Soft Machine, le célèbre Robert Wyatt, « ce qui me sidère, ce sont ses compositions éthérées, fascinantes, qui mènent les solistes vers des territoires inexplorés en les guidant et en leur permettant suffisamment de liberté pour développer leurs solos à leur manière. ». Surtout quand les solistes s’appellent Gary Husband aux claviers, Kevin Glasgow à la basse, Sylwia Bialas au chant et Mark Wingfield à la guitare électrique. Cette musique semble parfois provenir d’un autre monde (« Aquila », « Solar Flash ») mais revient soudain à une étrange sérénité à la Satie (les deux « Polish Suite »). Mélange de simplicité, d’improvisations prog rock et jazz, d’énergie électrique, voilà un album qui ne manque ni de subtilité ni de puissance ni de richesse.

Moonjune Records

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